À l’origine j’avais écrit un billet pour vous parler de mon organisation en 2026. En effet, c’est un sujet que j’aime énormément : j’étais très nulle à m’organiser des années auparavant, et j’ai appris petit à petit, en commençant par des listes de trois tâches quotidiennes sur un petit carnet et en terminant par un système complet sur Notion. Ça m’a pris deux ans.
Les choses ont changé cette année puisque j’ai voulu me créer un nouveau setup, un peu échaudée à cause de Notion. Notion, c’est chouette, ça m’a permis de rester organisée, de donner du temps à chacun de mes projets, de devenir professionnelle dans mon activité. L’organisation, ce n’est pas seulement noter ses rendez-vous et ses tâches : c’est aussi cloisonner son cerveau pour qu’il pense au bon truc au bon moment et pas en dehors, et c’est cette gymnastique qui est, selon moi, la plus difficile à apprendre. En cela, Notion m’a vraiment bien aidée.
J’y ai mis toute ma vie : mon organisation, mon planning, mes projets, mon journal, tout ce qui tourne autour de mes romans. Sur les deux dernières années, j’avais un système incroyable fait de bases de données, d’agrégations et de formules qui rendait tout automatique, avec un script qui permettait les tâches récurrentes, et clairement, c’est grâce à cette appli que j’ai appris à m’organiser. J’en étais très fière. Mais ça me posait problème, de plus en plus.
Il y a trois raisons à ce désamour :
- trop de changements tout le temps, surtout les changements d’interface
- tout était en ligne et inaccessible sans connexion à Internet (ça a changé mais le mode hors-ligne m’a l’air bien mal foutu)
- l’IA
Ces deux derniers points m’ont décidée à changer. Je suis partie du principe que la bulle IA allait exploser (et apparemment plus vite que prévu) et qu’une entreprise comme Notion, qui a tout misé dessus, avait des chances de ne pas s’en remettre. Il fallait donc que je mette mes données à l’abri. Sauf que quand j’ai vu à quoi ressemblaient lesdites données une fois exportées, j’ai eu peur. Impossible de faire quoi que ce soit avec ! Et cette mésaventure a conduit à tout un tas de questionnements presque métaphysiques, dont je vous parle aujourd’hui.
Une base de données personnelle qui s'agrandit et devient fragile
Cet export de mes données m’ont permis de prendre conscience de deux trucs : les confier à des applications tierses ne doit pas se faire à la légère, et il ne faut pas sous-estimer la quantité de choses que l’on amasse.
Le premier point m’a fait perdre toute foi en l’humanité. Les applis ne sont pas là pour nous rendre service et sont souvent coupables de rétention de nos données. On les utilise pour s’organiser, prendre des notes, gérer des projets, et, quand on décide de partir pour aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, on se rend compte, trop tard, qu’on ne peut pas.
C’est ainsi que je me suis retrouvée avec des dizaines de .zip remplis de fichiers dans tous les sens, inexploitables tels quels, que j’allais devoir intégrer manuellement, un par un, dans ma nouvelle appli. Ça m’a pris des jours et je n’ai pas pu tout garder : par exemple, sur Notion, j’avais créé des bases de données gigantesques liées entre elles et je n’ai rien pu en faire, à part les enregistrer en .csv et les cleaner plus tard, tout en sachant que je ne m’en occuperais jamais. C’est le cas de mes ventes de livres, par exemple, ou bien de ma Review, le petit journal qui me sert à noter le travail du jour. Dans l’absolu, ce n’est pas grave si je ne les récupère pas, mais ça m’ennuie malgré tout.
Le pire, c’est que la nouvelle appli choisie, Anytype, m’a fait le même coup. Anytype est une sorte de clone de Notion, avec l’avantage de stocker les données en local et de les crypter lorsqu’on les consulte en ligne. Le gros souci, c’est qu’à l’usage, l’appli est particulièrement pénible, mal fichue, avec des possibilités de configuration sans fin qui me donnait le tournis. Autant j’adorais « bidouiller mon Notion », comme je le disais, autant bidouiller Anytype n’avait rien de fun.
Et pour couronner le tout, son système d’export est aussi dégueulasse que celui de Notion, et je me suis retrouvée avec toutes mes données en brut sur les bras, comme si on vous refourguait le contenu en vrac de dizaines de classeurs que vous allez devoir trier à la main.
Cela m’amène au deuxième point : j’ai réalisé que j’avais accumulé beaucoup de données au fil des années. Des données précieuses que je refuse de perdre : les données préparatoires de mes romans (fiches, synopsis, plans), les notes prises pendant des formations, beaucoup de sujets techniques liés à l’écriture, une banque d’idées énorme pour les réseaux sociaux, mes anciens posts, mes anciennes newsletters, mes articles de blogs, les liens d’intérêt que j’ai conservés sur des tas de sujets aussi divers que la culture, la science, etc. Une vraie mine d’or qui m’appartient et que je sentais fragile. Sans compter que j’allais aussi devoir commencer à mettre sur support numérique les notes prises concernant mes futurs projets de roman, et en particulier la fin du Grand Projet. Cela représente des années d’idées brutes notées dans des carnets, certes à l’abri sur support papier, mais difficilement consultables en l’état.
J’ai eu l’impulsion de devoir à tout prix mettre tout ça à l’abri, mais je ne savais pas comment faire puisqu’il fallait aussi qu’elle soit également consultable à tout moment et partout. Pas moyen de stocker ça sur de simples fichiers de traitement de texte, ou même sur Scrivener, si on veut un autre niveau d’organisation. Pas moyen non plus de faire confiance aveuglément à des applis qui cherchent à tout prix à voler nos données, ou au mieux à les retenir contre notre gré pour nous empêcher de partir. La question s’est donc posée : comment faire ? Quelle appli choisir ? Sous quels critères ?
Obsidian semblait un choix logique mais la complexité du truc m’a fait reculer. J’ai finalement décidé d’essayer Notesnook, qui est open source, crypté et pas trop cher, avec un export simple et surtout pas compliqué à utiliser : des carnets, des tags, et basta. Ça change des mises en page chiadées et des bases de données complexes de Notion ! Mais justement, j’y tenais car le plus important était de stocker et utiliser des infos, pas de faire mumuse avec une appli qui allait me la faire à l’envers.
Exit les bases de données, les exports inexploitables, bienvenue la simplicité. En ce moment, j’apprivoise ce nouvel environnement de travail qui me donne l’impression de revenir sur un cahier d’école premier prix, mais ça n’est pas plus mal (par contre, qu’est-ce que ça prend du temps !).
Papier, archivage, traces
Ces mésaventures m’ont permis de mettre en place mon organisation pour 2026, après un 2025 chaotique sur ce plan. J’ai choisi trois supports :
- Notesnook pour la prise de notes, la gestion des projets, l’écriture au sens large
- TickTick pour l’organisation en elle-même
- Un Hobonichi Weeks qui centralise le tout
Notesnook, donc, on en a déjà parlé.
TickTick (ce nom ne me fera jamais ne pas rire) est une appli de calendrier et de listes de tâches : un truc plutôt puissant qui permet de gérer ses tâches, ses rendez-vous, ses habitudes, avec des filtres personnalisables. Encore une appli à payer, mais il s’agit de fonctionnement, du moteur qui permet de faire tourner la machine.
Enfin, le Hobonichi Weeks est une sorte d’agenda papier couplé à un carnet. Un peu comme un bullet journal, mais dont les pages hebdomadaires sont déjà prêtes. On peut le customiser comme on veut, y mettre également des listes, des avis, des pages de journal, bref, c’est une jolie découverte faite récemment alors que je venais de me remettre au bullet journal.
Et donc, oui, il est redondant avec TickTick : tous les deux ont le même contenu. Ce que je note dans l’un finit dans l’autre, et parfois inversement, mais ce n’est pas grave car le plus important à mes yeux, c’est le retour au format papier.
Car ce qui est sur papier reste, tandis que ce qui est sur ordi disparaît.
Je ne sais pas si c’est l’âge mais ces dernières années, je suis devenue un rien obsessionnelle en ce qui concerne mes données, en particulier leur mode de conservation. En gros, j’ai réalisé que si ça se trouve sur les internets, ça n’existe pas vraiment. N’importe quelle entreprise de la tech peut fermer du jour au lendemain, ou décider de te priver de ce qui est à toi. Ou pire, une catastrophe pourrait survenir et je pourrais dire adieu à mes si chères données (souvenez-vous de l’impulsion électromagnétique dans Dark Angel).
J’ai également beaucoup réfléchi à la notion d’archives, surtout depuis que j’ai lu une newsletter qui évoquait le sujet (je crois que c’était celle de Vicky Saint-Ange). L’idée était qu’il fallait à tout prix garder ses archives en tant qu’artiste / auteur, parce que le numérique nous a fait perdre cette habitude d’archiver. Pourquoi ? Pour permettre à des générations futures de les étudier, pour laisser une trace… Les risques sont grands de ne laisser aucune trace aujourd’hui, avec tout ce contenu numérique. Même les séries créées par des plateformes comme Netflix sont en danger : elles n’existent pas au format DVD ou Bluray. C’est-à-dire que si Netflix décide de les faire disparaître, elles n’existeront plus. Les CD, DVD, Blueray, cassettes ou cartouches de jeu vidéo ne sont pas seulement un support pour une oeuvre culturelle, ils sont aussi des moyens d’archivage et c’est important de les conserver (et c’est aussi pour ça que le piratage peut être d’intérêt général).
C’est aussi pour cette raison que j’ai eu envie de faire de mon site mon centre d’archives à moi, histoire de faire mon trou dans un Internet qui s’est délité ces dernières années (lisez ce billet : Internet est mort. Voici comment le ressusciter). Pour continuer à exister dans un espace qui se réduit d’année en année, où tout est uniformisé, avec un contenu optimisé. Moi, j’ai envie de creuser mon petit trou dans la toile, avec mes histoires, mes idées et mes réflexions, dans un espace qui m’appartient et qui me ressemble. D’ailleurs, il est possible que je change le design de mon site : je le trouve trop propre, trop pro.
À mon échelle personnelle, je tiens à laisser des traces écrites de mon quotidien. Voilà pourquoi j’ai voulu réutiliser un agenda papier, même si ça fait doublon avec mon calendrier en ligne. Sur le papier, ça reste. Sur ordi, ça disparaît.
Peu importe que mes listes de tâches disparaissent sur TickTick puisqu’elles sont inscrites dans mon agenda. Tout comme mes notes, mes réflexions, les trucs que je lis ou que je regarde. Cela compense aussi, un peu, mon impossibilité à tenir un journal intime. En effet, j’aimerais le faire depuis longtemps, mais je n’ai jamais réussi à tenir sur la longueur, pour la simple et bonne raison que j’écris déjà beaucoup. Certes, j’écris des romans, mais je fais passer des trucs dans ces romans, donc le journal fait doublon, sans compter que je préfère la forme romancée à celle du vidage d’esprit (ma psy m’a dit que j’avais pris l’habitude de « sublimer » mes problèmes à travers la fiction, ce qui est devenu une seconde nature chez moi). Le souci, c’est que ça ne permet pas de garder des souvenirs un peu plus précis de ce qui s’est passé dans ma journée, donc j’ai voulu faire une petite place à cet aspect-là dans mon Hobonichi, même réduite.
Pour finir, une petite réflexion rigolote : je me suis rendu compte qu’il y avait souvent des centres d’archives dans mes romans. La bibliothèque du père Auguste dans laquelle Oxyde apprend son métier, l’Enfer dans le sous-sol de Rennes, qui renferme les correspondances des vampires, le fonds documentaire des St. John et des Valentine, la bibliothèque onirique d’Érèbe… Il était temps que j’imite mes personnages !

Je ne supporte pas l’archivage papier des documents administratif car je trouve que ça envahi mon environnement. Autant dire que tout dématérialiser à été un vrai plaisir.
Par contre, il y a des domaines où avoir des traces papiers est indispensable pour moi.
Par exemple dans mes recherches généalogique il était innenvisageable de n’avoir que des traces online (via des sites comme Geneanet ou Filae par exemple) comme beaucoup font. Certes ces sites sont des mines d’or d’informations, des aides précieuses pour construire un arbre, mais avoir également des classeurs avec tout les documents d’archives imprimé et des fiches bristols pour chaque ancêtre fait parti intégrante du processus pour moi. J’y prends en plus beaucoup de plaisir même si au bout depuis un an que j’ai commencé je n’ai pas encore trouvé l’organisation parfaite (j’ai aussi un doc sur Notion, mais finalement ça ne m’allais pas, donc ça a fini en des notes griffonnés dans un cahier que je barre au fur et à mesure que je résous mes énigmes ou trouve les documents.)
Zut, j’ai zappé ton commentaire ! C’est vrai que parfois, le papier est indispensable. Mon père fait la généalogie de notre famille et s’il utilise Geneanet, il garde évidemment toutes les traces papier. C’est bien plus sympa, de toute façon. Et le principal, c’est de trouver sa propre organisation !
Je me reconnais beaucoup dans tes réflexions : j’ai aussi eu une overdose d’Internet (Notion, mais aussi bien d’autres choses) et suis revenue au carnet pour beaucoup de choses : ce que je lisais, regardais, écoutais ; les notes de mes romans ; le suivi d’habitude… Le Bullet Journal ne me convient pas, mais j’ai diviser tout ce qu’on peut y trouver en plein de petits carnets et j’aime beaucoup ces espaces qui n’appartiennent qu’à moi. Je rachète des CD et des DVd, je me désabonne des services de streaming, j’ai racheté un iPod, je ressors mon Blackberry pour mes Internet / Digital détox (je vais essayer de m’en faire en 2026). Plus je mets tout ça en place, mieux je me sens !
Oh, j’avais pensé à racheter un iPod ou équivalent (plutôt équivalent d’ailleurs, puisque je n’ai rien de chez Apple chez moi). Ça me paraissait compliqué d’acheter/télécharger tout ce que j’écoute sur Deezer mais c’est une idée que je garde en tête. Ça fait du bien de se débarrasser d’internet, parfois ! C’est tellement omniprésent que ça en devient aliénant.
Bonjour !
Le retour vers les blogs et le reflux des réseaux existe, mais il reste marginal, hélas.
Le problème de l’archivage est très complexe. Oui, tout ce qui constitue l’internet des réseaux dyssociaux est éphémère et voué à disparaître. Mais ce qui est sur ton site a plus de pérennité : tant que tu as un hébergeur, et si personne ne t’héberges, tu peux le faire toi-même tant que tu as un ordinateur. Mais imaginons qu’internet disparaisse, ce qui est stocké sur ton ordinateur reste. Oui, il faudra de l’électricité pour consulter ces archives, et des pièces de rechange pour réparer cet ordinateur. Donc oui, s’il n’y a plus de pièces et plus d’électricité, alors c’est le papier qui restera… tant que ses conditions de conservation seront réunies : pas trop d’humidité, à l’abri de la lumière, du feu, des inondations. Mais même cela est précaire… le support de conservation ultime n’existe pas. J’ai lu un article il y a quelques années qui résumait les recherches scientifiques sur la pérennité des créations humaines. À l’échelle de quelques millions d’années, la seule chose qui restera : les statues du Mont Rushmore. Et puis quelques temps plus tard : plus rien.
Tout ceci non pas pour critiquer ton article, mais au contraire pour nous pousser à réfléchir à ce que nous voulons laisser et comment. Pour ma part, je fuis les plateformes toutes faites. Je passe d’abord par mon site. J’héberge mon coffre Obsidian dans mon ordinateur où je répertorie tout ce que je peux. Ce sont de simples fichiers textes formattés en markdown, donc un simple ordinateur pourra continuer à lire ces notes tant qu’un ordinateur existera. La musique reste un problème, mais si j’ai balancé mes CD il y a quelques années, j’avais tout copié sur mon disque dur. Je garde des sauvegardes sur un NAS en RAID 5. Si je voulais tout sauvegarder sur papier… il me faudrait beaucoup trop de place.
Bref, pour moi, ce qui est sur ordinateur ne disparait pas. C’est ce qui est sur internet qui peut disparaître… La différence est énorme.
Oh la la je suis totalement passé à côté de ce commentaire, désolée !
En effet, tout est très compliqué, et j’ai conscience qu’il n’existe aucune solution pérenne, que ce soit sur papier, sur ordinateur ou sur Internet. Chacun de ces supports a ses faiblesses, et de toute façon, il est illusoire de croire qu’on peut tout conserver de façon dématérialisée alors qu’on est dépendant à l’électricité, aux pièces de rechange, etc, comme tu le dis. À mon sens, il faut surtout chercher des solutions pour soi, pour conserver nos données à notre échelle. En tout cas, c’est ce que je fais : je me fiche un peu de ce qui restera de moi lorsque je ne serai plus là, peut-être à l’exception de mes livres (et encore, je ne crois pas qu’ils resteront dans les annales, seuls les écrivains très connus laissent des traces qui durent !).
Le plus important à garder en tête, pour moi, c’est que nous ne sommes que des poussières qui ne resteront pas dans les mémoires. Et c’est peut-être pas plus mal 🙂
Bonjour,
J’arrive sur ton blog grâce aux veilles de la Lune Mauve. C’est la deuxième fois en deux semaines et à chaque fois j’ai lu dans tes billets des choses qui m’ont fait avancer sur mes réflexions en cours (ce qu’on fait du Web fait main ; pérennité, interoperabilité de nos données ; archivage). Merci beaucoup pour ces partages : c’est si nourrissant.
Concernant la question de l’archivage du Web : la Bibliothèque nationale de France procède depuis 2 décennies à l’archivage du Web français (produit ou hébergé en France) dans le cadre du dépôt légal (comme pour les livres). Tout site accessible publiquement (et les médias payants) sont concernés. Ton site étant hébergé en .com il est possible qu’il n’ait pas été moissonné : tu peux demander à un membre de l’équipe du dépôt légal du Web de vérifier et de corriger ça pour être integrée aux collectes.
Les archives du Web sont consultable au sein de la BNF uniquement, pour ceux qui en font la demande. Cela nourrit des travaux de recherche passionnants (y’avait eu une expo virtuelle sur les premiers blogs francophones du début d’internet !)
Récemment, la BNF a archivé l’ensemble des skyblogs encore public au moment de la fermeture de la plate-forme par Skyrock. 12 millions de blogs si je ne me trompe pas !! Des chercheurs sont en train d’explorer ce gisement incroyable pour écrire une autre histoire du Web. On peut les suivre sur http://webcorpora.hypotheses.org
Bonjour ! Je suis ravie que mes petits grands billets te donnent matière à réfléchir !
Je savais pour l’archivage du web français mais je n’avais pas pensé du tout au fait que les .com pourraient ne pas avoir été sauvegardés, je vais me renseigner du coup. Et j’irai jeter un œil sur les archives de la BNF. Cette expo sur les premiers blogs francophones devait contenir de belles pépites ! Merci pour le lien 🙂