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Town

Précommande de 600 jours d’apocalypse !

Comme dit le titre, c’est le moment d’ouvrir la précommande pour 600 jours d’apocalypse !

Le livre

Pour rappel, 600 jours d’apocalypse est un recueil de nouvelles qui complètent la série TOWN : on n’est pas obligé·e de le lire, mais il complète pas mal certains événements et prolonge un peu le voyage pendant mon apocalypse angélique. Chaque texte se concentre sur un ou plusieurs personnages de la série, comme Oxyde ou Ana, pendant que ces derniers vivent la fin du monde de leur côté.

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Résumé :

Les anges ont parlé, et le Ciel s’est ouvert.
La Terre n’a pas résisté à la terrible lumière qui a traversé les nuages ; l’Apocalypse a tout dévasté sur son passage, réduisant en cendre les villes et les êtres vivants.
Les survivants, eux, doivent se frayer un chemin dans les ruines et la poussière, entre les balles des anges et les hordes de fantômes qui ne parviennent plus à quitter notre monde. L’espoir chevillé au corps mais conscients de la fin qui vient, ils avancent à marche forcée à la recherche d’un abri ou d’un miracle qu’ils ne trouveront jamais.
Car il ne reste plus que six cents jours, et pas un de plus. Six cents jours avant la fin du monde, la destruction de la réalité, le bout de la route.

600 jours d’apocalypse est un recueil de récits qui complètent les romans de la série TOWN. Le livre comprend le court roman inédit intitulé Mille chutes.

Les nouvelles de ce recueil sont présentes dans ce blog, ainsi que sur Wattpad et sous la forme d’un ebook gratuit à télécharger, ceci car j’ai voulu que ce soit un cadeau pour les lectrices & lecteurs de TOWN (ce qui signifie qu’il faut avoir lu la série avant de lire 600 jours d’apocalypse, sans quoi on ne comprendra pas grand-chose).

Ceci étant dit, le recueil comprend également un court roman (ou une longue novella, au choix) intitulé Mille chutes, qui se concentre sur la vie de mon Lucifer. Ce texte restera exclusif à l’édition papier et ne sera pas publié sur Internet !

La fiche du livre Lire sur WattpadTélécharger l’ebook

La précommande

Le livre peut être précommandé sur ma boutique dès maintenant. Il fait 294 pages et coûte 19 €, et vous pouvez demander une dédicace si vous le souhaitez. La livraison est prévue pour le 1er mai 2019. Pour l’heure, j’attends l’exemplaire qui me servira comme toujours à calibrer les couleurs de la couverture (dont la maquette ressemble un peu à celle d’Onirophrénie, ce qui n’est pas un hasard puisque Onirophrénie est une sorte de hors série de TOWN, comme 600 jours d’apocalypse), et dès que tout est OK, je lancerai l’impression des livres. Je partagerai l’avancée de la chose et des photos sur les réseaux sociaux, comme toujours !

 

N’hésitez pas à partager également si vous souhaitez me soutenir 🙂

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Abra

En savoir plus : Les bijoux de l’Onirographe

 

— Abuelita, on va continuer longtemps comme ça ?
Diego soupire de lassitude. Perché sur son cheval depuis des heures, il peine à suivre la cadence imposée par Abra, sa grand-mère, qui s’obstine à regarder devant elle comme si elle ne l’avait pas entendu, assise à l’avant d’une calèche. Enfin, « regarder »… c’est vite dit. La vieille gitane ne voit plus rien depuis bien longtemps. Après quelques secondes de silence buté, elle hausse les épaules.
Le convoi s’étire sur la route poussiéreuse. Constitué de caravanes fatiguées – la plupart sont tirées par des chevaux, seules deux d’entre elles avancent grâce à leur moteur. Mais pour combien de temps ? –, de trois roulottes en bois et de plusieurs carrioles, le groupe a parcouru une cinquantaine de kilomètres à la vitesse d’un escargot et peine à comprendre pourquoi la vieille Abra s’entête à prendre ce chemin. D’ordinaire, on évite cette route qui mène à Paris : située en dehors des zones protégées, vulnérables, ceux qui l’empruntent sont la cible des pillards. La majeure partie du temps, les gitans ne sont pas attaqués en raison de leur neutralité, mais Diego refuse de parier sur sa prétendue immunité. Depuis l’Apocalypse qui leur est tombée dessus sans crier gare des années plus tôt, il ne veut plus compter que sur lui-même et sa famille.
— Nous ne sommes plus très loin, maintenant, avertit Abra.
La vieille femme, cheffe du cortège, s’est réveillée ce matin avec une étrange conviction : ils devront venir en aide à quelqu’un. Si d’ordinaire elle ne voit que des esprits errants, il lui arrive parfois d’être traversée par des fulgurances, des certitudes, des intuitions auxquelles elle ne peut se soustraire. Il leur fallait emprunter cette route vers Paris, voilà tout. Et le convoi, composé de gitans et des survivants à l’Apocalypse, n’a pas eu d’autre choix que de la suivre.
Abra tire sur sa pipe avec nervosité, dans un mouvement faisant cliqueter ses bracelets et ses boucles d’oreilles en perles vertes. Au loin, la silhouette étrange et effrayante de la capitale, réduite à quelques arrondissements entourés d’un énorme mur d’enceinte, se découpe au milieu de champs desséchés ; vision cauchemardesque du fief de l’ennemi. Un véritable trou à rats où se sont réfugiés les pillards et les tarés en tout genre, en particulier ceux qui ont assisté les anges lors de leur tentative d’annihiler l’humanité. En général, on évite la région comme la peste.
Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a quelqu’un à sauver. Et le convoi ne peut se soustraire à sa mission, puisqu’il s’agit là de sa raison d’être : venir en aide à tous ceux qui en ont besoin sur la route.
Soudain, Abra se redresse sur sa calèche, et adresse un signe à celui qui conduit le cheval qui les tracte ; ce dernier ralentit.
— C’est ici… murmure-t-elle.
Elle tend l’oreille, cherche des yeux – ses yeux morts ne lui permettent pas de voir, mais sa double vue, elle, lui accorde un autre sens. Diego aussi cherche autour de lui.
Le paysage ressemble à celui qu’il arpente chaque jour : une route au goudron cabossé sinuant entre les terres, couverte de cendre, où apparaissent parfois les ruines d’une maison ou la carcasse d’une voiture. Tout est tranquille depuis que les anges sont partis, mais le calme reste trompeur.
C’est Diego qui la repère en premier ; une silhouette solitaire court vers eux sur le bitume, surgie de nulle part. Une jeune femme aux longs cheveux noirs, vêtue de sombre, tout à fait déplacée dans le décor. Un esprit.
Il peut la voir parce que lui aussi possède la double vue, héritée de sa grand-mère.
— S’il vous plaît, aidez-moi ! s’exclame la jeune femme fantomatique. Mon ami a besoin d’aide…
Le convoi se remet en branle sous l’ordre d’Abra, un ordre que personne ne discute. Diego et deux de ses compagnons s’élancent avec leurs chevaux afin de suivre au plus près l’esprit de la jeune femme, qui apparaît et disparaît par intermittence, les guide sans un regard pour eux.
Une demi-heure plus tard, alors qu’ils se sont dangereusement approchés de Paris, ils le voit. Un homme étendu sur la route, seul, blessé, épuisé. Lorsque le convoi s’immobilise près de lui, Diego et les autres le hissent dans une roulotte afin de lui permettre de récupérer. Sans le présage d’Abra, il serait mort là, abandonné et loin de tout.

 

Au bout de la route, encore une nouvelle pour 600 jour d’apocalypse !

Le recueil 600 jours d’apocalypse se complète petit à petit, avec cette fois une nouvelle dans laquelle on retrouve Chester et une invitée ! J’aime beaucoup ce texte qui m’est venu tout seul, et j’aimerais beaucoup poursuivre ce petit dialogue entre ces deux personnages, mais… (selon mes plans, cela ne se peut) (je ne dis rien pour ne pas spoiler la suite).

Bref, comme d’habitude, voici les informations et avertissements d’usage :

  • Le recueil 600 jours d’apocalypse est un cadeau offert aux lectrices & lecteurs de la série TOWN. De ce fait…
  • …pour lire cette nouvelle, il faudra avoir au moins lu Tueurs d’anges et/ou Onirophrénie, le mieux étant d’avoir lu les deux. Ce qui veut dire que si vous n’avez lu que Tueurs d’anges, il y aura des spoilers d’Onirophrénie, et si vous n’avez lu qu’Onirophrénie, il y aura des spoilers de Tueurs d’anges.
  • Vous pouvez la lire ici même, sur mon blog, ou bien sur Wattpad (n’oubliez pas d’ajouter votre petite étoile !).
  • Vous pouvez aussi la lire dans l’ebook disponible ici. Comme d’habitude, l’ebook gratuit a été mis à jour, vous devez donc le télécharger de nouveau si vous l’avez déjà (format .epub, .mobi et .pdf disponibles).

 

En ce moment, je suis en train de rédiger une novella qui figurera au sommaire de ce recueil : il s’agit de Mille chutes, qui se concentre sur la longue histoire de Lucifer. Cette novella ne sera pas disponible sur Internet : vous pourrez la lire dans l’édition papier que je vais faire de ce recueil, publiée au plus tard fin avril. Il y aura sans doute quelques très courts textes dedans également. Je vous en reparlerai d’ici là !

 

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En attendant, une bonne lecture à vous, et n’hésitez pas à partager et à me donner votre avis !

 

Fragmenta

En savoir plus : Les bijoux de l’Onirographe

 

23 h 30. Elle est en retard.
Après un soupir, la jeune fille termine d’installer son barda sur la scène, non loin du bar ; il ne lui reste plus qu’à brancher la platine et le tour est joué. Tout autour d’elle, les employés de la boîte s’activent telles des fourmis, au pas de course et sans un mot, tandis que dehors, une certaine clameur s’élève de la rue.
Voilà le moment que Gabrielle déteste le plus : l’excitation montante de ceux qui viennent la voir jouer, tandis qu’ils patientent dans l’attente du début du spectacle. Sa renommée grandissante n’aide pas à calmer son angoisse – bien plus que du trac, à ce stade – et elle se demande souvent pourquoi elle persiste à donner des sets dans les établissements de ce genre. La clientèle n’est pas celle devant qui elle joue d’ordinaire. Il faut dire que la Boîte Noire, cet établissement chic et select de Paris, est à mille lieues des festivals de musique electro dans lesquels elle se produit. Mais trop tard pour reculer : les portes sont ouvertes, et un flot de gens bien habillés s’engouffre dans la fosse comme un tsunami.
Tant pis, songe-t-elle en haussant les épaules. C’est Côme Bourgeois, le propriétaire, qui tenait absolument à ce qu’elle donne une représentation, la relançant régulièrement jusqu’à ce qu’elle cède. En même temps, le joli cachet qu’elle recevait en échange n’a pas mis longtemps à la décider, et puis la directrice de la boîte lui a paru sympa quand elle l’a rencontrée. Une belle jeune femme aux longs cheveux noirs et au sourire bienveillant, une sorcière, comme elle…
Je manipule la chance, lui a-t-elle dit avec un air de défi. Et toi ?
La DJ a haussé un sourcil et lui a répondu : tu verras bien.
Pourtant, maintenant, alors qu’elle s’apprête à jouer devant un parterre de jeunes gens friqués et impatients, Gabrielle se demande pourquoi elle a accepté. Elle préfère l’ambiance feutrée du club où elle a ses habitudes, ses potes musiciens, ses fans… pas la fine fleur de la jet set parisienne.
— Ça va ? l’interpelle une voix très grave derrière, la sortant de ses pensées.
Elle se retourne et tombe sur son ami Oxyde, qui travaille ici comme chargé de sécurité. C’est d’ailleurs lui qui l’a convaincue de tenter l’aventure… Le type, un grand Noir aux longues dreadlocks et aux mains couvertes de tatouages, lui adresse un sourire.
— Pas sûre d’avoir bien fait de t’écouter, lui répond-elle. Au moins, je n’aurai pas à me préoccuper du loyer pour les six prochains mois, avec le chèque que je vais recevoir, mais quand même…
— Ça se passera bien, tu verras.
Gabrielle achève de préparer son matériel tandis qu’Oxyde garde le silence, observant la foule s’agglutiner devant la scène. Ou plutôt, observant le patron, Côme, boire un verre au bar, engoncé dans son costume à cinq chiffres. Il y a dans le regard de son ami comme une étincelle de rancœur.
— Et si tu lui jouais un petit tour ? suggère-t-il soudain. Lui montrer qu’ici, les sorciers ne sont pas à sa botte et qu’il finira par regretter de trop tirer sur la corde ?
— Oh, on a un compte à régler avec le Bourgeois ?
— Exactement. Tu manipules les émotions, n’est-ce pas ?
Gabrielle acquiesce, songeant au défi lancé par la directrice, qu’elle aperçoit près du bar. Ils se sont tous donné le mot, on dirait…
— Je vais lui faire une démonstration, lui assure-t-elle alors. Tu ne seras pas déçu du voyage.
Oxyde sourit – sourire plus carnassier cette fois, et ravi d’avance – puis s’éloigne afin de retourner à son poste. En fin de compte, la soirée ne manquera pas de sel.
À minuit pile, Gabrielle commence son set avec l’envie de s’amuser un peu. La lumière s’abaisse, les enceintes craquent un instant, puis un lent tempo démarre, sourd, résonnant dans les os, coupant net les discussions des clients qui se tournent vers la scène. Derrière la DJ, un écran géant s’allume pour afficher les lettres déstructurées de son pseudonyme.
Fragmenta.
Comme son pouvoir, dont elle use dans le but de fragmenter les émotions des autres, les analyser, les gouverner. Sa magie, cette nuit, passera dans la musique, traversera ses mains pour s’engouffrer dans sa platine, rejoindre les signaux électriques et s’évaporer dans la fosse sous forme de sons. Gabrielle fera ce qu’elle veut de son public ; elle s’amusera avec lui comme avec une marionnette. Peut-être que cela coupera au propriétaire des lieux l’envie de jouer au petit chef avec les sorciers, lui qui ne possède aucun pouvoir…
Finalement, elle ne regrette pas d’être venue.

 

J – 89, une nouvelle du recueil 600 jours d’apocalypse

Pour la Saint Valentin, je vous offre une nouvelle de plus dans le recueil 600 jours d’apocalypse ! (et ce n’est pas si hors de propos, vous verrez en la lisant).

Il s’agit ici de J – 89, une nouvelle dont la première version a été écrite il y a deux ans presque jour pour jour et qui raconte un jour très important dans la vie d’Oxyde, même si ce dernier n’en a pas encore conscience ; histoire d’être complète, la date en question se trouve dans la liste de Jéromine dans Les Archivistes. Cette seconde version est très différente de la première car il ne s’y passe absolument pas la même chose ; et pourtant, ces changements sont importants, ce que vous pourrez constater plus tard.

Je sais, je fais des mystères. Si vous voulez en discuter, n’hésitez pas à glisser dans mes messages privés ou en commentaire ! 😀

Bref, tout ça pour dire que j’aime énormément les deux versions de cette nouvelle pour plein de raisons : on y retrouve Oxyde, on y retrouve un autre personnage que vous connaissez déjà si vous avez lu Elisabeta, on y parle de ce jour important qui détermine tellement de choses pour la suite des événements… J’avais hâte de la partager avec vous !

Comme toujours avec les nouvelles de 600 jours d’apocalypse, vous avez trois possibilités :

L’ebook est disponible en trois formats (.epub, .mobi et .pdf, réunis dans un .zip), et il a été mis à jour : c’est-à-dire que vous devez le télécharger de nouveau pour avoir tous les textes disponibles dedans. Et comme toujours, ce texte est destiné à celles & ceux qui ont lu Town (au moins Tueurs d’anges & Oracles) ; avoir lu Elisabeta est un plus mais ce n’est pas obligé, je pense que vous pourrez comprendre ce qui s’y passe si ce n’est pas le cas.

 

Une bonne lecture à vous, et surtout n’hésitez pas à me faire part de vos impressions !

La fiche du recueil