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Onirography

Auto-édition : le bilan

Voilà un bout de temps que j’ai envie d’écrire un tel billet, mais le manque de temps n’aidant pas, ainsi que la difficulté à mettre mes idées en ordre, je n’ai fait que repousser. C’est maintenant chose faite ! Merci de bien vouloir noter que tout ce que je raconte ici n’est que ma propre opinion. Je ne balance pas de vérité, je parle uniquement de mon expérience et de comment je perçois tout ça.

Chui pas positive

Mon ressenti sur l’expérience de l’auto-édition, que je pratique depuis quelques années maintenant (mon premier livre auto-édité, Le Rêve du Prunellier, est paru en 2013), n’est pas particulièrement positif. J’en viens souvent, même, à me demander si j’ai bien fait de me lancer là-dedans, ou du moins de continuer après le Prunellier : l’orientation de mes histoires et la création du Grand Projet découlent totalement de la décision prise de publier moi-même mon travail. Sans ça, j’aurais sans doute écrit des trucs mais je n’aurais rien relié ensemble, et mes univers auraient été complètement différents. Je ne regrette pas vraiment en ce qui concerne le Grand Projet en lui-même, qui s’assimile à l’œuvre d’une vie et qui me fait voyager avec des personnages que j’aime vraiment ; en revanche, je regrette pour ce qui est de la carrière littéraire dont je rêvais quand j’étais adolescente, puisque je sais à présent que je ne deviendrai jamais une écrivaine reconnue (j’en ai parlé ici, si vous voulez (re) lire).

J’ai réalisé avec le temps qu’il existait beaucoup de carcans autour de la littérature, notamment en France. Le livre est sacralisé au point qu’une œuvre écrite n’a aucune valeur si elle n’a pas été publiée (au sens large), principalement sur papier (le numérique only ne suffit pas), et par une maison d’édition. Le reste peut éventuellement gagner sa validation d’œuvre écrite dans le cas, par exemple, d’un livre auto-édité qui se vendrait à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, qui attirerait l’attention d’un éditeur, ou d’une histoire sur Wattpad qui recevrait plusieurs millions de lectures. Attention, je sais parfaitement faire la différence entre la qualité d’une œuvre et son succès commercial. Ce que je veux dire par ici, c’est que dans le cas d’un livre qui n’a pas été adoubé par un éditeur, la qualité et le succès se mélangent, au point que le second définit souvent le premier. Du moins, le succès donne sa légitimité au livre qui ose exister sans éditeur.

C’est bien là le souci, à mon humble avis. Faisons un parallèle : j’ai fait de l’illustration pendant pas mal d’années, et comme beaucoup d’illustrateur·ices, j’ai montré mes dessins sur un site personnel, sur DeviantART et sur diverses galeries en ligne. Une illustration faite pour le plaisir ne rencontre pas de soucis de légitimité, même si elle n’a pas été commandée par quelqu’un ou publiée ; elle existe en temps qu’illustration, et l’on ne peut retirer sa légitimité à l’artiste qui l’a réalisée (il ou elle est peintre, illustrateur·ice, dessinateur·ice, etc). Par contre, l’écrivain·e qui se contente de partager son texte sur son blog ou sur Wattpad n’est pas véritablement légitime puisqu’il n’y a pas de « vraie » publication derrière. C’est un roman, certes, ou une nouvelle, mais le texte ne revêt pas son statut d’œuvre littéraire, et son auteur·ice n’apparaît pas légitime aux yeux des autres. C’est pour ça que je dis qu’une œuvre écrite se doit d’être au moins publiée, avec un acte marchand derrière car la gratuité ne lui donne pas de légitimité.

Certes, on aura beau dire qu’on s’en fiche de l’avis des autres, que l’on n’a pas à être validé·e par qui que ce soit et que l’on peut parfaitement faire ses bidouilles dans son coin. Mais la société est comme elle est et nous ne pouvons pas la changer aussi vite que nous le voudrions. Et comme je n’avais jamais envisagé d’écrire seulement pour moi, j’ai eu toutes les peines du monde à échapper à cette logique. C’est plus ou moins chose faite maintenant, mais au prix de chialades, de doute, et d’une reprogrammation mentale qui me fait dire que je ne vends plus de livres mais des histoires. Quelque part, je ne me considère plus comme une autrice.

Attention, encore une fois : ici, je ne fais que partager mon ressenti.

Start-up nation

En quelques années, j’ai pu assister à l’évolution de l’auto-édition, de ses auteur·ices, de ses pratiques et de l’image qu’on en a. Et je n’ai pas envie de me la jouer vieille conne mais clairement, c’était mieux avant. À l’époque où j’ai sorti Le Rêve du Prunellier, l’auto-édition était encore considérée comme une curiosité pas bien méchante et il suffisait d’écrire pas trop mal pour sortir du lot et être lu·e. Autant le dire tout net : la plupart de celles & ceux qui ont lu (et chroniqué) Le Rêve du Prunellier sont aussi celles & ceux qui ont refusé de lire de l’auto-édition un ou deux années plus tard.

Avec le temps, les choses ont évolué, et je ne peux pas m’empêcher d’établir un parallèle avec ce qu’est devenu notre société avec le temps : la start-up nation y a mis son grain de sel. L’idée très illusoire que tout le monde a sa chance (non !), et qu’il faut se vendre pour réussir. Alors, se vendre, je veux bien : nous le faisons toutes & tous depuis très longtemps pour montrer aux autres ce que nous faisons, et ça passe par les réseaux sociaux, les sites personnels, etc. Mais aujourd’hui, nous en sommes arrivé·es à un stade où il faut devenir chef·fe d’entreprise, community manager et expert en marketing pour vendre ses bouquins (et pas seulement ses bouquins, ça marche pour tout). Or, si j’avais voulu faire ça, je serais devenue cheffe d’entreprise, community manager ou experte en marketing. Je ne me serais pas aventurée dans ce monde étrange qu’est l’auto-édition, je n’aurais pas écrit moi-même. Mon boulot, c’est d’écrire, ça n’a jamais été que ça. Vous me direz alors que l’auto-édition n’est pas faite pour moi, et je vous rétorquerai qu’il y a quelques années, la situation n’était pas la même et nous n’en étions pas à ce stade.

Entre nous (c’est le temps qui s’enfuit qui s’en fout)

Paradoxalement, monter des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux, faire du branding et accroître sa communauté en ligne ne sert qu’à toucher les gens qui lisent de l’auto-édition, et pas les autres. Soit une poignée de lectrices & lecteurs qui n’ont pas froid aux yeux, des blogueuses & blogueurs qui ne lisent quasiment que ça… et les autres auteur·ices auto-édité·es. Sorti de ce microcosme, il est difficile de se faire connaître car l’on se heurte à la méfiance (parfois légitime) des autres blogueuses & blogueurs, qui ont pour la plupart bien plus de public, ou les bookstagrameuses et les bootubeuses (vous m’excuserez, je mets tout au féminin à partir de maintenant parce que la majorité de ces personnes sont des femmes). Il est aussi difficile d’atteindre les libraires et les médias (journaux, revues, webzines) qui proposeront des critiques littéraires (déjà que ce n’est pas évident de trouver des critiques de livres SFFF, alors de l’auto-édition…), ainsi que les autres auteur·ices, les « vrai·es » cette fois (l’usage du « vrai » en opposition à « l’auto-édité » est parfaitement assumé et totalement sarcastique. Parce que véridique, quelque part).

Pourtant, c’est le soutien des « vrai·es » qui est primordial là-dedans. J’ai envoyé des dizaines de SP un peu partout, dont beaucoup de papier pour certains titres, ce qui m’a coûté cher. Et les chroniques qui en sont sorties n’ont donné aucune vente supplémentaire (bon, allez, peut-être deux ou trois) ; de même, la promo gratuite d’Onirophrénie sur Amazon n’a strictement rien donné puisque le livre a été téléchargé je ne sais combien de fois, et non seulement je n’ai eu aucune vente supplémentaire après, mais il n’y a eu aucun retour (pas de chronique, pas d’avis, même pas un « j’ai lu ton livre » ou un avis sur Amazon). L’argent et le temps dépensés là-dedans ne servent à rien puisque le seul moyen de gagner un peu de visibilité, c’est quand un·e libraire, un·e vrai·e auteur·ice ou une blogueuse qui ne fait pas d’auto-édition parlent des livres en question. De ma propre expérience, le livre qui a eu le plus de succès chez moi, c’est Notre-Dame de la mer, et ce pour une bonne raison : il a été mis en avant par un libraire (coucou Xavier !). Juste un seul, et ça a suffi pour que le livre s’écoule à pas loin d’une centaine d’exemplaires (j’avoue que je n’ai pas tenu les comptes). Aucun de mes autres livres n’a eu la même mise en avant, et les ventes vont d’une quinzaine d’exemplaires papier pour Onirophrénie, et peut-être trente ou quarante pour Elisabeta. Honnêtement, vu le travail et le temps passé, ça ne vaut absolument pas le coup. Ce n’est pas viable si on aborde le truc comme une entreprise, et je ne vois pas pourquoi je devrais continuer, même par amour de l’art et de la littérature. Ne déconnons pas.

C’est pour moi le cœur du problème : la légitimité. Les auto-édité·es restent entre elleux, peut-être par volonté de rester à part, mais aussi parce qu’il existe des murs de verre en plus du fameux plafond. Je suppose que les mauvais comportements de certain·es auto-édité·es n’aident pas, tout comme la qualité relative d’un certain nombre de livres. Mais je suis persuadée que ça ne fait pas tout, parce que peu de gens envisagent qu’un livre puisse exister sans passer par le prisme de l’éditeur. L’on s’est moqué d’Aurélie Filippetti lorsqu’elle a dit « Tous les livres ne sont pas des livres, c’est l’éditeur qui fait la littérature« , mais s’il vous plaît, soyez honnêtes : vous êtes d’accord avec elle. Les livres auto-édités ne sont pas de « vrais » livres. Point barre.

Vous voulez que je vous dise pourquoi je ne fais plus de dédicaces (entre autres raisons) ? Parce que j’ai déjà vu des gens regarder mes bouquins et les reposer ensuite avec un air presque dédaigneux lorsqu’ils réalisent qu’il n’y a pas de maison d’édition derrière. Ils ne cherchent même pas à savoir ce que ça raconte. On ne peut pas plaire à tout le monde, certes, mais je ne supporte plus le mépris.

C’est personnel

Alors après tout ça, vous allez me dire : ouais, mais ce que tu racontes, c’est parce que ça n’a pas marché pour toi. Hey, no shit Sherlock, c’est un bilan perso ! C’est tant mieux si l’expérience est plus satisfaisante chez les autres, je suis heureuse pour elleux. Tout ce qui permet de donner ses lettres de noblesse à la littérature indépendante me plaît (et c’est d’ailleurs pour cette raison que je continue de poster mes histoires sur Wattpad, parce que c’est bien beau de taper sur le site en disant qu’il contient de la merde, mais il restera tel qu’il est si on n’y poste pas des trucs plus qualitatifs, voyez). Après, ça n’a pas marché pour moi, et sans doute pour plusieurs raisons :

  • je n’écris pas des trucs à la mode (ni romance ni érotique, c’est ce qui fonctionne)
  • je préfère consacrer mon temps à écrire qu’à faire du marketing et du branding (dingue, hein)
  • je n’ai jamais eu une grande communauté
  • j’écris sans doute de la merde et je ne mérite pas plus

Tous les métiers ne nous correspondent pas. Par exemple, je n’ai ni patience ni pédagogie et je suis mal à l’aise face à des enfants, alors je ne vais pas décider de devenir prof. Ici, si être écrivain·e consiste à devoir faire du marketing et de la promotion, alors je ne suis pas faite pour ce métier non plus (j’ai toujours pensé qu’être écrivain·e consistait à écrire, c’était peut-être naïf de ma part).

Certes, je suis déçue, je l’ai déjà écrit pas mal de fois sur mon blog. J’ai tenté l’aventure, qui démarrait pas trop mal, mais ça a empiré avec le temps. Je reste avec une sensation d’échec assez cuisante que j’ai encore du mal à faire partir, et ça a conditionné un certain nombre de choses sur mon rapport à l’écriture : j’ai décidé de devenir égoïste, de ne plus me prendre la tête sur mon travail, de ne plus prendre en compte les avis des lecteur·ices non plus. Possible même qu’un jour, je décide de ne plus publier les histoires du Grand Projet.

C’est pour toutes ces raisons que je ne me considère plus vraiment comme une autrice. Parce que je ne fais partie de rien, parce que l’on ne me considère pas comme telle. Je ne peux pas me considérer comme écrivaine si l’on ne lit pas mes livres. J’ai donc décidé, par un biais mental, une sorte de hack, de ne plus accorder autant d’importance à ça, d’aborder mes histoires et mes livres comme je le fais pour mes bijoux, comme des objets artisanaux fabriqués avec le cœur. Je considère que je n’ai plus rien à prouver avec mes histoires (enfin, celles que j’auto-édite, parce que les autres, c’est une autre crèmerie) et je ne cherche plus l’approbation de qui que ce soit. Je n’ai jamais cherché l’approbation et la validation des autres quand j’ai fabriqué et vendu mes bijoux, alors pourquoi je devrais le faire avec mes livres ? Je vais donc continuer de faire mes trucs dans mon coin sans penser à tout ça (et ça marche, puisque depuis que je l’ai décidé, les périodes de doute se font plus rares), et partager mes histoires avec celles & ceux qui les aiment. C’est-à-dire en les publiant sur papier mais sans prise de tête (pas de précommande, pas de lancement officiel, pas de SP à envoyer, pas de chroniques à aller chercher) et en les proposant sur Wattpad. Quelque part, il n’y a que là-bas que j’ai l’impression qu’on les apprécie pour ce qu’elles sont. Il y a toujours ces quelques projets que je destine à l’édition classique mais rien qui ne soit sûr à 100 %, parce que rien n’est sûr à 100 % là-dedans (c’est un autre sujet, et j’en parlerai peut-être plus tard).

Pour finir, je laisse de côté volontairement tout ce qui est en rapport avec la qualité des textes, ce qui reste subjectif. Vous savez, si vous me lisez, que je mets beaucoup de soin à la fabrication de mes livres (couvertures, impression, mise en page), ainsi qu’à la correction. Pour le reste, la qualité de mes histoires ou de ma plume, ça ne me regarde plus. Le manque de ventes, de visibilité et de considération a fini par me faire croire que j’étais mauvaise (je le suis peut-être pour de vrai !) et je ne veux plus me prendre la tête avec ça. En fin de compte, le talent (ou son absence) n’a plus aucune importance aujourd’hui.

 

Bref, voilà pour le bilan ! Un peu amer, certes, mais le livre est un milieu très paradoxal et pas facile à appréhender. On sacralise la littérature, mais on refuse de l’envisager en dehors du prisme de l’édition tout en portant aux nues l’art, la diversité et l’imagination ; on réclame de la culture pour toutes & tous mais on reste sélectif à mort. Moi, ça fait longtemps que j’ai oublié l’idée de comprendre comment ça marchait :)

N’hésitez pas si vous avez des remarques ou des questions. La discussion reste ouverte :) *

(jusqu’à un certain point. À la moindre prise de bec, je ferme les commentaires)

Poppet Murray

J’ai toujours eu du mal à répondre à la question « quel est ton livre préféré ? » parce que je pensais que choisir un seul livre, parmi les centaines — les milliers ? — que j’ai lus, était impossible. Il y en a peut-être une quinzaine que j’aime vraiment et vers lesquels je retourne toujours, mais en choisir un… Pas possible. Pourtant, quand j’y réfléchis bien, il n’y en a qu’un seul dont je collectionne les différentes éditions (en français et en anglais), au point de m’être payée un jour une édition très limitée et signée qui m’a coûtée… hum, tout ça, et que j’ai tout le temps envie de relire, et dont j’attends l’adaptation (apparemment abandonnée) au cinéma comme le messie, et qui m’inspire comme aucun autre livre. Je pense qu’on peut dire que c’est mon livre favori, alors, non ? Ce livre, c’est Le Cirque des rêves d’Erin Morgenstern.

Je voulais depuis longtemps faire quelque chose avec cet univers, et ce quelque chose a pris la forme d’une poupée : une custo de Monster High comme j’aime en faire, représentant le personnage de Penelope Aislin ‘Poppet’ Murray.

 

 

La poupée à la base est une Frankie Stein de seconde main achetée sur Ebay, dont j’ai retiré les cheveux et le maquillage pour tout reprendre à zéro. Contrairement à ma précédente custo (Layelis), je n’ai pas réimplanté les cheveux à l’aiguille parce que je ne m’en sentais pas DU TOUT le courage (il faut de la patience pour faire ça pendant 15 ou 20 h) ; les cheveux ont donc été collés mèche par mèche sur le crâne, ce qui fut un enfer parce que la colle ne tient pas bien. Sinon, comme d’habitude, le maquillage laisse à désirer, mais pour une fois le MSC (le vernis à base de résine que l’on met par-dessus pour protéger) n’a pas foiré donc c’est déjà suffisamment notable pour le signaler. Les vêtements ont été faits autour d’une tenue que j’avais achetée sur Etsy, que j’ai coupée et agrémentée avec des chutes de tissu ; les chaussures étaient bleues et ont été repeintes en blanc, et les fleurs dans les cheveux sont faites en Fimo. Pour finir, la ceinture n’est là que pour les photos puisqu’il s’agit d’un bracelet en argent de la marque Soul Peaces, que je compte bien remettre à mon poignet.

Il y a un fil sur Twitter qui montre les diverses étapes, c’est ici.

 

Place aux photos !

J’espère qu’elle vous plaira ! :)

 

Pour voir les autres poupées, c’est sur cette page.

Quoi de neuf, Docteur ? (8) – Août

Oh, je suis en retard.

(cette phrase résume ma vie ces dernières semaines. Je suis en retard pour TOUT).

J’ai beaucoup trop chargé la mule en terme de boulot ces derniers temps, et je dois même prendre des journées entières pour gérer la correspondance en retard, l’administratif et les petits trucs triviaux de la vraie vie. Quelle misère, alors que c’est bien plus passionnant de trucider des anges ou exorciser des maisons hantées. Mais au moins, l’été est terminé, c’est la rentrée, je suis contente (je fais partie de ces gens qui n’aiment ni l’été ni les grandes vacances), j’ai hâte du retour du froid et de la pluie. Oui, tapez-moi si vous voulez. Bref, quoi qu’il s’est passé en août ?

Quoi de neuf en août ?

L’objectif premier du mois d’août était de terminer les corrections du roman Les fantômes de Ker ar Bran, ce qui est à présent chose faite (je dois quand même modifier deux ou trois trucs dans le texte, mais ça s’apparente à ajouter une phrase et remplacer un mot, donc ça devrait aller). Il s’est envolé vers qui de droit (j’ai d’ailleurs eu un avis, qui se résume à ‘Bordel de bite à couilles !‘, donc je suppose que ça a plu), et attendant, je dois m’empêcher de ronger mes ongles. Bref, l’affaire suit son cours.

Quelques extraits (avec des fautes)

 

L’autre chantier important était de démarrer les corrections de Clairvoyants, la fin de la série Town. Ici, le boulot s’est avéré un peu plus compliqué car j’avais du mal à aimer ce roman au début ; il a été réécrit plusieurs fois, a changé de trajectoire, et je rechignais toujours à m’y mettre. Les corrections n’ont pas fait exception puisque je n’arrêtais pas de repousser le moment où j’allais les entamer, me trouvant toujours des excuses (‘oh, j’ai ça à faire avant, je commencerai demain‘). Finalement, la première moitié s’est passée comme sur des roulettes malgré les quelques modifications et taillages dans le vif qui m’effrayaient, je n’en reviens pas.

À ce propos, j’ai décidé de couper en deux ce roman, car en l’état, je le trouve trop gros. Il y aura donc un tome 3 intitulé Passeurs, et un tome 4 intitulé Clairvoyants ce qui est, somme toute, ce qui était prévu dès le départ. Ces deux romans sortiront en même temps car il s’agit d’un livre coupé en deux, un peu comme la fin de Harry Potter (paye ta comparaison).

Extraits & images

 

Et sinon, j’ai commencé à travailler sur 600 jours d’apocalypse, un petit recueil bonus avec des nouvelles évoquant ce que fabriquent certains personnages de Town. Je n’ai pas poursuivi parce que je voulais bosser sur Passeurs & Clairvoyants, mais les bases sont là. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à (re)lire le billet que j’ai écrit à propos de Town et des publications à venir.

Sinon, j’ai fêté la première année de publication d’Elisabeta, été nominée aux Wattys2018 avec Il neige sur Érèbe, commencé à publier Oracles sur Wattpad, décidé de me faire une sorte de bullet journal, fêté nos 10 ans avec mon chéri, parlé de ce que mes livres allaient devenir, décidé de fermer ma page Facebook

Et en septembre ?

Septembre est déjà pas mal entamé, et les nouveaux chantiers aussi : je dois absolument terminer la correction de Clairvoyants avant la fin du mois, ainsi que celle de 600 jours d’apocalypse. Il n’y aura sans doute rien d’autre puisque je tiens vraiment à aller vite, afin d’envoyer les romans à mes copines relectrices de chic et de choc, et pour pouvoir me consacrer ensuite à la maquette des bouquins en octobre. Si tout va bien, tout paraîtra fin octobre ou début novembre. Accrochez-vous, d’ailleurs : ça veut dire qu’il y aura deux romans et un recueil de nouvelles rien que pour vous !

 

Pour finir, le Chat du mois

Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ?

 

Je n’ai pas grand-chose à dire ce mois-ci, pour la simple et bonne raison que j’ai beaucoup de boulot. Donc rendez-vous bientôt pour les prochaines news, avec très vite, un bilan perso de mon expérience de l’auto-édition (spoiler : c’est mitigé).

La fin de Town & les prochaines parutions

Bon, je me suis dit que ce serait pas trop mal d’écrire un billet récapitulatif pour les prochaines parutions, à savoir celles qui vont venir avant la fin de l’année. Car mon planning est très chargé ! Pour rappel, je termine actuellement ma série pré-pendant-post apo Town, qui comportera à l’arrivée 4,5 tomes. Si, si. Laissez-moi vous expliquer.

Tueurs d’anges, le tome 1, racontait ce qui se passe pendant l’Apocalypse. Oracles, le tome 2, ce qui se passe avant. Très logiquement, le tome 3, Clairvoyants, devait raconter ce qui se passe après.

Oh qu’ils sont beaux

 

Mais il a fallu que je coupe Clairvoyants en deux car il était trop gros. À l’arrivée nous avons donc Passeurs (le tome 3) et Clairvoyants (le tome 4), ce qui est en fin de compte ce que j’avais prévu quand j’ai lancé la série. À noter que les tomes 3 et 4 sortiront au même moment, fin octobre ou début novembre. Et ça ne s’arrête pas là, car j’ai aussi prévu quelques nouvelles pour accompagner les romans.

En premier lieu, il y aura 600 jours d’apocalypse, estampillé Town tome 2,5 : il s’agit d’un recueil de textes courts qui racontera ce que fabriquent certains personnages pendant l’Apocalypse (Élias, Oxyde, Ana, Chester & Isobel, Saraï, Fañch, Lili et Manakel). Il faudra avoir lu Tueurs d’anges et Oracles pour le lire, ainsi qu’Elisabeta (pour le texte concernant Saraï) et Onirophrénie (pour les textes concernant Fañch et Lili) (tout sera précisé dedans). Les textes de ce recueil sont tous indépendants et ne se suivent pas ; on peut aussi le lire quand on veut, c’est-à-dire soit avant d’aborder Passeurs, soit après avoir terminé la série.

Ensuite, il y aura un ou deux textes courts qui se dérouleront après Clairvoyants. Il faudra donc avoir tout lu pour aborder ceux-ci.

Des cadeaux pour les lectrices & les lecteurs

Ces textes sont des cadeaux pour les lectrices & les lecteurs de mes livres : ils développent des passages de l’histoire de Town, forment des ponts entre mes univers. Vous n’êtes pas obligé·es de les lire car les romans se suffisent à eux-mêmes, mais vous pourriez aussi avoir envie de découvrir ce qui se passent pour certains personnages (et avoir des indices pour la suite du Grand Projet).

Tous ces textes seront à la fois gratuits et disponibles en dématérialisé : vous pourrez les télécharger sur mon site (au format pdf, epub et mobi), et 600 jours d’apocalypse sera disponible sur Wattpad sitôt la publication d’Oracles terminée. Il est possible que je le publie au format papier plus tard, pour 2019.

Pour résumer

On a :

  • Tueurs d’anges (papier & Wattpad)
  • Oracles (papier & Wattpad)
  • 600 jours d’apocalypse (gratuit & Wattpad)
  • Passeurs (papier)
  • Clairvoyants (papier)
  • textes courts (gratuits)

600 jours d’apocalypse, Passeurs, Clairvoyants et les textes courts seront normalement disponibles en même temps, fin octobre ou début novembre, donc.

J’espère que mes explications sont claires. Je compte insérer toutes ces infos dans les livres en question de toute façon. En attendant la parution de ces livres, restez dans le coin : la couverture de Clairvoyants risque de bien vite arriver !

La couverture de Passeurs !

Je suis très en retard quant à mes billets sur le blog (ouiiiii, j’écris en ce moment même mon bilan du mois d’août, ça va viendre), mais c’est pour une bonne raison : je bosse à fond les ballons sur la fin de la série Town. Il y aura au final deux tomes, car le roman est assez gros et je préfère le couper en deux : le tome 3 s’intitulera Passeurs, et le tome 4 Clairvoyants (ce qui est, en fin de compte, ce que j’avais prévu dès le départ). Les deux livres sortiront normalement simultanément, accompagnés d’un recueil de nouvelles bonus. Je vous en parlerai dans le bilan précédemment mentionné !

En attendant, qui dit nouveaux romans dit couvertures. Encore une fois, mon chéri a fait des merveilles, regardez plutôt :

Couverture par Xavier Collette

Nous allons commencer à nous attaquer à la dernière couverture très vite, donc restez dans le coin pour plus d’infos. Ce sera l’occasion pour moi d’écrire un billet qui résumera tout ça.

J’espère que cette nouvelle couverture vous plaît !