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Town

Ana (& des news)

24 janvier 2017

Comme j’ai fini un chantier en cours, je me suis accordée une petite pause illustrative avec un personnage que je veux peindre depuis longtemps : j’ai nommé Ana, l’héroïne de Tueurs d’anges. Elle est inspirée par la jolie Astrid Bergès-Frisbey (et ses tresses ont été une galère sans nom).

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Cette illustration forme un diptyque avec celle d’Élias qui a été réalisée… euh… je ne sais plus. Peut-être il y a trois ans (je me rends compte que trois ans d’écart entre deux illus, c’est énorme en terme de maîtrise et de style). Manque plus que Chester (déjà peint par mon chéri), et j’aurai fait moi-même mes trois tueurs d’anges préférés.

Djimon Hounsou, Astrid Bergès-Frisbey & Chester Bennington, bref, du beau monde.

 

Pour rester dans le thème, en ce moment je retravaille justement ces textes (à savoir la trilogie Town), après avoir mis Elisabeta de côté. Ce n’était pas prévu mais j’ai voulu revoir la fin d’Oracles, ce qui entraîne un remaniement de Passeurs. Oracles étant bouclé, je vais m’attaquer au chantier Passeurs dans les prochains jours et étoffer le texte, développer les ellipses que j’ai honteusement laissées (par paresse, parce que je ne voulais pas écrire certaines scènes), et retrouver certains personnages mis de côté (et en supprimer d’autres, par contre. Ou pas. Suis pas décidée). De nouveaux liens se font entre les personnages, et entre mes romans en eux-mêmes, un peu comme une toile gigantesque dont je découvre les pans petit à petit. C’est grisant et flippant à la fois (« Comment ça, Oxyde se balade dans la forêt d’Adria ???« ).

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Un petit questionnaire

15 janvier 2017

Je n’avais pas prévu ça, Sophie, tu abuses ! (mais je ne peux pas m’en empêcher). Hop, un petit questionnaire pour les écrivains de fiction !

1ère partie : vos histoires
1. La première que vous avez entreprise : C’était une suite de Final Fantasy VIII. Ouais, une fanfic avant l’heure, avant d’avoir Internet, quand je ne savais absolument pas que ça se faisait déjà.
2. La première que vous avez terminée : Le tout premier roman que j’ai terminé s’appelle Dissidenti et était un truc un peu (beaucoup) naze (et très court) sur les vampires. Je l’ai vite rangé dans un coin d’ailleurs, tellement c’était mauvais. J’en ai repris les grandes lignes  et les personnages pour tout un pan de l’intrigue d’Elisabeta, qui est le dernier roman que j’ai écrit.
3. Celle sur laquelle vous travaillez actuellement : J’ai réécrit la fin d’Oracles qui, selon moi, ne marchait pas bien. Ça m’a pris l’autre jour et ce n’était pas prévu du tout puisque je devais me lancer dans la correction de la V. 2 d’Elisabeta. Du coup j’ai réécrit quatre chapitres et je laisse reposer quelques jours avant d’en attaquer la correction.
4. Celle que vous écrirez un jour : J’ai toujours voulu écrire un texte non SFFF, peut-être pour les adolescents/jeunes adultes. Un truc un peu autobiographique.
5. Celle que vous avez abandonnée : Un projet de fantasy dont le nom de code est Brume. Je n’aime pas la fantasy, j’aime encore moins en écrire, mais les bases sont là. Je l’abandonne donc sous la forme d’un roman et le transformerai en scénario de bande-dessinée avec mon chéri comme co-auteur.
6. Celle que vous reprendrez un jour : L’Épine Noire, que je dois entièrement réécrire. L’Épine Noire c’est tout Le Rêve du Prunellier, développé, augmenté, complexifié sous la forme d’un roman. Le texte est terminé et rangé depuis un moment, il a même vogué chez des éditeurs, sans succès. Je pensais le reprendre cette année.
7. Celle qui vous a pris le plus de temps à écrire : Tueurs d’anges, qui est mon projet le plus ancien, commencé sur les bancs du lycée. Il a beaucoup évolué toutes ces années, a été mis de côté, oublié, repris, réécrit, et n’avait strictement rien du machin post-apo d’aujourd’hui. Seuls les anges et Élias en ont réchappé.
8. Celle qui vous a pris le moins de temps à écrire : Oracles, je pense. Tout a coulé de source quand j’ai écrit ce texte qui n’était pas prévu du tout à la base. Je pense avoir mis trois mois pour le planifier, l’écrire et le corriger (bon, OK, maintenant je le reprends, mais à l’époque ça collait parfaitement).
9. Celle dont vous avez le plus honte : Dissidenti. Je n’ai jamais pu le relire, d’ailleurs je n’ai fait que le parcourir en diagonale quand j’ai récupéré les informations importantes qu’il y avait dedans pour Elisabeta.
10. Celle dont vous êtes la plus fière : Elisabeta, mais je pense que c’est parce que c’est le dernier en date et celui que je considère comme le plus abouti. En fait, ce sera toujours le dernier en date celui que je préfère (sauf Oracles mais c’est autre chose).

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376 226 mots plus tard

20 décembre 2016

C’est l’heure du bilan ! L’année dernière, plus ou moins à la même date, j’avais prévu :

d’éviter surtout de faire trop de plans sur la comète, parce que souvent, c’est difficile de s’y tenir.
Ahahah, la bonne blague. Loupé.

–  d’essayer de sortir enfin la suite du Chat qui avait peur des ombres, et tenter de brainstormer sur un projet commun avec mon chéri.
Loupé encore, et en beauté.

de remanier entièrement ma boutique, pour qu’elle soit plus proche de ce que j’aime, pour qu’elle me ressemble un peu plus.
Je l’ai tellement remaniée qu’elle n’existe plus (je ne tirerai aucune conclusion sur cet état de fait).

de reprendre Tueurs d’anges, d’écrire Oracles ainsi qu’un troisième roman.
Voilà au moins quelque chose que j’ai réussi : la trilogie Town est terminée. Au total, j’ai aligné quelques 376 226 mots, soit quatre romans (1 qui a été remanié, 2 qui ont été écrits & remaniés ensuite, 1 qui attend la correction de sa V.2) et quatre nouvelles.

Et sinon, je fête mes trois ans sans vapote et mes quatre ans sans tabac, je ne me suis toujours pas mise au sport, j’ai autopublié une novella, ai vu la magnifique antho avec ma première nouvelle à moi dedans (mais ne l’ai pas encore à la maison), ai encore pris des photos, ai ouvert une nouvelle boutique, ai envoyé un portrait à l’un de mes artistes préférés (qui a kiffé, et même deux fois), et n’ai pas encore réglé les quelques névroses qu’il me restait. Finalement, je les aime bien celles-là, alors je les garde.

Pour 2017, je compte poursuivre mon objectif habituel, soit au minimum écrire deux romans (en plus des nouvelles, qui me viennent un peu par hasard et que je ne peux pas planifier). Pour le moment, ça donne ça :

Elisabeta (roman) (correction de la V.2) (dans les prochains jours, si ça se trouve ce sera fini avant janvier) ;
L’attrape-rêves (roman) (rédaction + correction, un truc post-apo (oui, encore) que j’espère bien barré, poétique et (très) sombre, en compagnie de Lili, un personnage croisé dans Fêlures) ;
L’Épine Noire (roman) (réécriture de A à Z + correction) ;
Brume (scénario BD, le fameux projet avec mon chéri) ;
La suite du Chat ! (avec Ulule) ;
– me botter le cul pour soumettre tous ces machins à qui de droit ;
– et c’est déjà pas mal.

Il y aura sûrement une nouvelle autopublication, du genre recueil de nouvelles comme Fêlures (pour l’instant, j’ai quatre textes, il m’en faudrait quatre autres, pour bien faire. Mais la nouvelliste en moi est une putain d’emmerdeuse capricieuse). J’avais prévu d’autopublier Town (ainsi que de les mettre sur Wattpad), ce qui ne se fera pas avant nouvel ordre car on m’a enguirlandée à ce propos (« non, tu ne peux pas autopublier ça, ce serait les gâcher ») (je résume, hein). Je sais qu’un certain nombre de personnes ici espérait relire Tueurs d’anges et découvrir ses deux petits frères, donc désolée, ce n’est pas (plus) prévu pour le moment 🙂

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Dialogue avec les ombres – une nouvelle à lire !

7 octobre 2016

Dialogue avec les ombresJ’ai annulé ma participation au NaNoWriMo pour cause de planning déjà chargé, mais écrire m’a un peu démangée ces derniers jours, alors voici une petite histoire qui n’était pas prévue. Dialogue avec les ombres est la suite directe de Burn the Witch, racontant la relation particulière entre Cécilia et Côme qui est un personnage que vous ne connaissez pas, mais que vous reverrez très vite (dans Oracles). Comme je l’ai précisé un peu partout, il faut vraiment lire Burn the Witch avant de lire Dialogue avec les ombres, c’est indispensable pour la compréhension du truc.

« La première leçon que tu m’as apprise, c’est que le hasard n’existe pas. Si ma route a croisé la tienne, elle l’a fait sous la force de milliers de décisions et de choix, dans un but qui nous échappera toujours. Toi, l’adolescente magicienne qui a tout perdu, et moi, l’homme d’affaires en quête de sens. ‘Homme d’affaires’ est une bien mauvaise expression pour définir ce que je suis devenu, mais je la préfère à ‘criminel’. »

Pour vous faire une idée de Côme, imaginez le physique et le snobisme du Mérovingien (Lambert Wilson forever, dans Matrix Reloaded) et la fonction/le boulot/les activités pas franchement recommandables de Frank Semyon (Vince Vaughn dans la saison 2 de True Detective). Côme est un personnage assez insaisissable qui ne m’a pas encore livré tous ses secrets, et que j’aime énormément (pourtant, je n’ai pas été très sympa avec lui dans Oracles, parce qu’il n’est pas sympa lui-même, justement). Surtout, si on part du principe que nos personnages sont les émanations de notre trouble de personnalités multiples, à nous auteur.e.s… Quelle part de moi représentes-tu, Côme ?

Bref, comme toujours c’est à retrouver sur Wattpad et sur Calaméo. J’espère que ça vous plaira !

la fiche de la nouvelle
– le lien vers Wattpad, & le lien vers Calaméo
la fiche de Burn the Witch

Ah, et au passage, restez dans le coin car demain, c’est l’ouverture de ma nouvelle boutique… et j’ai quand même sacrément la trouille…

Bisous les gens.

Et si nous parlions d’Oxyde Jewelry ?

25 septembre 2016

Il est temps, je pense, de vous parler de ce nouveau projet que je monte dans mon coin depuis un petit moment 🙂

Logo

En janvier, je fermais Unseelie avec la sensation d’être arrivée au bout de quelque chose. Mais je gardais toujours en tête l’envie d’ouvrir une nouvelle boutique plus tard, un autre morceau de moi où je pourrais m’éclater à fabriquer des trucs juste pour le plaisir. J’ai pris le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire, d’écrire ce qui devait être écrit, m’amuser, même, à ressortir ma tablette graphique pour dessiner et peindre de temps en temps. Je me suis rendu compte, surtout, que je ne pouvais pas passer mon temps à écrire. Que si je peux me plonger durant des semaines dans mon intérieur pour écrire une histoire, je ne peux pas le faire sur toute une année (je l’ai vraiment cru, hein). Ecrire c’est comme un gouffre, ou un trou noir : à force de tourner autour, il finit par nous avaler. Alors si je dois délayer les périodes d’écriture, je dois combler les espaces entre chaque roman. Travailler sur quelque chose qui me permettrait de me changer les idées, de vider le cache entre chaque univers écrit, me vider la tête dans l’attente du prochain. Quelque chose qui sera aussi bien moins prenant qu’Unseelie, car l’écriture restera prioritaire sur le reste.

J’ai donc commencé à bidouiller des trucs dans mon coin en cherchant une nouvelle technique de bijoutage et j’ai découvert qu’on pouvait utiliser du béton pour ça. Alors, oui, le béton dans les loisirs créatifs, ce n’est pas nouveau mais pour la création de bijoux, je n’avais jamais vu. Cela m’a inspirée plein de choses, à base de textures brutes, de noir, d’acier, de formes pures et géométriques ; industrial et urban en devenaient les maîtres mots, parce que j’aime beaucoup ça. J’ai fait pas mal d’expérimentations ensuite, histoire de trouver comment je pourrais parvenir au résultat que j’attendais, mais aussi comment le reproduire. Cette nouvelle technique était assez déstabilisante puisque je ne travaillais plus autour de pierres naturelles uniques pour créer un bijou unique, mais bien autour de prototypes modelés à la main à partir desquels je devais créer des moules. Et y couler ensuite mon mélange spécial et secret, ma ‘matière noire‘ savamment élaborée et dosée. Je ne mentirai pas en disant que je savais ce que je faisais : bien au contraire, j’ai touché au but totalement par hasard, grâce à une expérimentation qui n’était pas prévue.

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