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Bonjour !

Dans un précédent article, celui du bilan de 2014, j’ai parlé des différents projets qui allaient m’occuper en 2015, dont un petit plaisir perso : j’avais envie, depuis longtemps, de réaliser, pour moi, une version intégrale de mes Chroniques de l’Épine Noire, sous la forme d’un gros livre illustré. Je m’y suis attelée de suite, et le voilà arrivé !

couverture1 218x300 Le livre de lÉpine Noire

Cela donne un bon gros livre comme je les aime (et que je désespère de revoir en rayon… où sont passés tous ces beaux livres de féerie ?), un format A4 à la couverture rigide. Il fait 172 pages et est tout en couleurs (qui, pour une fois, ne sont pas dégueu).

livre1 300x225 Le livre de lÉpine Noire

Pour tout dire, il n’y a pas grand-chose d’inédit à l’intérieur… J’y ai mis toutes les nouvelles déjà écrites (celles du Prunellier et celles que je laisse à votre disposition ici-même), une bonne partie des illustrations également (sauf les plus anciennes), et quelques petites notes annonçant la suite. J’ai également ajouté des corrections : sur les coquilles que j’ai pu traquer, sur la cohérence aussi. Ça change quelques perspectives, par rapport à l’histoire… et ça pose les bases pour autre chose. Et puis il ne s’agissait pas de faire un nouveau livre dans l’univers du Prunellier, mais juste de me faire plaisir en m’offrant cette édition qui, en fait, devait être unique ! Je déteste les éditeurs qui sortent un livre et qui, un an après, le sortent de nouveau en ajoutant du contenu (illustrations, ou histoires, ou les deux, ou plus belle fabrication… ça se voit beaucoup en BD), cela me donne l’impression qu’ils prennent les lecteurs pour des vaches à lait. Je ne veux absolument pas faire la même chose : même si une révision du texte du Prunellier serait une bonne chose, je ne veux pas léser les acheteurs du livre.

Le livre comporte les défauts de l’édition à la demande : quelques soucis de découpage du papier (certaines illustrations ont un bord blanc), l’illustration de couverture n’est pas centrée, et… le prix. Le bouquin coûte cher à la fabrication, c’est la raison pour laquelle il n’a pas de n° ISBN et qu’il ne sera pas mis en vente dans la boutique. Un tel livre devra avoir un prix de vente d’un minimum de 70 € si je ne veux pas perdre de l’argent… Et je n’ai pas envie de mettre en place une souscription pour un livre sur lequel je n’aurais pas de marge (je le fais déjà avec Le Rêve du Prunellier, si vous voulez tout savoir).

Mais… comme je sais que certain·e·s d’entre vous voudront tout de même avoir ce livre, je vais tout de même y réfléchir. Cela dépendra du nombre de personnes à m’en faire la demande (à ce propos, si vous le voulez, contactez-moi par email : rozenn(a)onirography.com ). Peut-être que je ferai un tirage ultra limité (genre 10 ou 20 exemplaires), du genre ‘édition prestige’ avec des trucs dedans. A voir, donc !

Voici quelques photos de la bête :

Voilà !

ps : pas la peine de me demander si je compte refaire des Onirographes : ce n’est pas au programme pour l’instant :)

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Effectivement, il faut passer à travers les toiles d’araignée de ce site laissé à l’abandon pour poser quelques mots ici… J’ai lamentablement délaissé Oniro ces derniers mois, pour plein de raisons différentes…

Pour tout dire, ma boutique me prend tout mon temps. Quand j’ai ouvert Unseelie, c’était plus par envie de bricoler des petites choses et de partager mon temps entre ce que j’aime, à savoir l’illustration et le bijoutage. Mais c’est sans compter cette grosse remise en question quant à mon boulot d’illustratrice, et l’ampleur qu’a pris la boutique…

L’illu

Pour avoir mis le pied dans l’illustration dans l’édition, j’ai appris que ce n’était pas le travail rêvé (mais au moins, j’ai testé !). Travailler pour les autres est bien trop stressant. C’est également mal payé la majeure partie du temps, et un certain nombre de choses parfaitement irritantes a fini par me faire reculer : on demande un style ou un univers à un illustrateur, sans prendre en compte son style et son univers propres, on partage sur le net le résultat final avant même de le prévenir de ce partage, etc. Ça ne vaut pas le coup. Je suis heureuse des quelques travaux réalisés jusqu’ici, et je ne le regrette pas, mais c’est ce qui se passe autour qui me déçoit. J’ai aussi pris conscience de mes limites, de mes lacunes, et je n’ai pas l’envie, à bientôt 30 ans, de consacrer du temps à combler ces lacunes alors qu’il y a beaucoup d’autres choses à faire.

L’illustration, donc, a repris sa place de hobby, et j’ai moins de temps à m’y consacrer. Peut-être que, plus tard, je me remettrais dedans, avec cette fois mes propres objectifs en vue, mes propres univers à mettre en image, et pas ceux des autres.

La boutique

bilan3 150x150 Entre les toiles daraignée... Comme je le disais, la boutique a pris énormément de place, au point de réaliser un jour que, si, je peux en vivre vraiment. C’est cette année que j’ai pris conscience qu’enfin, j’ai créé mon propre travail, j’y prends du plaisir mais c’est très très chronophage. Tout comme si j’avais un emploi salarié, beaucoup de choses passent désormais après. Je ne développe pas tout ça ici, vous pouvez lire mon bilan sur le blog d’Unseelie !

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L’écriture !

Une autre donnée s’est glissée dans mon quotidien (presque) bien minuté, mon envie viscérale et irrépressible d’écrire. Je l’ai bien trop négligée ces dernières années, ce qui a fait qu’elle a surgi au plus mauvais moment, quand j’étais vraiment occupée et surbookée. Mais c’est là : mes histoires bouillonnent depuis bien trop longtemps. Il fallait les faire sortir. Alors j’ai pris un mois cet été pour rédiger un roman commencé il y a 12 ans, que j’ai appelé Apocalypse parce que je n’ai aucune idée de titre. Ce livre repose dans mes fichiers en attendant… je ne sais pas quoi, d’ailleurs. J’en ai parlé ici. Il faudra, à un moment ou à un autre, que je m’y plonge enfin pour le polir une dernière fois.

J’ai prévu d’écrire deux autres romans cette année : le premier, dont le nom de code est Nuage (pas de rapport… ou pas !), sera rédigé d’ici peu, le temps de me caler quelques semaines. Je n’en dirai rien jusqu’au bout ! Le deuxième, Notre-Dame de la mer, existe déjà sous la forme d’une novella que je souhaite étendre en un roman plus étoffé. Il s’agit d’une histoire prenant ses racines en Bretagne, là d’où vient la quasi-totalité de ma famille, avec des légendes de sirène et des malédictions… Celui-ci est prévu pour juillet, pendant le Camp NaNo, en compagnie de ma Célie.

bilan2 150x150 Entre les toiles daraignée... Et puis dans tout ça, il y aura la rerererelecture d’Apocalypse, si je parviens à surmonter le blocage, un petit plaisir perso sur Le Rêve du Prunellier (vais m’en faire une version Artbook avec tous les textes et toutes les illus, il ne sera pas en vente officiellement mais vous pourrez vous en procurer un exemplaire si vous voulez !), et puis la correction et la réalisation de la suite du Chat qui avait peur des ombres (qui s’appellera Le Chat qui  mangeait les étoiles !), et enfin, un projet de scénario de BD qui me trotte dans la tête depuis un moment. De quoi être bien occupée !

Ça parlera un peu plus d’écriture ici-même, du coup, et puis j’aimerais parler un peu plus des choses que j’aime bien, livres, illustrations, bijoux… histoire de faire vivre un peu plus Oniro et d’en enlever les toiles d’araignée et la poussière !

Sur ce, je vous souhaite une très bonne année 2015, pleine de création, d’inspiration, de jolies choses, et j’espère vous revoir bientôt !

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poe3 La Malédiction de Poe

Elle soufflait ses noirs secrets à l’oreille de l’écrivain maudit — et lui, il grattait sur le papier chaque phrase que cela lui inspirait. Ses yeux noirs enfiévrés, son esprit ravagé par l’alcool et la drogue, ses doigts tremblants autour de la plume… Rien que des signes, les symptômes de la Mort qui viendra lui rendre visite d’ici peu. L’on murmurait qu’il devenait fou. En vérité, il ne faisait que déposer sur le manuscrit les hallucinations dont il était victime. Cette brume de ténèbres… la voix de Virginia, résonnant entre les murs… Et ne serait-ce pas l’ombre d’une aile de corneille, là, sur le plancher ?
La créature lui soufflait son poison, et lui, l’écrivain maudit, n’entendait pas ses propres battements de coeur affolés, juste le grattement de la plume sur le papier.

poe2 300x198 La Malédiction de Poe

poe1 198x300 La Malédiction de Poe

Poe
Unoa Lusis sur corps Planetdoll
Face-up : Kesha
Outfit : Black Fer de Dollheart

onirobzh

Bonjour !

Je suis très heureuse de vous partager cette petite new qui n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup !

Je suis avec une impatience non dissimulée l’aventure du .bzh depuis le début. L’idée d’une telle extension me plaisait énormément, et je me disais que j’adorerais avoir une telle adresse pour la boutique. Unseelie.bzh… ça claque ! Il me fallait aussi celui de mon site personnel.

Du coup, j’ai attendu, et dès que j’ai pu, j’ai commandé les adresses unseelie.bzh et onirography.bzh, histoire de les avoir au plus vite. C’est aujourd’hui que ces adresses sont disponibles, et vous pouvez d’ores et déjà vous y rendre, pour atterrir sur mes sites chéris ! Même s’il ne s’agit que d’une redirection, je suis vraiment contente de vous les partager enfin.

La culture bretonne est une culture qui m’est chère, porteuse de magie, de grisaille, de légendes, elle est enracinnée en moi depuis toujours, et que cela puisse transparaître jusqu’à ma présence en ligne me ravit.

Vous pouvez suivre l’aventure du Pik BZH sur le site de l’association qui a porté le projet jusqu’au bout, merci à elle !