Retour aux marcheurs de rêves

Voilà longtemps que je n’avais pas parlé de mes livres sur ce blog. C’est un peu le comble pour le blog d’une autrice, vous ne trouvez pas ? J’y remédie avec ce petit billet consacré à mon prochain roman, Le Monde du Vide, qui sortira le 5 juin prochain.

Tome 3 sur 3

Le Monde du Vide, c’est le tome 3 de ma trilogie d’urban fantasy Marcheurs de rêves. Un petit chemin de croix, cette saga : j’ai eu beaucoup de difficultés à l’écrire et ce pour des tas de raisons différentes. J’en retiens deux :

  • j’ai commencé cette trilogie en même temps qu’une autre trilogie, Le Temps des cendres, elle-même une réécriture d’une vieille série. J’avais prévu à l’origine d’alterner l’écriture et la parution des tomes de ces deux trilogies mais ce fut incroyablement compliqué car ces projets étaient vraiment complexes

  • je me suis perdue en cours de route dans des tas de considérations commerciales, sans oublier ma crainte de décevoir et ma volonté de faire plaisir à tout le monde. J’ai dû gérer une histoire dense et un brin compliquée, les lecteurs qui trouvaient que c’était trop prise de tête, ceux qui n’étaient franchement hypés par l’idée de (re)plonger dans un énième roman faisant partie du même multivers, les potentiels lecteurs qui ne me connaissaient pas et qui devaient entrer dans cette histoire sans connaître mes autres romans.


Je savais qu’écrire une saga était une galère sans nom. Je l’avais déjà fait avec Town (la première version du Temps des cendres) et j’en suis sortie à chaque fois en criant « MOI VIVANTE, PLUS JAMAIS ! ! », et pourtant il a fallu que je recommence avec Marcheurs de rêves.

J’ai pas eu le choix : le projet s’est complexifié et ne pouvait pas tenir dans un seul volume. Est-ce que je regrette d’avoir laissé cette histoire prendre tant d’ampleur ? Un peu. Est-ce que je le referai différemment si j’en avais la possibilité ? Oui. Surtout qu’avoir dû vendre ces livres a beaucoup joué là-dedans, comme évoqué dans les raisons ci-dessus.

Mais dans les faits, je ne regrette pas. La trilogie a le mérite d’exister et quelque part, je ne sais pas si j’aurais pu faire mieux. Je sais que c’est une histoire dense et pas facile à appréhender, en particulier quand on ne connaît pas les autres livres de mon multivers littéraire, mais je l’assume. J’assume d’avoir écrit des bouquins pas évidents, qui nécessitent peut-être de prendre des notes et qui ne révèlent pas tous leurs mystères à la fin.

Bref, je suis contente et soulagée d’avoir terminé. Je peux maintenant passer à autre chose (en premier lieu : stresser en attendant les premiers avis des lecteurs).

Le monde du Vide - classique

Mais c'est quoi, Marcheurs de rêves ?

Si vous n’avez pas suivi, voici un peu ce que c’est que cette trilogie :

C’est avant tout une histoire de famille compliquée comme je les aime : une fratrie démantibulée, qui croule sous le poids de leur héritage et de la charge que leurs ancêtres ont mise sur leurs épaules, celle de protéger un monde accessible uniquement en rêve. Quatre adelphes à la vie contrariée, jamais ensemble, qui se séparent et se rencontrent. Un grand frère qui se tire après avoir trahi les siens, un autre qui surgit alors que personne ne connaissait son existence.

C’est aussi l’histoire d’une maladie qui survient sans crier gare et plonge les personnes contaminées dans un sommeil duquel elles ne sortent jamais. Quelque chose de magique, d’ancien, de dangereux, au point de menacer l’espèce humaine à courte échéance.

Enfin, c’est l’histoire de deux communautés qui ne se côtoient pas, sorciers et marcheurs de rêves, les uns ignorant l’existence des autres (mais pas l’inverse) à cause d’un très vieil accord. Et bien sûr, la crise en cours, cette étrange épidémie qui menace de ravager le monde, vient mettre à mal ce statu quo.

Ce sont des rêves qui dévorent l’esprit. Des secrets profondément enterrés. Le Temps qui fait des siennes. Des rancunes sans fin et sans origine, des occasions manquées et des mondes oniriques extraordinaires.

Bref, Marcheurs de rêves, c’est une trilogie d’urban fantasy chelou à la sauce Rozenn qui vous fera rêver, voyager et frissonner.

Les tomes 1 et 2 sont déjà disponibles, si vous voulez les lire avant la sortie du tome 3. Ah, et voilà le résumé de ce dernier tome (attention, ça spoile les deux premiers) : 

Le Somm poursuit son œuvre de destruction.

Après s’être répandue en France comme une traînée de poudre, l’épidémie mortelle de sommeil passe les frontières pour gagner les pays voisins. Rien ne semble pouvoir l’arrêter : ni les quarantaines imposées par le gouvernement, ni les efforts conjugués des sorciers et des marcheurs de rêves afin de comprendre son origine. La maladie menace maintenant le monde entier.

Lili ne supporte plus sa propre impuissance. N’est-elle pourtant pas la plus accomplie des marcheuses de rêves ? Alors que le Somm contamine ses proches et les condamne à brève échéance, ses songes se détraquent, l’emportant vers des rivages insoupçonnés, hantés par la présence d’une étrange femme capable de voyager dans le temps.

Une femme qui tire les ficelles dans l’ombre, liée à la famille St. John. Pourquoi tout semble tourner autour de cette famille et du mystérieux monde onirique qu’ils protègent depuis des siècles ?

Afin de sauver ses amis, Lili se lance dans une quête périlleuse à travers les rêves et le temps, avec l’espoir de découvrir la clef qui empêchera le cataclysme annoncé… quitte à en perdre la vie.

Exhumez les derniers secrets des St. John dans cet ultime tome de la trilogie Marcheurs de rêves, où les rêves deviennent des prisons et le temps n’en fait qu’à sa tête. Une fin qui ne vous laissera pas indemne !

 

2 commentaires

  • 5 juin ? Bon, je ne pense pas avoir le temps de lire les deux premiers tomes avant la parution avec mes autres lectures prévues, mais au moins, je pourrai les enchaîner dans l’été !
    Il y a vraiment des lecteurices qui te suivent qui n’ont pas envie de retrouver le GP ?

    • C’est sûr qu’il vaut mieux lire vite et les mettre en priorité dans sa PAL !
      Concernant les lecteurs, oui, j’en ai eu quelques uns qui semblaient un peu saoulés par le GP (trop compliqué, trop de références entre les romans… C’est un peu pour ça, entre autre, qu’à une époque, j’avais décidé d’arrêter de parler du GP publiquement !)

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