Paranormal Express

Accident de voiture, mort, fantôme

Nouvelle

 

Résumé

Agathe et Isaïah sont exorcistes : ils travaillent ensemble à désenvoûter des maisons hantées.

Un soir d’été, après avoir débarrassé une propriété de son fantôme, ils repartent chez eux avec un drôle de souvenir dans le coffre de leur voiture : une statue de saint Yves, responsable d’une malédiction. Et le trajet ne va pas être de tout repos…

Découvrez Agathe et Isaïah, les héros du roman Le Phare au Corbeau !

Saint-Yves-de-Vérité désigne le nom de plusieurs statues particulières représentant saint Yves, le saint le plus important de Bretagne et le saint patron des avocats et des pauvres. La statue de Saint-Yves-de-Vérité la plus connue se trouvait à du côté de Tréguier, dans les Côtes-d’Armor ; elle a tant défrayé la chronique que l’Église a demandé sa destruction !

On allait voir Saint-Yves-de-Vérité en dernier recours, de façon à ce qu’il répare des torts que personne d’autre ne peut réparer. C’était souvent des histoires de coucherie : une femme soupçonne son mari d’aller voir ailleurs, et va donc le “vouer” à Saint-Yves-de-Vérité pour que ce dernier rende justice. Si le mari est vraiment coupable d’adultère, il mourra dans les neuf mois ; si au contraire il ne l’est pas, c’est sa femme qui mourra dans les neuf mois.

Souvent, ce n’était pas les plaignants eux-mêmes qui allaient demander son aide à Saint-Yves-de-Vérité, mais des pèlerines professionnelles : des femmes, souvent âgées et très pieuses, qu’on payait pour accomplir un pèlerinage à notre place (en Bretagne, le pèlerinage auprès des saints bretons. Dans l’islam, on peut également payer quelqu’un pour faire des pèlerinages par procuration). Ces pèlerines savaient comment invoquer Saint-Yves-de-Vérité, et cela ressemblait à un rituel païen : faire le tour de la chapelle, asperger le sol d’eau, jeter des clous…

Au fil des ans, il y a eu plusieurs histoires de coucherie et des morts mystérieuses qu’on attribuait à Saint-Yves-de-Vérité, dont une qui a fait beaucoup parler d’elle puisqu’il y a eu un procès en 1883. C’est après ces histoires que le Saint-Yves-de-Vérité de Tréguier, ainsi que sa chapelle (qu’on surnommait Notre-Dame-de-la-Haine) ont été détruits.

Si cette histoire vous intéresse, vous pouvez lire :

– le livre Saint-Yves-de-Vérité, la statue meurtrière de Gwendal Gauthier : super intéressant et très documenté
cet article du Télégramme, qui raconte l’histoire du procès de 1883

Charles Le Goffic, Anatole Le Braz et Ernest Renan ont écrit sur le sujet également.

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Photo de couverture : Dima Pechurin