Changements & histoires (journal, semaine 2)

Lundi 5 - l'envie d'écrire

Ça fait des plombes que j’ai envie d’écrire ce journal hebdomadaire, inspirée par d’autres personnes. Surtout que j’ai un blog tout neuf ! Reste à voir maintenant si l’exercice se poursuit.

Cette volonté de bloguer date d’il y a très longtemps. J’ai tenu des blogs sur différentes plateformes à l’époque où c’était la mode : Livejournal, Cowblog et Blogspot. Puis j’ai créé le mien sur mon hébergement perso Free, avant mon premier nom de domaine (celui-ci, Oniro, qui a eu 20 ans en 2025 !). Je n’étais pas très assidue, ni très inspirée, à part pour montrer mes dessins et illustrations. En fait, le blog est vite devenu une extension de mon portfolio pour partager ma dernière création en date, ce qui signifie que j’ai assez peu blogué pour raconter des trucs.

J’en ai quand même raconté, des trucs. Un peu. Surtout sur mon mal-être, qui allait devenir cette dépression dégueulasse et qui m’a demandé beaucoup de temps avant de me remettre. Cela explique pourquoi aujourd’hui, dans mes rares tentatives de bloguer, ou dans les newsletters que j’écris, j’essaie de ne pas trop m’appesantir sur le négatif ou sur ma vie privée. J’ai la peur du rejet expérimenté à l’époque, quand j’allais mal et que les gens que j’appréciais sur les Internets se détournaient peu à peu.

Peut-être que je leur en veux encore un peu, alors que je ne suis pas spécialement rancunière. Peut-être que ça m’a empêchée de me lancer. Et comme aujourd’hui, je fais du travail sur tout ça et sur moi-même, je me dis que c’est le bon moment.

Mardi 6 - pas la foi

Si écrire une heure par jour a été une habitude assez facile à prendre, surtout en changeant l’horaire (le soir après manger) et la manière (à la main plutôt que sur ordi), corriger, c’est une autre histoire.

Actuellement, je galère à me motiver pour corriger mon tome 3. J’en suis au deux tiers mais j’ai stoppé pendant les fêtes et j’ai beaucoup de mal à reprendre. Corriger, ce n’est pas écrire : c’est un travail long, pénible, assez mécanique, sans créativité, et j’ai toutes les peines du monde à me poser pendant une heure, le soir, pour accomplir cette tâche qui devient une corvée.

Ça le devient d’autant plus quand je suis plongée dans ma création de bijoux l’après-midi et qu’à 18h30, je dois tout ranger jusqu’au lendemain. À 18h30, j’ai ma séance de gym, puis après il y a le dîner, puis l’heure de correction, et cette perspective me donne l’impression d’entrer dans un tunnel sombre dont je ne vois pas la fin.

Bref, je vais tenter une autre approche, au moins pour la correction, en déplaçant l’heure consacrée à celle-ci. Ce sera après le repas de midi : comme ça, hop, j’avance et la corvée de ma journée de travail est effectuée, il ne me reste plus qu’à kiffer (et à continuer de bijouter devant Netflix) (je découvre Umbrella Academy en ce moment).

On verra à la fin de la semaine comment ça se passe.

Avancée des chapitres

Mercredi 7 - du lore

J’ai écrit une nouvelle page de carnet, consacrée à deux personnages importants de mes livres : Édouard et Melchior. Deux amis (ou plus ? On ne sait pas) qui ont vécu au XVe siècle, à l’origine d’un des plus grands événements du Grand Projet, dont les répercussions se mesurent encore de nos jours et que je décortique dans plusieurs livres.

J’aime beaucoup écrire ces pages. C’est une manière d’explorer le lore de mon univers, mais sans la prise de tête de devoir l’écrire de manière littéraire. Et ça m’amuse beaucoup, même si personne ne les lit. En fait, je crois que je ne les écrirais pas si je devais le faire juste pour moi, dans un carnet ou une appli de prises de notes, alors que le faire pour mon site, avec le petit espoir que quelqu’un, habitué à mes romans ou pas, s’y perde, c’est motivant. Je rêve d’une base de données gigantesque, avec plein de détails, de secrets, de révélations, que l’on découvrirait en se disant « whaou, elle a créé tout ça ? ? ». Un univers aussi grand ne peut pas tenir dans la tête d’une seule personne.

Jeudi 8 - libérée, délivrée

Aujourd’hui c’était ma dernière séance de kiné, après plus de deux ans à y aller une fois par semaine (deux, au début). Ça va me faire tout bizarre de récupérer l’après-midi du jeudi ! Je me suis tapée une capsulite à l’épaule gauche, environ deux ans après celle de l’épaule droite, et je ne suis pas sûre de souhaiter ça à mon pire ennemi. La douleur est absolument horrible, sans la moindre position pour la soulager, et surtout pas quand on est allongée. Les premières semaines ont donc été un cauchemar car je ne dormais plus, il a fallu prendre des antidouleurs plutôt costauds pour être soulagée.

Puis il y a eu la rééducation. Longue, si longue.

Bref, je suis contente d’en être débarrassée, même si je n’ai pas retrouvé toute ma mobilité. Ça a eu au moins un avantage : la conscience que je maltraitais mon corps en travaillant assise en permanence (et avec un clavier). Maintenant, je fais des exercices tous les jours, sans compter l’activité physique que j’ai réussi à intégrer à ma routine. Ce n’est pas encore parfait mais j’espère qu’en 2026, tout roulera.

Interlude plantes : Jessica fait des fleurs

Vendredi 9 - formes courtes

Ça fait des années que j’ai envie d’écrire des tous petits textes, des petites scènes, comme ça, juste pour le plaisir de raconter ces moments qui vivent dans ma tête et qui ne trouvent pas (encore) leur place dans un roman. Mais je n’ai toujours pas réussi à trouver le temps et le réflexe de le faire.

En fait, j’ai du mal à sortir de la forme longue. Les novellas, nouvelles et micro-nouvelles sont un casse-tête puisque je m’étends toujours plus au fil des années (et mes romans deviennent de plus en plus longs), ce qui ne rend pas l’exercice plus facile. De plus, j’ai un petit cas de conscience : si certaines scènes que je veux écrire ne sont pas très importantes, parce que ce sont des moments de vie par exemple, d’autres sont archi-cruciales. Elles se déroulent dans toute la partie du Grand Projet que je n’ai pas encore racontée et j’ai peur de spoiler. Mais est-ce spoiler, si c’est moi qui partage ces bouts de texte ? J’ai quelques exemples en tête, qui se passent tous après Le Temps des cendres, et j’hésite toujours. Après, je pourrais aussi dire que peu de gens liront ces récits si je les publie sur mon blog. La mèche ne sera pas tant que ça vendue.

Bref, il faudrait déjà que j’arrive à y penser, ce qui représentera la part la plus difficile du projet.

Samedi 10 - résultats des courses

Mini bilan peut-être un peu précoce mais pas tant que ça du déplacement de mon heure de correction (cf mardi) : ça marche du tonnerre !

Je n’ai pas eu l’occasion de corriger tous les jours car il arrive que je n’aie pas le temps, mais je l’ai fait trois jours d’affilée et c’est plutôt sympa, comme changement de rythme. Après ma sieste du début d’après-midi, je me fais une petite théière avec mon thé préféré du moment (cranberry myrtille de chez Quai Sud) et c’est parti. Ensuite, le reste de l’après-midi, je peux vaquer à mon bijoutage, et je ne suis pas frustrée de devoir arrêter quand vient le moment de ma séance de gym puisque je sais que je peux continuer le soir, après manger. Franchement, un bon mouv. J’ai bon espoir de terminer cette fichue correction à la fin du mois.

Dimanche 11 - les Hobbits

Comme souvent dans ma famille, on fait un deuxième Noël, comme les Hobbits, parce qu’on est nombreux et qu’on n’a pas toujours l’occasion de se réunir. Du coup, c’était aujourd’hui, et comme souvent c’était : 1) bruyant, 2) sympa. Je me retrouve toujours, le soir, dans le calme de mon appart, à traîner ma jauge de sociabilité à présent vide, au point que parler est difficile. Mais bon, j’ai eu des livres et du chocolat, alors ça compense.

Des liiiivres !

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