En cours

En octobre

Voilà un bout de temps que je veux reprendre mes bilans mensuels, arrêtés en fin d’année dernière. J’espérais à l’époque proposer quelque chose de moins formel, plus sur le ton du journal de bord un rien fantaisiste, mais force est de croire que ça n’a pas fonctionné. De plus, je… Lire la suite »En octobre

Comme une braise sous la cendre

(l’Amicale des Fans d’Anastasia vous dit bonjour)

On aurait pu intituler cet article « J’ai le seum« . En vrai, je ne suis pas très à l’aise à l’idée de déverser une nouvelle fois ma négativité sur ce blog, tout comme je ne sais pas non plus comment tourner ces mots afin de les rendre un peu plus lumineux… Chose impossible, sans doute, alors que le bilan n’est pas positif. Ça fait des semaines que j’y pense. Il est temps de prendre le temps d’exprimer tout ça.

De l’art de publier soi-même… ou pas

Il y a que je ne veux plus publier moi-même mes livres. En septembre 2018, j’avais rédigé un bilan de mon expérience de l’auto-édition, et aujourd’hui je n’en changerai pas la moindre virgule : rien n’a changé depuis, ni les ventes, ni la réputation de l’auto-édition, ni le peu de reconnaissance. Au contraire, la publication du Phare au Corbeau n’a fait que souligner ce que je savais déjà. J’aurai beau m’acharner, le résultat restera le même.

Alors, certes, j’ai fait peu d’efforts ces derniers mois pour promouvoir mon travail (comprendre que je n’ai pas partagé quotidiennement de rappels que j’écris des livres et qu’on peut les acheter sur Amazon). Il faut dire qu’à un moment, crier dans le vide fatigue un peu, en particulier au sein de ces réseaux sociaux à la visibilité daubée. J’ai donc choisi de me concentrer sur mon travail, d’écrire le mieux possible et avec sincérité, de parfaire mes textes, de proposer des livres bien fabriqués, en me disant que ce travail paiera à un moment ou à un autre. Oh, il a payé : la publication du Phare au Corbeau aux éditions Critic l’a prouvé. Mais ce n’était pas réellement mon objectif, plutôt un moyen pour tenter de gagner ma vie avec mes histoires. Ça n’a pas eu l’effet escompté car il y a bien un mur infranchissable entre l’édition classique et l’auto-édition.

En vivre, donc. Il paraît que c’est possible, en France. Mais je n’ai pas envie de compléter mes revenus en faisant des conférences, des tables rondes, des traductions, des scénarios, des masterclass, en apprenant aux autres comment écrire… Je voulais gagner ma vie en publiant mes histoires, c’est tout. Et ça n’est pas possible. En tout cas, je n’ai pas réussi. Et à force de m’acharner, de m’accrocher en me disant « allez, l’année prochaine sera la bonne », j’ai fini par perdre tout le plaisir que j’avais à partager mes histoires.

Aujourd’hui, alors que je rentre d’une semaine de vacances loin de tout et que je me pose en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire, je réalise que c’est ni plus ni moins que mon envie d’écrire qui est en danger.

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