• Pas de produit dans le panier

Archives

NaNoWriMo 2018 : bilan à mi-parcours

Je sais que l’on n’est pas tout à fait rendu au milieu du mois de novembre, mais comme j’ai dépassé la moitié de Remington, j’ai eu envie de faire un petit billet. Si vous suivez mon avancée sur Twitter ou sur Facebook, vous verrez que j’ai atteint les 70 000 mots (et que j’en peux plus). L’objectif premier du NaNo est donc atteint puisqu’il s’agit d’écrire 50 000 mots en un mois.

L’écriture suit son cours, tranquillement. Je ne sais pas si c’est grâce à mon plan très détaillé, ou bien parce que mon histoire se tient pas trop mal. Ou parce que j’y crois, ou parce que j’aime mes personnages et ce qui leur arrive. Ou parce que je m’éclate à mettre en mots des choses qui tournent en boucle dans ma tête depuis un moment (pour rappel, le roman raconte l’histoire d’un écrivain qui n’arrive plus à écrire, et j’y injecte tout un tas de pensées et d’interrogations personnelles sur l’écriture, l’édition, l’art en général) (c’est donc très personnel sans l’être tout à fait). En fait, c’est sans doute grâce à tout ça que j’arrive à tenir le cap sans trop de soucis, et peut-être aussi parce que dernièrement, j’ai non seulement appris des trucs sur ma façon de travailler (Les fantômes de Ker ar Bran a été assez formateur, sans que je l’explique), mais j’ai aussi lâché prise (un peu) et j’essaie d’être à la fois moins perfectionniste et moins pessimiste. Il faut dire que beaucoup de choses y ont contribué ces dernières semaines, sans compter que Remington existe grâce à une grande idée, mais c’est moche parce que je ne peux pas vous en parler. Je sais, c’est très mystérieux.

Bref, j’aligne les mots tous les jours sans trop de difficulté, je n’ai dévié qu’une seule fois de mon plan mais ce n’est pas si grave parce que ça arrive toujours, je range petit à petit dans une enveloppe les post-it collés dans mon cahier, j’arrive à tenir mon journal d’écriture… Tout roule, en somme. Je me suis fixée l’objectif de terminer le weekend prochain ; il s’agira dont de se grouiller les fesses car il me reste quelque chose comme 40 % du roman à écrire (je table sur 100 000 mots mais comme j’ai toujours été une quiche pour évaluer le poids de mes textes, ce sera la surprise). Je voulais aussi vous partager des extraits mais finalement, j’ai eu du mal à en trouver qui ne spoilent pas trop. En fait, j’ai tellement envie de garder le secret sur ce roman jusqu’au dernier moment que c’est compliqué de vous en parler. Mais j’ai tellement hâte !

Vous verrez sur les photos ci-dessus que je suis un peu une timbrée des statistiques : je note TOUT. Tous les jours, je reporte dans mon journal d’écriture le nombre de signes et de mots écrits, ainsi que la durée du temps travaillé de la journée (que j’enregistre grâce à l’appli Timeular, qui m’envoie des stats hebdomadaires). Je ne sais pas à quoi ça me sert mais j’aime bien.

 

Sur ce, j’y retourne. Bon courage à vous si vous poursuivez l’aventure : le milieu du mois n’est pas la période la plus facile, l’enthousiasme retombe, beaucoup abandonnent, mais il faut penser l’écriture d’un roman comme un marathon. La ligne d’arrivée est pour bientôt !

Bilan (10) – octobre

Je prends un petit d’avance pour rédiger le début  dece bilan (on est le 27 au moment où j’écris ces lignes) parce que d’ici quelques jours, c’est le NaNoWriMo. Est-ce que j’ai hâte ? Oui, oui, et oui. Vivement ! (edit : ça y est, j’ai commencé, j’en suis à plus de 11 000 mots) En attendant, que s’est-il passé ce mois-ci ?

Quoi de neuf en octobre ?

Je devais terminer de préparer la publication de Passeurs et de Clairvoyants. C’est chose faite ! Les deux livres sont partis à l’impression chez Lulu, et on peut aussi les précommander dans la boutique. Pour toutes celles & ceux qui commanderont, il y aura donc une semaine à dix jours pour la réception des livres. Il y a aussi une petite promo quand on commande les deux livres ensemble ! Cette promo est disponible jusqu’au 7 novembre et uniquement dans ma boutique, il faudra donc ne pas traîner pour en bénéficier. La boutique, c’est par ici.

Sinon, je voulais écrire quelques textes supplémentaires pour le recueil 600 jours d’apocalypse mais je n’ai pas eu le courage de m’y replonger. Ce sera sans doute pour après le NaNoWriMo, lorsque j’aurai terminé (j’espère) le roman que je compte écrire à cette occasion.

Le mois dernier, j’avais parlé d’un projet un peu barré qui s’est glissé dans mon planning sans crier gare ; il se trouve que j’ai totalement terminé la préparation de ce projet qui répond au nom de code de Remington, et qu’il s’agit donc du roman qui sera écrit pendant le NaNo. J’en parle un peu plus dans ce billet, avec la volonté de ne pas trop en révéler non plus pour que vous ayez la surprise. J’ai vraiment hâte de me lancer ! (edit : je me suis lancée, et c’est cool).

Autrement :

  • j’ai un peu refait la déco sur ce site (aka j’ai ajouté une bannière avec des hortensias et ai changé les couleurs)
  • j’ai écrit une grosse tartine sur ma façon d’élaborer une intrigue et un plan pour un roman
  • Oracles est fini sur Wattpad, vous pouvez donc l’y retrouver en intégralité !
  • j’ai commencé à tenir un Bullet Journal (je vous montrerai la bête un peu plus tard)
  • j’ai adhéré à la Ligue des Auteurs Pro

Le joli Bullet Journal

Et en novembre ?

Bon, je crois que la question ne se pose même pas : en novembre, c’est NaNoWriMo, je vais donc m’y consacrer entièrement (l’objectif ne sera pas d’écrire mes 50 000 mots mais bien de terminer le roman) (qui fera bien plus de 50 000 mots). Il y aura aussi et bien entendu la mise en vente des bouquins comme rapporté plus haut. Je crois que je n’ai jamais eu d’objectif mensuel aussi réduit !

 

Pour finir, voici la photo du Chat (un peu pixellisée) pendant que je passais le balai.

À bientôt !

NaNoWriMo 2018 : ma méthode pour faire mon plan

Le plan fini

C’est bientôt le NaNoWriMo, on est le 26 octobre, et j’ai terminé mon plan ! En partageant la photo du bidule sur Twitter et sur Instagram, j’ai reçu quelques messages dans lesquels on me demandait comment je faisais. C’est vrai qu’en général, on partage souvent des méthodes pour élaborer des intrigues ou pour écrire des synopsis, mais les plans ? Rien. Que dalle.

J’ai mis longtemps avant de trouver ma propre technique. Il a fallu essayer des trucs un peu hasardeux qui convenaient mais pas à 100 %. Je l’utilise vraiment depuis Onirophrénie, et sont aussi concernés Les fantômes de Ker ar Bran, Érèbe version longue et Remington (le roman que j’écrirai pendant le NaNo). Oui, que des trucs que vous n’avez pas lus (les romans plus anciens sont bien plus brouillons et mal foutus).

Bref, je vais vous montrer tout mon boulot de préparation de A à Z.

Quelques petites précisions :

  • Je suis une control freak absolue, une architecte hardcore qui va jusqu’à dessiner les moulures du plafond sur le plan de sa maison, ou le motif de la tapisserie. Les dites tapisseries ne sont pas définitives, elles peuvent changer pendant la rédaction du roman mais en amont, j’ai besoin de tout contrôler de A à Z. C’est comme ça que je fonctionne et je ne peux pas faire autrement (autrement dit, si vous n’avez pas besoin de tout savoir de votre intrigue ou si vous êtes carrément jardinier·e et que vous vous lancez au talent, ce qui suit risque de vous paraître un chouïa psychorigide).
  • La forme de tout ce bazar change selon les romans : parfois je fais ça sur des feuilles volantes, d’autres fois sur un cahier (c’est le cas ici), parfois même je travaille sur ordinateur (sur LibreOffice ou Scrivener). Ça dépend du moment et de l’envie mais le principe reste le même (j’ai tendance à préférer faire la préparation à la main, sur du papier avec des stylos, parce que mon cerveau imprime mieux) (et ça permet de garder des souvenirs).
  • Le taux de réussite n’est pas de 100 % : une fois le premier jet terminé, il manque souvent des infos, des révélations, ou même carrément des points de vue (si je vous dit que dans le premier jet d’Elisabeta, il n’y avait que le point de vue de Saraï, vous me croyez ?). Pas grave, ce n’est que le brouillon.

Bon. Allez. Je vous préviens, ça risque d’être long parce qu’on part du début.

Pré-requis : connaître la méthode du flocon ; avoir une idée de ce qu’on veut écrire.

(suite…)

NaNoWriMo 2018 : Remington !

Allez, je vais faire une petite pause dans mon plan pour vous parler un peu du roman que je vais écrire pendant le NaNoWriMo… ce qui ne va pas être une mince affaire, parce que j’ai décidé de vous en parler le moins possible (et ouais).

Déjà, je n’avais pas prévu de faire le NaNo cette année parce que je n’avais pas de projet tout prêt. Après la fin de Town (d’ailleurs, les livres pourront être commandés bientôt !), je me sentais un peu desséchée et je voulais prendre le temps de préparer quelque chose qui me redonnerait un peu la flamme, qui changerait radicalement d’ambiance aussi. Je tablais donc sur Érèbe, que je dois réécrire entièrement, mais en décembre. Pas pendant le NaNo.

Que nenni ! À l’image des Fantômes de Ker ar Bran (alias le Phare), une idée m’est venue comme ça, sortie de nulle part. La cristallisation de mois entiers de questionnement sur l’écriture, sur mes histoires, sur mes rêves, sur ce qui crispe beaucoup les auteur·ices aussi, avec #PayeTonAuteur et #AuteursEnColere ; il y a eu aussi une petite discussion avec Mathieu Gaborit sur tout ça et le très bien nommé et très très fidèle syndrome de l’imposteur (Jean-Mi, pour les intimes) il y a quelques semaines, et surtout pas mal de réflexions sur le sujet avec ma copine Sophie depuis, euh… longtemps. Un peu comme pour une recette de potion magique de sorcière, j’ai mis les ingrédients dans mon chaudron sans trop savoir ce qui allait en sortir. Et comme pour Ker ar Bran, donc, le résultat m’a un peu explosé à la figure : je dois aller au bout de ce truc, je dois l’écrire. Tant pis pour le planning.

Voilà deux semaines (je crois) que je noircis mon cahier grand format petits carreaux pour délimiter mon nouveau terrain de jeu et faire connaissance avec mes nouveaux personnages, bousillant mon épaule (aïe la tendinite) et épuisant déjà cinq stylos roller. J’arrive au bout, là : les deux synopsis sont bouclés (oui, il y en a deux, il y a une histoire dans l’histoire), je m’occupe actuellement de faire un plan détaillé chapitre par chapitre, et il restera encore quelques bricoles à vérifier avant de me lancer.

J’ai putain de hâte. Et j’ai pas envie en même temps. Les premiers jours de la rédaction d’un roman sont difficiles, c’est très intimidant de commencer une nouvelle histoire et c’est très long de trouver son rythme de croisière. La veille, c’est même terrifiant : et si je n’y arrivais pas ? Et si je ne savais plus comment écrire ? Je déteste ça, mais ça fait partie de mon processus, je dois donc faire avec.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, je vous l’ai dit plus haut, je n’ai pas trop envie de vous en dire plus pour le moment. Sur le site du NaNo, j’ai mis ceci comme résumé : « Quand des fées volent le travail de tisseurs d’encre et de papier, quand le rêve se confond avec la réalité, quand on perd sa lumière, sa flamme, sa source au point de vouloir tout abandonner… » Même le titre final, je n’ai pas envie de vous le donner, alors pour le moment ce sera Remington (les machines à écrire, pas les fusils). Quant à savoir quand vous pourrez le lire… j’ai envie de dire que ça dépendra de plein de trucs (de quand j’aurai terminé, du hasard, de mon humeur, de l’alignement des planètes…). Même ça, je n’ai pas envie de vous en dire plus parce que ça fera partie du jeu. Logiquement, si j’arrive à boucler le premier jet du roman pendant le NaNo (mon objectif ne sera donc pas les 50 000 mots mais bien le roman entier), et si j’arrive à le corriger en décembre, vous en entendrez parler en janvier. Et vous saurez tout à ce moment-là.

Bref. Je posterai peut-être des extraits de temps à autre (si j’en trouve qui n’en révèlent pas trop), ainsi que mon avancée chaque jour sur Twitter, peut-être sur Insta et sur Facebook, ça dépendra. Et sur le site du NaNo, bien entendu ; d’ailleurs, si vous voulez devenir mon buddy, faites vous plaisir, je n’ai toujours pas compris comment ça marchait. Si vous voulez qu’on écrive ensemble aussi, n’hésitez pas (sur Twitter ? Ailleurs ? Je ne fais jamais le NaNo en compagnie d’autres personnes d’habitude).

Je vous laisse avec cette photo de Robert et Shana ParkeHarrison, l’une de mes sources d’inspiration pour Remington. Vivement novembre !

 

« Mourning Cloak », Robert & Shana ParkeHarrison

Montez à bord de l’Oniropostale !

De temps à autre me vient une envie subite de bricoler, en général entre deux romans (comme récemment avec Poppet Murray). Quand ça arrive, il vaut mieux dégager le passage parce que ça déménage.

Si vous suivez mon boulot depuis un moment, vous savez combien j’aime travailler le fil métallique (le fil de cuivre surtout, mais aussi d’alu), et jusqu’ici je n’avais réalisé que des bijoux. Pourtant, ça faisait longtemps que je voulais fabriquer des objets avec du fil ! Bref, ça m’est venu un peu comme ça, et j’ai donc sorti mes bobines, mes pinces et mes inspirations, et voilà le travail. Voici l’Oniropostale !

Cette étrange montgolfière au ballon de papier, construite de travers, apparaît parfois dans les rêves ; elle est conduite à travers les nuages et la nuit par un étrange homme vêtu de noir, et coiffé d’un haut-de-forme… Un St. John, sans aucun doute, qui distribue des rêves te des cauchemars (et vous vous doutez bien que je raconterai son histoire un jour ou l’autre).

D’un point de vue technique, la chose est un peu bancale car conçue à l’arrache, le ballon n’est pas équilibré, la nacelle non plus, mais je l’aime bien comme ça. La structure est faite avec du fil de cuivre émaillé, et le ballon avec du papier crépon. Il est décoré avec des rubans de soie et un joli collier offert par ma sœur il y a un bout de temps (j’aime bien recycler mes bijoux, ça leur donne une nouvelle vie).

Il est possible que je fasse d’autres objets de ce genre, comme des personnages, des décors ou des animaux. Si je dois me reconvertir et changer de boulot, il est plus que probable que je propose ce genre de petites choses à la vente… mais on n’y est pas encore 🙂

J’espère que l’Oniropostale vous plaît !