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Le jeu des questions-réponses (2e partie)

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Voici la suite des questions-réponses ! La première partie se trouvait ici, pour rappel. Pas de spoiler pour cette fois, puisque l’on parle de mon rapport à l’écriture de façon générale :)

Sur l’écriture

* Que ressens-tu lorsque tu achèves un roman ? Quelle impression cela te laisse-t-il ?
Avant, j’étais complètement effondrée, j’avais l’impression de faire une dépression post-partum. On s’immerge pendant des semaines dans un texte et quand tout finit, on atterrit et on ne sait plus où on est. Il me fallait deux ou trois jours pour m’en remettre.
Maintenant, je ne sais pas trop pourquoi, c’est différent. Sans doute parce que je reverrai plus tard un certain nombre de mes personnages dans des histoires que je n’ai pas écrites. Mais c’est différent selon les romans  : certains hantent plus longtemps que les autres, parce que ça dépend des raisons pour lesquelles je les écris.

* tu as été illustratrice avant d’être autrice, comment considères-tu la possible ou non communication de ces deux média aujourd’hui ?
Il y a quelques années, j’avais dans mes cartons pas mal de projets de livres illustrés, où le texte et l’image se côtoient pour raconter une histoire (une BD, mais sans les bulles). Aujourd’hui, ce serait bien trop compliqué et j’ai beaucoup trop de lacunes pour tenter ça, et puis je préfère me consacrer entièrement aux mots.
Je ne ferme pourtant pas la porte à quoi que ce soit  : il est possible que je réalise moi-même des illustrations pour les couvertures de me romans, et j’ai récemment (et bien malgré moi) imaginé un projet dans lequel je ferai quelques dessins… Comme quoi, ne jamais dire jamais :)

* As-tu remarqué des thématiques particulières qui reviennent régulièrement dans tes écrits, volontairement ou non ?
Il y a plusieurs thématiques qui reviennent, en effet  : le deuil et la séparation, la gémellité (et je ne sais pas pourquoi. Un jour je vais apprendre que j’avais un jumeau mort à la naissance, ou un truc du genre). La peur de la mort, aussi  : j’ai plusieurs personnages qui vivent des ‘expériences de mort pas si imminentes mais qui viendront quand même‘, et qui en sont terrorisées (comme Ana ou Lili), mais je l’aborde aussi avec la vie éternelle (les vampires avec Elisabeta) et la réincarnation (euh… dans mon histoire globale, en fait). Et ce n’est pas toujours volontaire  !

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Le jeu des questions-réponses (1ere partie)

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Ces dernières semaines, je vous proposais de répondre à des questions sur tous les thèmes que vous souhaitiez  : mes histoires, mes projets, mes personnages, ma façon de travailler… Voici donc la première partie des réponses  ! Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas, je pourrais très bien refaire un autre billet de ce genre plus tard :)

À noter  : certaines questions amenaient à spoiler. J’ai donc décidé de procéder ainsi  : si le spoiler concerne une histoire qui n’a pas été publiée, je n’y réponds pas en détails, et s’il concerne une histoire déjà publiée, j’y réponds en floutant le texte. Il vous suffit de passer votre curseur dessus pour lire la réponse. Veuillez toutefois bien vous rendre compte que certaines réponses peuvent non pas vous spoiler mais peut-être vous retirer le plaisir de la découverte.

À propos du Grand Projet

* Si toutes tes histoires sont liées entre elles, par où commencer ?
Pour l’heure, mes histoires sont indépendantes les unes des autres, ou du moins les différents ensembles narratifs : la série TOWN est indépendante du roman Elisabeta, qui est indépendant de mes nouvelles. On peut donc tout lire dans l’ordre que l’on veut, et on n’est pas obligé de tout lire si on ne veut pas non plus (au bout d’un moment, si vous voulez lire les romans qui se placent à la toute fin de cette histoire globale, il le faudra quand même !).
Si vous voulez tout lire, je vous conseille de lire les livres dans leur ordre de parution, soit Fêlures, puis 18.01.16, puis Elisabeta, puis Tueurs d’anges, puis Oracles, puis Onirophrénie, puis Passeurs, et ainsi de suite. Mais ce n’est qu’une suggestion. A mon sens, les seuls que l’on doit lire dans l’ordre, c’est Fêlures et 18.01.16, mais uniquement parce que Fêlures est bien plus ancien et que le style s’en ressent un peu.
(et bien entendu, il vaut mieux lire dans l’ordre les séries XD Que ce soit les romans comme TOWN ou Le Cercle, mais aussi les nouvelles (comme la trilogie de L’attrape-rêves ou les Nouvelles de Town) (mais tout est précisé sur la fiche de chaque nouvelle, dans le menu ‘Lecture en ligne‘ ci-dessus).

Pour en savoir plus :

À propos des personnages

* Comment s’est passée ta rencontre avec Oxyde, qui semble un personnage éminemment central pour toi  ?
Ce sujet fera l’objet d’un billet plus tard, puisque je comptais raconter la genèse d’Oracles, comme je l’ai fait pour Tueurs d’anges et Elisabeta (je m’en occuperai un peu avant la parution du livre). Mais on peut résumer ainsi  : au départ, Oxyde était une incarnation du Diable (rien que ça) que je voulais mettre en scène dans une nouvelle, et en fin de compte, il est devenu totalement autre chose, se changeant en tatoueur magicien comme on le voit dans la nouvelle Souvenirs d’encre. Mais forcément, les choses m’ont un peu échappée et Oxyde a très vite pris toute la place (et j’ai encore du mal à comprendre comment ça a pu se produire). Comme je travaillais sur Tueurs d’anges à l’époque, j’ai eu l’idée assez saugrenue de l’y inclure, ce qui a donné Oracles (qui devait être un livre indépendant).

Spoiler Tueurs d’anges  : [ads_blur_spoiler] c’est à ce moment-là que j’ai décidé de lier Oxyde à Élias (vous verrez comment dans Oracles), et c’est ce qui m’a permis d’imaginer toute son histoire. [/ads_blur_spoiler]

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Fun facts (1)

Quelques petites anecdotes à propos de mes histoires… sans spoiler ! Le Rêve du Prunellier, Fêlures, 18.01.16 La corneille qui vient recueillir l’âme du vieil homme dans Poe est une Ombre qui se balade dans notre monde (ce qui ne peut pas arriver, j’ai fait une erreur d’aiguillage à l’époque, mais… Lire la suite »Fun facts (1)

Au travail : la correction

Voici la deuxième partie de Martine écrit un roman, avec cette fois comme question ‘comment tu corriges et peaufine tes textes ?‘. Je refais le même disclaimer que la première partie : ceci est ma méthode, ma façon de fonctionner. Je ne donne pas de méthode ou de clef pour se dépatouiller, il s’agit juste de ce qui marche pour moi, après des années d’expérimentations et de tâtonnements.

>> Lire la première partie sur l’écriture

La correction et Seigneur Antidote

Dans l’épisode précédent, j’expliquais qu’une fois le premier jet de mon texte terminé, je fais une première relecture qui ne porte que sur le fond. Alors, oui, ça pique les yeux parce que c’est dégueulasse et plein de fautes, mais ça permet aussi de jauger le travail de correction et de remaniement. Je convertis donc mon texte en epub, je le transfère dans ma liseuse, puis je m’installe dans le canapé avec Lilith (en général, elle vient toujours squatter mes genoux une heure ou deux), ma musique et une feuille à portée de main. J’y note tous les trucs qui ne vont pas sur le fond : les incohérences, les trucs à développer, les trucs à ajouter, les quelques idées qui me viennent entre temps… Ensuite, je laisse reposer un peu, quelques jours ou quelques semaines (je n’attends pas longtemps parce que je déteste avoir un texte pas fini dans mon ordinateur).

Quand je décide de me mettre à la correction, je le relis une nouvelle fois et mets au propre la liste de modifications. Puis je me lance dans la correction en elle-même, chapitre par chapitre. Je reporte sur le texte les remarques, les ajouts et développements sur le fond ; quelquefois, il faut jongler pour que tout s’agence correctement, puisque si on change un détail, tout peut être impacté façon domino. Il arrive que je doive restructurer tout, refaire un plan, corriger ma chronologie dans Aeon Timeline, ce genre de choses. L’avantage, c’est que tout est flexible et rien n’est figé.

Ensuite, je m’occupe de la forme. La plume d’abord, c’est-à-dire ce qui fait le style : les tournures, les formulations, le rythme des phrases (pouvez être sûr.e.s que la moindre virgule est pesée) (enfin, la plupart), la compréhension aussi.

Seigneur Antidote sur la première page de Tueurs d'anges (déjà corrigée)

Seigneur Antidote sur la première page de Tueurs d’anges (déjà corrigée)

Puis je réveille le Seigneur Antidote (un logiciel d’aide à la correction) et passe le texte à la moulinette. Je dégage répétitions, verbes ternes, fautes diverses, adverbements, etc. Je ne vous donne pas ici le détail de ce que j’applique comme corrections : déjà parce qu’on trouve énormément d’articles de ce genre sur le net qui donnent pas mal de pistes, mais ensuite parce que cela ne s’appliquera pas à vous. Ma méthode de correction s’est construite en fonction de ma façon d’écrire, de mes tics de langage et des fautes que je fais le plus souvent. Par exemple, j’ai une liste de mots que j’ai tendance à trop utiliser, et je traque ces mots pour éviter qu’ils soient trop fréquents. Mais je n’éradique pas tous ces mots, tout comme je n’éradique pas toutes les répétitions (vive les anaphores), ni tous les verbes ternes, ni tous les adverbements. Tout le boulot consiste à doser.

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Au travail : l’écriture

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Une question revient assez souvent depuis un moment, c’est ‘Comment tu bosses ?’. Que l’on parle d’environnement de travail, de rituel ou de méthode d’écriture, j’ai décidé de faire un billet qui récapitule tout.

Attention toutefois : je ne parle pas de méthode d’écriture ici, mais seulement de comment je me mets au boulot. Je ne suis pas sûre de croire aux méthodes d’écriture pour tout dire : le seul moyen qui existe pour devenir écrivain, c’est… d’écrire. Point barre. Si vous n’êtes pas capable de vous imaginer les fesses posées sur une chaise pour écrire votre roman, si vous considérez que passer des semaines, des mois ou des années est trop long, ou s’il s’agit d’un travail trop difficile, je crois que vous pouvez commencer à songer à passer à autre chose.

Il existe des méthodes qui permettent d’élaborer une histoire, une structure, un scénario : ce sont souvent des outils pointus partagés par des professionnels (scénaristes, script doctors, etc) ; il existe aussi des méthodes d’organisation, mais je ne crois pas qu’il existe de méthode pour se mettre vraiment à écrire. Du moins, il n’existe pas de recette miracle pour terminer son roman, et ce n’est très certainement pas moi qui m’amuserai à écrire ça ici (si vous voulez des conseils d’écriture, cherchez sur le net, des tas d’auteurs en donnent).

Au commencement était le Verbe

Quand j’étais à l’hôpital, les infirmiers faisaient toujours la même remarque quand ils apprenaient que j’étais écrivaine : ‘ça ne doit pas être facile de trouver l’inspiration‘. Je leur expliquais alors que l’inspiration n’existe pas, qu’il ne s’agit pas d’un cadeau du ciel qui apparaît par miracle.

C’est assez compliqué d’expliquer comment me vient l’idée d’un roman. Souvent, c’est une convergence de concepts différents, de ‘tiens, j’ai envie de raconter ça‘, ou de ‘comment je traiterais le sujet ?‘ (comme pour Elisabeta). Je mélange tout un tas de choses et je laisse mariner dans ma tête pendant un moment. Si ça prend, il y a déjà des personnages qui apparaissent, ou même des scènes qui se jouent.

L’inspiration vient de tout ce qui m’entoure : des gens que je rencontre, ou des films que je vois, ou de la musique que j’écoute, ou, rarement, de livres que je lis. Il y a aussi souvent des thèmes que je veux aborder ; très rarement, il y a aussi des choses à exorciser, ce qui a été le cas avec le dernier roman que j’ai écrit, Onirophrénie.

Je cherche aussi moi-même des liens, des idées… En gros, je bouscule mon cerveau pour qu’il me donne de la matière. Je ne crois pas au concept de muse, d’inspiration qui tombe toute cuite du ciel : si inspiration il y a, elle vient de quelque part. Et je pense vraiment que l’on peut forcer sa tête à donner de l’inspiration. Plus on écrit, et… plus on écrit. Plus on réfléchit, et plus on réfléchit. Le cerveau est comme un muscle, s’il est suffisamment entraîné, il recrachera sans problème de quoi nourrir vos histoires.

Des notes, des manuscrits, des trucs et des machins...

Des notes, des manuscrits, des trucs et des machins…

Donc, depuis quelque temps, je n’ai plus besoin de chercher l’inspiration ou de bousculer mon cerveau pour qu’il fasse les ramifications entre les idées que je lui donne : ça vient littéralement tout seul. Pas tout cuit tombé du ciel, parce que je dois encore beaucoup travailler pour que telle pièce rendre au bon endroit du puzzle, mais ça vient quand même. Il faut dire aussi qu’à mesure que j’écris mes romans, j’agrandis la gigantesque histoire que je cherche à raconter par ce biais, mon fameux plan de conquête du monde. Une idée, un concept, un événement ou un personnage créé pour le roman en cours servira forcément pour mon histoire globale, je devrai l’intégrer à un moment ou à un autre, ce qui signifie que j’ai une longue liste d’idées, de concepts, d’événements et de personnages à faire intervenir dans mes futurs romans.

>> À propos de mon plan de conquête du monde

Je connais par exemple le déroulement du tout dernier roman de cette histoire, celui que j’écrirai peut-être dans dix ans parce qu’il y a toujours quelque chose qui doit passer avant (bonjour la frustration). Il s’agit souvent d’idées de scènes ou de déroulement (‘Machin doit rencontrer Truc‘, ‘Bidule fait partie de la famille de Machine‘, etc) qui me viennent souvent quand je me brosse les dents ou quand je fais le ménage. Je ne compte plus le nombre de fois où je sors en trombe de la salle de bain pour noter l’éclair de génie qui vient de me foudroyer… Il s’agit en réalité d’un léger effort, conscient ou inconscient, comme une machine qui travaille en tâche de fond pour faire des liens entre les différentes informations qu’elle possède et résoudre des problèmes. Lionel Davoust en a donné un parfait exemple sur son blog.

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Pourquoi l’auto-édition

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Voilà un moment que je veux répondre à cette question qu’on me pose assez souvent  : pourquoi l’auto-édition  ? Les raisons, je les connais depuis longtemps mais ce qui me posait problème, c’était d’admettre certaines choses. Je voulais aussi peser cette réponse afin qu’elle ne soit pas trop vindicative, qu’on n’y voit pas une défiance envers l’édition traditionnelle contre laquelle je n’ai rien en particulier. C’est juste que ça ne me convient pas pour mon propre travail… et je sais que ça en fait hurler certain.e.s (désolée !).

Au début

Mes livramoi

Mes livramoi

Le premier livre que j’ai auto-édité, c’était Le Rêve du Prunellier. Je n’avais pas forcément pensé à l’auto-édition pour mes livres, disons que je n’avais pas vraiment l’intention de me remettre à écrire sérieusement à l’époque… Je tenais encore mon ancienne boutique de bijoux, Unseelie, et je faisais de l’illustration. Alors l’écriture… Même si ça a toujours été ‘mon truc’, je ne me voyais pas tout lâcher pour m’y consacrer. À l’époque, j’avais dans mes cartons un projet qui me suivait depuis quelques années, un livre illustré sur le thème de l’hiver. Comme je savais que je n’avais aucune chance de publier ce livre (le marché s’étant effondré, et n’étant pas assez bonne en illustration pour ça), j’ai décidé, un peu la mort dans l’âme, d’écrire une nouvelle, D’hiver et d’ombres. Puis il y en a eu d’autres et c’est là que Le Rêve du Prunellier est né.

J’ai voulu l’auto-éditer simplement parce que je le pouvais  : déjà à l’époque (c’était en 2012 ou 2013), les outils étaient disponibles sur le net, comme le livre numérique, les plate-formes de vente ou l’impression à la demande. Je voulais tout simplement voir si j’étais capable de mener ce projet de A à Z, de concevoir mon livre et de le vendre, en sachant de plus que proposer un recueil de nouvelles à une maison d’édition relevait assez du parcours du combattant (comme un roman, vous me direz). Ici, il faut que je vous avoue un truc  : avant Le Rêve du Prunellier et Unseelie, je n’avais jamais réussi à terminer quelque chose, à aller jusqu’au bout. Même écrire un roman, je ne l’avais pas fait. Du coup, recevoir le premier exemplaire papier du livre, même s’il était mal foutu, mal imprimé, et ‘jeune‘ dans sa conception, ça a enclenché quelque chose. Surtout, ça m’a vraiment redonné envie d’écrire, puisque le livre a reçu beaucoup d’avis positifs.

Pour autant, je n’avais pas forcément l’idée de recommencer, ni pour des nouvelles ni pour des romans. Des romans, d’ailleurs, je n’avais pas l’intention d’en écrire à part Tueurs d’anges. Mais j’ai continué. Un peu plus tard, j’ai découvert Wattpad et j’y ai vu une chouette occasion de montrer ce que je savais faire. J’ai voulu utiliser Wattpad comme j’ai utilisé DeviantART avec mes illustrations  : j’y mets mon boulot personnel comme dans une vitrine, et si quelqu’un est intéressé, il peut me contacter. Du coup, j’ai écrit pas mal de nouvelles que je mettais à chaque fois en libre accès sur Wattpad. Quand j’en ai eu un certain nombre, je me suis dit que ce serait pas mal de publier un nouveau recueil de nouvelles  : c’était Fêlures. Et ainsi de suite avec Notre-Dame de la mer (une novella, donc format court, donc toujours pas facile à proposer à un éditeur) et 18.01.16.

Entre temps, j’ai écrit des romans. J’ai écrit beaucoup de romans (en terme de titres, j’en suis à sept. Si je compte les réécritures, ça fait le double), qui s’accumulent dans mon ordinateur comme des piles de manuscrits dans un tiroir. Je ne les ai pas écrit pour moi (parce que dans ce cas-là, je me raconte mes histoires à moi-même et je ne passe pas des heures devant mon écran et mon clavier) mais bien pour les proposer à lire à quelqu’un. J’aurais pu les soumettre à des maisons d’édition (je l’ai fait. Pour un seul, L’Épine Noire), mais j’ai décidé que non. Pas pour l’instant en tout cas.

Tous mes bébés réunis !

Raison n°1 : parce que mon premier livre était un fiasco

C’était Le Chat qui avait peur des ombres, ma toute première vraie publication, le premier projet réalisé avec mon chéri. Autant dire que quand tu mets un pied dans un merdier pareil, tu n’as pas forcément envie d’y replonger. Je ne vais pas refaire l’histoire (si vous voulez, vous pouvez chercher des infos sur les éditions Mic Mac), mais rien ne s’est fait correctement et il a fallu très longtemps avant de réussir à régler les problèmes. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec le stock restant de livres que nous vendons comme nous pouvons, ce qui n’est pas plus mal… et ce qui est justement ce qui m’a décidée à poursuivre l’auto-édition  : je gère mes livres et les vends comme je veux.

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