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Town

« Le 18 janvier 2016, la lumière engloutit le monde. Elle détruit les villes et les forêts, elle anéantit la population mondiale et ne laisse derrière elle que des ruines, des routes qui serpentent à l’infini dans la poussière, et une poignée de survivants hagards. Cette Apocalypse a été voulue par les anges. Dans ce but, ils sont descendus sur Terre afin de mettre un terme à l’humanité, utilisant sans vergogne les armes de guerre créées par les Hommes pour les massacrer. Dans le chaos et la cendre, la fin du monde durera 600 jours. En septembre 2017, le monde s’éteindra pour de bon. Mais quelque part dans les décombres, une étrange ville a grandi, surgie du néant, nourrie par la volonté et l’envie de vivre des survivants : Town. »   TOWN est un ‘cycle’ fantastique, ésotérique et post-apocalyptique regroupant plusieurs romans et des nouvelles En savoir plus  

La genèse de Tueurs d’anges

Dans mon dernier article, je proposais de parler un peu plus longuement de mes bafouilles mais sans trop savoir quoi dire. L’on m’a alors suggéré de parler des thèmes que j’aborde et de l’historique de certains personnages. Du coup, j’ai décidé de faire les deux en même temps et de vous parler, par ce biais, de Tueurs d’anges un peu plus en détail.

Pour rappel  : TOWN est le nom de la quadrilogie post-apo et fantastique que je publierai en 2018, dont les trois titres sont  : Tueurs d’anges, Oracles et  Passeurs.

C’est parti pour un petit voyage dans le temps…

Au commencement, il y a…

2001, MC Solaar, grand poète de mon cœur, sort Solaar pleure et c’est un peu une révélation. J’ai passé mon enfance à kiffer Bouge de là et Caroline et cette espèce de tournant mystique dans Solaar pleure m’a beaucoup plu. Aujourd’hui encore, je connais la chanson par cœur (héhé, ouais) et j’aime toujours autant le clip.

En même temps, je suis avec assiduité la parution du manga Angel Sanctuary de Kaori Yuki, l’une de mes séries préférées. J’ai énormément d’admiration pour Yuki et pour cette énorme fresque angélique qui m’a appris non seulement à affiner mon trait (c’était l’époque où j’apprenais à dessiner, je le faisais avec des mangas), mais qui m’a aussi donné une leçon sur la création d’une histoire  : tu fais ce que tu veux. Tu veux traiter des anges et des démons, et faire intervenir Dieu  ? Fais-le. Tu veux changer le genre, l’apparence et l’incarnation de tes personnages  ? Fais-le. Possiblement ma Première Règle, à suivre à toutes les étapes de l’écriture  : just do it.

En même temps, j’étais en classe de première et dans mon lycée, nous avions un cours d’initiation à la philo. Deux heures par semaine avec un prof horrible qui traînait une réputation d’obsédé et qui nous parlait d’amour (c’était le thème). Le livre de référence de cette année-là, c’était Le Banquet de Platon. En fait, j’adorais ces deux heures parce que je passais mon temps à discuter avec les copains mais aussi parce que le livre traitait, via le discours d’Aristophane, de la créature androgyne, celle que Zeus a séparé en deux et qui passent leur vie à chercher de se retrouver. La même chose qu’Adam et Lilith… À l’époque, Lilith, c’était comme ça qu’on m’appelait (ouais, le nom du Chat qui avait peur des ombres ne vient pas de nulle part). Je m’étais donc passionnée pour Le Banquet pour cette raison. Pourtant, avec le temps, c’est bien la figure de l’androgyne séparé en deux qui est restée dans mes histoires  ; la gémellité, les âmes sœurs séparées qui ne se retrouvent jamais… Le thème de Fêlures, et sans doute le thème de l’intégralité de mes histoires (qui sont toutes reliées, je le rappelle).

Bref, vous secouez tout ça, et vous avez un début d’histoire.

Anciennes versions écrites dans des cahiers & dossiers regroupant d’autres versions, ainsi que des notes et des chronologies + Le Banquet

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