Chronologies et univers : comment y voir clair

J’ai reçu une remarque un jour, à laquelle je n’avais pas pensé : l’on peut se perdre assez rapidement si l’on ne connaît pas mes univers et mes histoires. Du coup, histoire de laisser une trace de tout ça, voici quelques explications…

Au début

Mon carnet contenant le Plan de l'OnirographeJ’ai longtemps coupé mon boulot en deux : la partie fantasy d’un côté, la partie fantastique de l’autre. Ce qui signifie que tout ce qui se trouvait à l’intérieur de ces parties était relié ; tous mes textes de fantastique se déroulaient dans notre monde sur une même chronologie, les autres mondes sur une autre chronologie. Simple.

En revanche, les deux parties fantasy & fantastique me paraissaient irréconciliables. Difficile d’imaginer comment lier des mondes imaginaires au nôtre… jusqu’à ce qu’une illumination divine me vienne. Je tenais l’Idée avec un grand i, le truc qui relierait tout. Idée que je ne vais pas vous raconter, il vous faudra la découvrir le moment venu… Ce qui est certain, c’est que tout se tient sur une même timeline, un même multivers dont chaque monde est relié à son voisin. J’appelle ça pompeusement le Plan de l’Onirographe. Ou le Grand Projet.

Les univers

Histoire de garder un semblant d’ordre dans tout ce bazar (ce qui n’est pas facile), des univers se sont naturellement constitués, rassemblant les différents textes selon leurs points communs : un monde, donc, ou une époque, ou une civilisation, ou un personnage… Ce découpage naturel permet de savoir où on met les pieds et de se situer quelque peu sur la timeline. Vous verrez que le premier événement principal de cette chronologie est l’Apocalypse (il y en a deux autres, mais je n’en ai pas encore parlé pour le moment).

J’ai rédigé une page, Le Grand Projet, sur laquelle je détaille les différents univers, leur résumé et les textes qui leur correspondent.

  • TOWN est la partie qui se déroule dans notre monde avant, pendant et après l’Apocalypse, sous la forme d’une quadrilogie de romans. Ses personnages principaux sont les clairvoyants Élias et Oxyde.
  • L’attrape-rêves est la partie qui se concentre sur le personnage de Lili, une marcheuse de rêves de notre monde. Elle vit l’Apocalypse elle aussi.
  • Le Cercle raconte l’histoire du Cercle, donc, une société vampirique qui vit parmi nous depuis toujours.
  • Le Prunellier se rapporte à la partie purement fantasy de l’ensemble. Des marcheurs de rêves de plusieurs mondes différents se réunissent afin de découvrir d’autres civilisations.
  • Atlacoaya, pour finir, est un projet un peu à part sur lequel je n’ai que peu travaillé, une autre partie fantasy dont le lien avec le reste peut paraître obscur, mais cela viendra plus tard.

Il existe tout plein d’autres textes qui n’entrent pas dans ces cycles mais ils sont reliés malgré tout, parfois par un lien ténu, ou juste un personnage, ou une situation… (pour celles & ceux qui connaissent, sachez par exemple que Notre-Dame de la mer est relié à Oracles… Vous verrez !).

Il est aussi possible que d’autres cycles naissent plus tard, selon le feeling du moment.

Comme pour le Marvel Cinematic Universe, ceci constitue la Phase 1 de ma timeline. C’est-à-dire que tout se lit plus ou moins indépendamment, dans l’ordre que l’on veut : vous pouvez lire le roman Elisabeta  avant ou après la quadrilogie TOWN, avant ou après le roman Onirophrénie, avant ou après L’Épine Noire, etc. Les textes se complètent et proposent souvent une autre lecture des événements, ou bien offrent des explications sur tel ou tel truc, ou bien juste des clins d’œil.

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La genèse de Tueurs d’anges

Dans mon dernier article, je proposais de parler un peu plus longuement de mes bafouilles mais sans trop savoir quoi dire. L’on m’a alors suggéré de parler des thèmes que j’aborde et de l’historique de certains personnages. Du coup, j’ai décidé de faire les deux en même temps et de vous parler, par ce biais, de Tueurs d’anges un peu plus en détail.

Pour rappel  : TOWN est le nom de la quadrilogie post-apo et fantastique que je publierai en 2018, dont les trois titres sont  : Tueurs d’anges, Oracles et  Passeurs.

C’est parti pour un petit voyage dans le temps…

Au commencement, il y a…

2001, MC Solaar, grand poète de mon cœur, sort Solaar pleure et c’est un peu une révélation. J’ai passé mon enfance à kiffer Bouge de là et Caroline et cette espèce de tournant mystique dans Solaar pleure m’a beaucoup plu. Aujourd’hui encore, je connais la chanson par cœur (héhé, ouais) et j’aime toujours autant le clip.

En même temps, je suis avec assiduité la parution du manga Angel Sanctuary de Kaori Yuki, l’une de mes séries préférées. J’ai énormément d’admiration pour Yuki et pour cette énorme fresque angélique qui m’a appris non seulement à affiner mon trait (c’était l’époque où j’apprenais à dessiner, je le faisais avec des mangas), mais qui m’a aussi donné une leçon sur la création d’une histoire  : tu fais ce que tu veux. Tu veux traiter des anges et des démons, et faire intervenir Dieu  ? Fais-le. Tu veux changer le genre, l’apparence et l’incarnation de tes personnages  ? Fais-le. Possiblement ma Première Règle, à suivre à toutes les étapes de l’écriture  : just do it.

En même temps, j’étais en classe de première et dans mon lycée, nous avions un cours d’initiation à la philo. Deux heures par semaine avec un prof horrible qui traînait une réputation d’obsédé et qui nous parlait d’amour (c’était le thème). Le livre de référence de cette année-là, c’était Le Banquet de Platon. En fait, j’adorais ces deux heures parce que je passais mon temps à discuter avec les copains mais aussi parce que le livre traitait, via le discours d’Aristophane, de la créature androgyne, celle que Zeus a séparé en deux et qui passent leur vie à chercher de se retrouver. La même chose qu’Adam et Lilith… À l’époque, Lilith, c’était comme ça qu’on m’appelait (ouais, le nom du Chat qui avait peur des ombres ne vient pas de nulle part). Je m’étais donc passionnée pour Le Banquet pour cette raison. Pourtant, avec le temps, c’est bien la figure de l’androgyne séparé en deux qui est restée dans mes histoires  ; la gémellité, les âmes sœurs séparées qui ne se retrouvent jamais… Le thème de Fêlures, et sans doute le thème de l’intégralité de mes histoires (qui sont toutes reliées, je le rappelle).

Bref, vous secouez tout ça, et vous avez un début d’histoire.

Anciennes versions écrites dans des cahiers & dossiers regroupant d’autres versions, ainsi que des notes et des chronologies + Le Banquet

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L’emblème des Voyageurs

Un petit billet hors-sujet pour aujourd’hui, parce que j’ai reçu un petit trésor que j’attendais depuis longtemps… Mon pendentif onirographe !

Mon logonirographe, c’est un peu plus qu’un logo (exécuté par mon chéri), c’est un élément important de mes histoires : dans L’Épine Noire (projet de roman reprenant Le Rêve du Prunellier), il s’agit du nom que l’on donne à l’appareil inventé par le maître Isarius de Mahéra. L’invention a été bien trop tôt présentée au public à cause de l’excès de zèle de Pietr, l’assistant aux dents longues d’Isarius, et le nom retenu n’aurait jamais dû être celui-ci. Car l’onirographe, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas un gadget pour riches qui leur permet de «  dessiner des rêves  » comme ils le souhaitent  ; en réalité, l’invention d’Isarius permet à ceux qui possèdent le vrai don des rêves d’utiliser leur pouvoir sans avoir à dormir et sans laisser leur corps physique derrière eux.

L’emblème a mis longtemps avant de trouver sa forme définitive (qui n’est pas celle du pendentif, vous verrez plus bas). Au départ, j’ai voulu créer l’appareil en question en m’inspirant des astrolabes, des montres et des boussoles. J’ai bidouillé quelques trucs sur Photoshop pour arriver à un compromis qui me plaisait plutôt (ce qui est drôle, c’est que je bidouillais ce truc en regardant Forever quand ça passait sur TF1. Du coup, à chaque fois que je travaille avec mon logo, je pense à Ioan Gruffudd (ce qui n’est pas forcément désagréable, vous en conviendrez)).

Ligne du haut  : l’appareil tel que je l’imaginais dans sa version dessinée, puis la version au trait.
Ligne du bas : le premier logo réalisé à partir des dessins du dessus, qui a été présent sur le site pendant quelques années. Enfin, la version définitive et jolie faite par mon chéri.

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Virus T(uberculose)

Résumé des épisodes précédents : voilà plus de deux mois que je me trimballe chez le médecin, dans les labos, chez le radiologue pour tenter d’avoir une explication quant à la mystérieuse fièvre qui m’accable depuis mai dernier. Après une médiastinoscopie (opération sous anesthésie générale qui consiste à prélever des ganglions… Lire la suite »Virus T(uberculose)