Échos du froid – une nouvelle pour le Ray’s Day !

echos1 (vraiment, trois articles en trois jours… je ne sais pas ce qui va se passer, pour le coup, mais ça fait peur)

Bonjour les gens !

Aujourd’hui c’est le Ray’s Day, jour de célébration des auteurs, des lecteurs, des livres ! Un de mes jours préférés de l’année. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur l’événement Facebook !

C’est l’occasion, donc, de partager avec vous une petite nouvelle, que j’ai intitulé Échos du froid. Il s’agit en réalité de Dies Irae, qui se trouve au sommaire de mon recueil Le Rêve du Prunellier (plus dispo) ! Je n’ai apporté que peu de corrections dans le texte (écrit en 2011), à l’exception de la suppression de certains passages (en rapport avec les corneilles, pour ceux et celles qui l’ont déjà lu), histoire de le rendre indépendant du recueil. Cela ne change en rien l’histoire, rassurez-vous.

 

En vous souhaitant une bonne lecture, à bientôt !

R.

Edit : Le Ray’s Day étant terminé, la nouvelle n’est plus disponible à la lecture. Mais si vous l’avez manqué, sachez que je prépare, pour la fin de l’année ou l’année prochaine, une sorte de recueils avec mes nouvelles hors univers du Prunellier, dispo ici-même :)

Posez les crayons

by Rozenn 2 Comments

(Wouah, deux articles en deux jours, c’est la fête…)

livresIl y a toujours un dessineux (ou deux) dans une classe, au collège ou au lycée. Enfin, il y en a pas mal plus dès qu’on met le pied dans des classes d’art pla, mais, voilà, c’est l’idée. J’étais la dessineuse de la classe à partir de la 3e. Quand j’ai commencé à gribouiller, je décalquais des mangas parce que je m’ennuyais. Je vivais loin, trèèèèès loin, je n’étais pas encore rentrée au collège (en milieu d’année, en plus), alors je gribouillais. C’est devenu très sérieux tout de suite, au point de faire quelques boulots pro ces dernières années. Mes deux premières couvertures, publiées quasiment en même temps, sont précieusement posées dans ma bibliothèque, et j’ai énormément de tendresse pour les deux personnages qui y sont représentés, Lía Fáil et Navarre*. J’ai conservé chacune de mes publications, bien qu’il n’y en ait pas beaucoup.

L’année dernière, j’ai pris la décision de ne plus prendre de commande d’illus, dans un premier temps, et de stopper tout à fait, dans un second temps. Ça n’a pas été facile (voilà l’euphémisme du mois). J’ai dû, littéralement, faire le deuil de tout ça. Comme quand on perd quelqu’un, je suis passée par plusieurs stades, j’ai pleuré, j’ai regretté, je me suis résignée, puis j’ai accepté. Et aujourd’hui, je ne regrette pas. Mais alors, pourquoi ?

L’édition, tout d’abord, l’aspect professionnel : je n’ai pas eu les épaules assez solides pour ça. Chaque commande a été un stress, et dès le contrat signé et l’euphorie passée, je me retrouvais à baliser comme une malade devant Photoshop. A un moment, j’ai dit stop, parce que travailler en stressant ne mène nulle part. Et si je suis heureuse du résultat, pour chacun de mes travaux, parce que ça me plaît et aussi parce que ça plaît au client, il y a toujours un peu de… je ne sais pas, un peu d’amertume car ça aurait pu être mieux. Sans compter que les places sont chères, il y a beaucoup beaucoup d’illustrateurs sur le marché, et par conséquent, beaucoup de n’importe quoi dans les conditions de travail (‘j’ai besoin d’une illu représentant une ville baroque payée à 100€, pour hier‘, non merci). Les tarifs, les conditions, les contrats… du délire total dans pas mal de cas. L’énième demande de la part d’une maison d’édition qui ne connait pas mon boulot m’a décidée à ne plus accepter de contrat.

Cela mène au deuxième point : il y a, comme je l’ai dit, énormément d’illustrateurs sur le marché, et beaucoup bien plus doués que moi. Je situe mon niveau (enfin, je situais, j’ai pas mal perdu de skills ces derniers mois) à ‘plutôt pas mal mais sans plus’, c’est-à-dire pas suffisant pour casser la baraque (loin de là !). Sans compter que j’ai beaucoup de lacunes… et me remettre à niveau à 30 ans, alors que je n’ai déjà pas beaucoup de temps pour faire ce que je veux (dans le domaine pro ou privé), j’ai préféré dire non et raccrocher.

Ce qui mène au troisième point : le temps ! J’ai besoin de me nourrir de création, qu’elle soit littéraire, artistique ou artisanale. Mon boulot, en vrai, c’est Unseelie : ma petite boutique, qui ne me permet pas de vivre vraiment mais qui se trouve être ma seule source de revenus, et qui a tout d’un vrai travail (des fois, le lundi, on a pas envie d’aller bosser, même si c’est pour fabriquer des bijoux tranquille à la maison). Ma passion, en vrai, c’est l’écriture. Ajouter une troisième discipline, comme le dessin, m’a fait perdre la tête plusieurs fois. Pas le temps de tout faire, matériellement, avec une créativité capricieuse, et, surtout, une incapacité à tout gérer intellectuellement. Ce qui faisait qu’au bout d’un moment, mon CPU interne se mettait à chauffer, je me retrouvais à bugger et je ne bossais plus pendant trois jours, le temps de me remettre. Cracher de la création en permanence est compliqué, la créativité n’est pas une source infinie qui nous permet de créer créer créer tout le temps, il n’existe pas de muse, pas de don, c’est juste du travail, même s’il s’agit de passion. Pas possible. Et il m’est tout autant impossible de mettre la boutique de côté. Donc…

Go au quatrième point ! J’ai préféré privilégier ce que je sais faire de mieux, ce qui est moi, ce que j’aime au plus profond, le truc le plus viscéral : écrire. J’écris depuis que j’ai 12 ans, je dessine depuis que j’ai 15 ans… en mettant de côté l’écriture. J’ai des années de frustration, d’histoires en dormance à rattraper. J’ai des trucs à raconter, et il faut que je les raconte. J’ai pas le choix. C’est le truc qui me pousse à écrire comme une acharnée depuis le début de l’année. J’ai appris, ainsi, que l’inspiration n’existe pas, qu’il faut se mettre au boulot pour y arriver, passer des heures devant son ordi, et provoquer le déclic créatif. Comme pour le bijoutage, finalement. Mais si je peux créer des bijoux sans trop y penser, le soir devant la télé, si je peux m’immerger totalement de 14h30 à 19h30 presque chaque jour avec mon casque sur les oreilles pour écrire, je ne peux pas, finalement, prendre plus de temps pour dessiner. Et le dessin, ça s’entretient, car au bout d’un moment, la main (et l’esprit) se rouille. Je n’ai pas le temps pour ça, je n’ai pas la ressource créative infinie qu’on prête aux artistes pour ça. L’écriture restera ma priorité numéro 1, et si je pouvais arrêter Unseelie pour écrire exclusivement, je le ferais (ce n’est pas prêt d’arriver !).

Il n’y a aucun regret dans tout ça. Bon, ça a fait partie d’un processus long et difficile de deuil, parce que j’étais persuadée que c’était ça, mon truc. Que dessiner, c’était ma vie. Mais non. J’aime raconter des histoires, et je pense être plus à même de le faire avec des mots qu’avec des traits et des couleurs. Je préfère me concentrer sur cela, et aller de l’avant. La vie passe trop vite pour avoir des remords ; il n’y a pas grand-chose que je regrette à présent, et sûrement pas le dessin. Et, surtout, je ne veux pas regretter de ne pas avoir donner de chance à mon moi-écrivain, alors que tout me menait à ça.

Je sais que certaines personnes pourraient être déçues. Surtout, ne le soyez pas ! Les illustrations sont toujours là, disponibles, prêtes à être regardées autant que vous le souhaitez, elles ne sont pas effacées pour autant. Les livres, les couvertures de roman, les tirages… tout ceci existe encore, alors conservez-les si vous les aimez, tout comme je conserve chacun de mes livres, précieusement comme un trésor. Et pour la suite, si je ne peux pas vous promettre que vous trouverez bientôt mon boulot sous forme de mots (parce que, écrire est une chose, publier en est une autre, c’est tout le challenge de cette transition : je bosse de mon côté, mais vous n’en verrez rien avant longtemps), je fais tout pour y arriver.

Bref, je pose les crayons, et reprends les stylos (bic crystal, de préférence).

R.

Photo : mes jolivres auto-fabriqués, vendus ou non (épreuves d’impression, trucs faits pour le plaisir, manuscrit annoté et raturé…), avec à droite le prix que j’ai reçu pour le concours d’illustrations organisé par Selina Fenech en 2009.

*Lía Fáil est le personnage représenté sur la couverture de Vampires d’une nuit de printemps, de Lia Vilorë (ed. du Petit Caveau), et Navarre celui de Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats (initialement ed. Ad Astra, publié récemment de nouveau chez Hélios).

Sur la route (dala dala lalalala)

Bien le bonjour,

lo-machines14me revoilà de mes (toutes petites petites petites) petites vacances, prête à casser la baraque pour la rentrée qui vient. La fin de l’été, c’est pour moi une victoire, ou presque : adios le soleil, adios les vacances, adios la chaleur, bon débarras, je ne vous aime pas. L’automne qui vient va me donner des envies de changement, comme tous les ans, que ce soit dans mon chez moi, dans mon armoire, sur mon établi ou sur mes sites, et — oh ! — c’est ce qui va se passer ! Je vais réinitialiser totalement Oniro, pour ses bientôt 10 ans, et dire au revoir, définitivement, à ma facette d’illustratrice. C’est un peu comme si je laissais s’échapper une de mes personnalités, voyez. Pas simple. Mais je ne regrette pas d’avoir décidé de ne plus dessiner, de ne plus peinturer, parce que c’est comme ça, je n’étais pas faite pour ça. Je préfère les mots aux pinceaux.

D’ailleurs, en parlant de mots : je vous l’annonce ici, une de mes nouvelles a été ajoutée au sommaire d’une prochaine anthologie de chez Rivière Blanche, le fameux ‘Destination Routes de légende‘, dirigée par Jérôme Akkouche et la Grande (avec un G majuscule) Estelle Faye. Je suis très heureuse que mon petit texte-écrit-par-une-inconnue ait été retenue, surtout celui-là : cette nouvelle s’intitule (si le titre ne change pas) ‘Rouge‘, et sonne comme un point-virgule, une phrase qui ne se finit pas vraiment mais qui prend un nouvel essor. J’ai écrit ce texte pour exorciser une peine, un traumatisme, dont je vous parlerai quand le temps sera venu, et le fait qu’il ait été accepté dans l’anthologie me fait penser à un signe que l’Univers m’enverrait. Bref, Bibi is happy.

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Maintenant que le 15 août est passé, donc, et que la rentrée s’annonce à grands pas, j’attaque la dernière partie de l’année en étant à l’heure sur mon planning écriturale :  j’ai terminé le premier jet du Deuxième roman de l’année, et je vais pouvoir me mettre aux corrections, là-maintenant-tout-de-suite ; puis il sera temps de penser à ce projet de scénario BD que je mitonne depuis des années avec le Soleil étoilé de ma vie ; et enfin, peut-être, le Troisième roman de l’année, avant Noël (mais pas pendant le NaNoWriMo, à mon grand désespoir ça tombe durant la période de préparation des fêtes de fin d’année pour Unseelie). Oui, rien que ça, donc.

Dans mes bonnes résolutions de la rentrée : raconter plus de trucs sur ce blog, répondre aux commentaires, partager mes essais photo, répondre aux commentaires, faire le ménage dans les différentes rubriques du site, répondre aux commentaires, tenter de ne pas succomber au coup de mou boutiquier qui me prend depuis quelques mois maintenant, répondre aux commentaires.

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Bref, sur ce, soyez sages !

R.

photos :
– Long Ma fut mon choc artistique de l’été, je crois. J’ai eu un coup de foudre pour son doux regard… Je vous partagerais des photos ! (Nantes, Les Machines de l’Île)
– Testouille photo avec Lilith en tant que cobaye, comme toujours.
– Message d’utilité publique en ces temps troublés, que nous devrions placarder partout  (Nantes, Les Machines de l’Île).

Les Chroniques de l’Épine Noire – La précommande !

Bonjour bonjour !

couverture1Comme promis, je vous propose de précommander le beau livre des Chroniques de l’Épine Noire, dont je vous ai parlé ici. Voici les infos :

A propos du livre :

Il s’agit d’une intégrale de tout ce que j’ai réalisé (jusqu’à il y a peu) autour du Prunellier. Nouvelles, illus et autres petites choses, réunies dans un beau livre qui ne devait pas être mis en vente (mais je suis gentille !). Je vous en propose donc quelques exemplaires, qu’il vous faudra précommander. Le livre n’entre pas dans le circuit de l’autoédition (pas d’ISBN ni de dépôt légal), il n’en sera imprimé que le nombre d’exemplaires précommandés (une vingtaine peut-être, et encore), et quelques exemplaires pour moi. Lorsque la précommande sera passée, il n’y en aura donc plus du tout dans la boutique, ni ailleurs.

Vous trouverez dans ce livre les nouvelles du Rêve du Prunellier, celles que j’ai proposé gratuitement sur mon site (et qui ont été désactivées), plein plein d’illus, ainsi que quelques notes des mystérieux Voyageurs. Cela donne :
– Les nouvelles du Rêve du Prunellier : Un goût de pluie et de rouille, Dies Irae, La forêt d’Adria, D’hiver et d’ombres, Funambule, Poe, Blackthorn, et Layla des Tours
– Les nouvelles offertes : Amelia des Tours, Notre-Dame des Ombres, et Le grain de sable
– 34 illustrations tout en couleurs
– Quelques notes & autres mystères.

En dehors de ces notes (au nombre de 4), le contenu n’est pas inédit : tout a déjà été proposé à la vente, ou gratuitement sur mon site.

Le bouquin comporte des défauts, parce qu’il s’agit d’impression à la demande, et que la qualité n’est pas optimale : il peut y avoir, sur certaines pages d’illustrations, des marges blanches. Vous êtes prévenu·e·s, et il ne s’agira pas d’un motif légitime de retour. Les livres seront tous contrôlés, bien entendu.

A noter aussi que les nouvelles ont toutes été corrigées, et mises en cohérence. Alors, ce que j’entends par là : j’ai modifié quelques petites choses, des détails, afin de rendre cohérents ce que j’ai imaginé dans les nouvelles. Il ne s’agit pas de grand-chose, mais pour moi, c’était important (et je répète que le livre ne devait être imprimé que pour moi !). Cela ne changera pas la compréhension globale du livre, et cela ne privera pas les lecteurs du Rêve du Prunellier d’infos brûlantes et essentielles (non, pour ça, il y a autre chose qui viendra plus tard… peut-être). Disons que les personnes qui liront les Chroniques auront peut-être un haussement de sourcils en se disant ‘ah, oui, tiens’. Voilà.

Le bouquin est donc un beau livre de 21 x 29,7 cm, de 172 pages, et couverture rigide. Il fait presque 1 kg. Il sera numéroté, signé, et dédicacé si vous m’en faites la demande. Il coûte 70 €.

A propos de la précommande :

Je lance donc la précommande à partir d’aujourd’hui. Elle prendra fin le 1er mai (ce qui vous laisse donc un mois). Dès la fin de la précommande (le lendemain, sûrement), je lancerai l’impression (qui se fait à la demande), et je recevrai les livres d’ici 7 à 10 jours. Le temps de les recevoir, de les signer, dédicacer, emballer, vous les recevrez donc vers la mi-mai. Je tiendrai au courant, de toutes façons, les personnes qui commanderont.

Je suis disposée à accepter les annulations de commande, jusqu’au jour de fin de la précommande (soit le 1er mai). Ensuite, il s’agira du délai de rétractation classique, 15 jours après la réception de votre livre, SAUF si le livre est dédicacé (les articles personnalisés ne sont ni repris ni échangés).

N’hésitez pas à me poser vos questions si jamais :)

Pour précommander le livre, c’est par là, sur la boutique. Les paiements acceptés sont Paypal, CB, virements bancaires, et chèques personnels. Pour l’expédition, vous pouvez choisir un envoi Lettre classique, prioritaire ou suivie, mais aussi un colissimo (c’est un gros livre lourd, les frais d’envoi seront évidemment élevés).

Abyss – The Universe

Bonjour bonjour,

le déménagement tant attendu a commencé, nous voilà en train de poncer des murs avant de les peindre et de déplacer nos affaires. Il me tarde de pouvoir enfin poser l’atelier d’Unseelie et mon ordi, afin de me mettre enfin aux corrections de ‘Nuages’, un roman terminé il y a quelques semaines.

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En attendant… Il est temps de vous montrer un livre auquel j’ai participé ! Et pas pour des illus, cette fois…

Il s’agit d’Abyss – The Universe, un beau livre adapté du jeu Abyss : ce jeu remarqué a été imaginé et conçu par Bruno Cathala et Charles Chevallier, illustré par mon Cher et Tendre Xavier Collette, et édité par Bombyx. Suite au succès de ce jeu, un livre en a été tiré, présentant les illustrations en plus grand format, montrant croquis et autres works in progress. Le livre est ‘illustré’ par de courts textes imaginant la vie et l’histoire des personnages d’Abyss — une course au pouvoir. Parmi les auteurs de ces textes se trouvent David Calvo, Thomas Hervet, Mathieu Gaborit, Lionel Davoust, et moi-même. On trouve également dans les pages du livre présentations des auteurs, détails sur les inspirations et clins d’œil, quelques bonus… Par exemple, une très belle sculpture réalisée par Cyril Roquelaine, et un collier fait par Bibi, que je vous ai déjà montré d’ailleurs, les Perles d’Abyss.

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Beaucoup de gens biens et talentueux, parmi lesquels je suis heureuse de me trouver, à ma hauteur de jeune Padawan — il s’agit de mes premiers textes ‘adultes’ publiés ‘pour de vrai’. Le faire aux côtés des textes de Lionel Davoust (que je croise de temps à autre dans nos contrées rennaises) et de Mathieu Gaborit, voilà qui me met en joie !

Les deux textes que j’ai écrit pour l’occasion illustrent les cartes de l’Opportuniste, parmi les Politiciens, et la Gardienne, parmi les Cultivateurs. Je ne pouvais pas, d’ailleurs, ne pas m’occuper de cette Gardienne qui devait être, au départ, une Bijoutière. C’est d’ailleurs pour ce personnage que j’ai réalisé le collier des Perles d’Abyss, que l’on retrouve dans le texte écrit pour elle. La boucle est bouclée ! 

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Le livre en lui-même est un bel objet joliment sombre et aquatique, regorgeant de créatures marines étranges et fourbes. Un format carré, avec une couverture rigide qui fera un bel effet parmi d’autres livres d’illustrations (ça manque tellement en ce moment !). Et, évidemment, les illustrations de Xavier sont toutes plus belles les unes que les autres ! (suis-je seulement objective ?).

Le livre sera en vente mercredi 11 mars, dans les boutiques spécialisées en jeux de société et jeux de plateau, et aussi, je crois, dans certaines librairies. Vous pourrez aussi le trouver en ligne. Xavier en vendra quelques exemplaires dans sa toute nouvelle boutique, qui ouvrira bientôt (je vous en parlerai à ce moment-là).

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Abyss – The Universe
172 pages – N° ISBN : 978955187807
Édité par Bombyx

Le site d’Abyss

Le livre de l’Épine Noire

Bonjour !

Dans un précédent article, celui du bilan de 2014, j’ai parlé des différents projets qui allaient m’occuper en 2015, dont un petit plaisir perso : j’avais envie, depuis longtemps, de réaliser, pour moi, une version intégrale de mes Chroniques de l’Épine Noire, sous la forme d’un gros livre illustré. Je m’y suis attelée de suite, et le voilà arrivé !

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Cela donne un bon gros livre comme je les aime (et que je désespère de revoir en rayon… où sont passés tous ces beaux livres de féerie ?), un format A4 à la couverture rigide. Il fait 172 pages et est tout en couleurs (qui, pour une fois, ne sont pas dégueu).

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Pour tout dire, il n’y a pas grand-chose d’inédit à l’intérieur… J’y ai mis toutes les nouvelles déjà écrites (celles du Prunellier et celles que je laisse à votre disposition ici-même), une bonne partie des illustrations également (sauf les plus anciennes), et quelques petites notes annonçant la suite. J’ai également ajouté des corrections : sur les coquilles que j’ai pu traquer, sur la cohérence aussi. Ça change quelques perspectives, par rapport à l’histoire… et ça pose les bases pour autre chose. Et puis il ne s’agissait pas de faire un nouveau livre dans l’univers du Prunellier, mais juste de me faire plaisir en m’offrant cette édition qui, en fait, devait être unique ! Je déteste les éditeurs qui sortent un livre et qui, un an après, le sortent de nouveau en ajoutant du contenu (illustrations, ou histoires, ou les deux, ou plus belle fabrication… ça se voit beaucoup en BD), cela me donne l’impression qu’ils prennent les lecteurs pour des vaches à lait. Je ne veux absolument pas faire la même chose : même si une révision du texte du Prunellier serait une bonne chose, je ne veux pas léser les acheteurs du livre.

Le livre comporte les défauts de l’édition à la demande : quelques soucis de découpage du papier (certaines illustrations ont un bord blanc), l’illustration de couverture n’est pas centrée, et… le prix. Le bouquin coûte cher à la fabrication, c’est la raison pour laquelle il n’a pas de n° ISBN et qu’il ne sera pas mis en vente dans la boutique. Un tel livre devra avoir un prix de vente d’un minimum de 70 € si je ne veux pas perdre de l’argent… Et je n’ai pas envie de mettre en place une souscription pour un livre sur lequel je n’aurais pas de marge (je le fais déjà avec Le Rêve du Prunellier, si vous voulez tout savoir).

Mais… comme je sais que certain·e·s d’entre vous voudront tout de même avoir ce livre, je vais tout de même y réfléchir. Cela dépendra du nombre de personnes à m’en faire la demande (à ce propos, si vous le voulez, contactez-moi par email : rozenn(a)onirography.com ). Peut-être que je ferai un tirage ultra limité (genre 10 ou 20 exemplaires), du genre ‘édition prestige’ avec des trucs dedans. A voir, donc !

Voici quelques photos de la bête :

Voilà !

ps : pas la peine de me demander si je compte refaire des Onirographes : ce n’est pas au programme pour l’instant :)

La Malédiction de Poe

by Rozenn 0 Comments
La Malédiction de Poe

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Elle soufflait ses noirs secrets à l’oreille de l’écrivain maudit — et lui, il grattait sur le papier chaque phrase que cela lui inspirait. Ses yeux noirs enfiévrés, son esprit ravagé par l’alcool et la drogue, ses doigts tremblants autour de la plume… Rien que des signes, les symptômes de la Mort qui viendra lui rendre visite d’ici peu. L’on murmurait qu’il devenait fou. En vérité, il ne faisait que déposer sur le manuscrit les hallucinations dont il était victime. Cette brume de ténèbres… la voix de Virginia, résonnant entre les murs… Et ne serait-ce pas l’ombre d’une aile de corneille, là, sur le plancher ?
La créature lui soufflait son poison, et lui, l’écrivain maudit, n’entendait pas ses propres battements de coeur affolés, juste le grattement de la plume sur le papier.

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Poe
Unoa Lusis sur corps Planetdoll
Face-up : Kesha
Outfit : Black Fer de Dollheart

Onirography.bzh !

by Rozenn 0 Comments
Onirography.bzh !

Bonjour !

Je suis très heureuse de vous partager cette petite new qui n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup !

Je suis avec une impatience non dissimulée l’aventure du .bzh depuis le début. L’idée d’une telle extension me plaisait énormément, et je me disais que j’adorerais avoir une telle adresse pour la boutique. Unseelie.bzh… ça claque ! Il me fallait aussi celui de mon site personnel.

Du coup, j’ai attendu, et dès que j’ai pu, j’ai commandé les adresses unseelie.bzh et onirography.bzh, histoire de les avoir au plus vite. C’est aujourd’hui que ces adresses sont disponibles, et vous pouvez d’ores et déjà vous y rendre, pour atterrir sur mes sites chéris ! Même s’il ne s’agit que d’une redirection, je suis vraiment contente de vous les partager enfin.

La culture bretonne est une culture qui m’est chère, porteuse de magie, de grisaille, de légendes, elle est enracinnée en moi depuis toujours, et que cela puisse transparaître jusqu’à ma présence en ligne me ravit.

Vous pouvez suivre l’aventure du Pik BZH sur le site de l’association qui a porté le projet jusqu’au bout, merci à elle !

Le retour du Chat en édition souple !

Le retour du Chat en édition souple !

Bonjour !

J’ai une très bonne nouvelle pour les amoureux des chats !

Nous pensions, Xavier et moi, ne plus avoir la possibilité de vous proposer la version souple du Chat qui avait peur des ombres. Les exemplaires que nous avions acheté ont vite été vendus sur Unseelie, et il ne nous restait plus que quelques exemplaires de la version rigide (très peu, il faudra que je fasse les comptes). Et puis nous nous sommes vus proposer de racheter encore d’autres exemplaires…

Je dispose donc d’un nouveau stock de cette édition souple en format mini :) Les livres restants chez l’éditeur (quelques centaines d’exemplaires que je n’avais pas les moyens d’acheter, à mon grand regret) seront vendus sur le site Vente Privée, mais je ne connais pas les détails.

Le livre sera de retour dans la boutique la semaine prochaine je pense. Parfait pour Noël, mais aussi pour le festival Brocéliande Fantastic à Ploërmel, où je serai présente le 18 & 19 octobre (je le rappellerai !).

A noter qu’il n’y aura pas de possibilité de dédicace sur ce livre quand je le vendrai dans la boutique. Tout ayant pris plus d’ampleur, nous n’avons plus le temps de le faire. Seuls les Chats rigides et le Rêve du Prunellier feront l’objet de dédicaces (et il n’y aura pas d’exception !).

A bientôt :)

Liebster Award !

by Rozenn 4 Comments
Liebster Award !

Me voilà nominée au Liebster Award ! Si vous ne savez pas ce que c’est, il s’agit simplement d’un moyen de faire connaître des blogs. Le but est de répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a nominé, dévoiler 11 choses sur soi et poser 11 questions à 11 personnes que vous voulez mettre en avant en les nominant à leur tour (je ne sais absolument pas si j’aurais 11 personnes à nominer, mais on verra bien).

C’est Mamzelle Glywen qui m’a nominée via Hellocoton (merci!).

Voici les questions posées :

1. Quel est votre péché mignon?
L’andouille de Guéméné. Rigolez pas.

2. Quelle est la chose qui vous énerve le plus chez les autres?
Quand ils marchent devant moi et qu’ils s’arrêtent d’un coup, comme s’ils venaient de voir la Vierge. Quand vous passez du temps à réaliser quelque chose, et qu’ils débarquent pour récupérer ce qui les intéresse.

3. Qu’est-ce qui vous rend admirative?
La bêtise et l’intolérance dont font preuve mes concitoyens actuellement. Je lis énormément l’actualité (en particulier politique, mais pas que), et j’hallucine tous les jours. Je ne parviens pas à comprendre comment on peut se permettre de sortir autant de conneries racistes, homophobes, sexistes et j’en passe, alors que nous sommes pourtant en 2014. Je ne sais pas. J’admire cette volonté à vouloir s’enfoncer dans ce puits de conneries.

4. De quoi êtes-vous fière?
D’avoir su créer mon propre emploi à l’aide de ma boutique, de gagner des sous (je ne dis pas gagner ma vie car déjà je n’aime pas cette expression, mais aussi parce que je n’en vis pas encore, hé) en fabriquant des choses. Ça n’a pas de prix (pour le reste, il y a Mastercard).

5. Plutôt salé ou sucré?
Il y a quelques années, j’aurais dit ‘salé !’ en hurlant ‘hérétiiiiiiiique, hérétiiiiiiiiique !’ en mourant d’hyperglycémie. Mais ça, c’était avant.

6. Avez-vous d’autres blogs?
Nope. J’ai envie d’en ouvrir un autre, où j’écrirai des bêtises, mais j’ai perdu la motivation et le temps, et je n’arrive pas à remettre la main dessus.

7. Quel serait le repas parfait si je vous invitais à dîner?
Des sushis ! En fait, toute la bouffe du monde me plaît. J’adore manger asiatique, mais pas que. La cuisine, c’est un peu comme les livres : on n’a pas assez d’une vie pour tout connaître.

8. Quel est votre plus grand défaut?
Je suis une râleuse niveau 100. Pourtant j’essaie de me soigner. J’aimerais énormément apprendre à ne plus râler, à relativiser, à devenir zen. L’idée d’aller faire une retraite d’une semaine ou deux dans un temple bouddhiste me tente de plus en plus.

9. Plutôt ville ou campagne ?
Ahah, ville. Campagne, jamais. Il y a trop de bestioles.

10. Si vous deviez rencontrer votre idole, ça serait…
Stephen King, les frangins Nolan et David Fincher.

11. Vous partez sur la lune et vous ne pouvez emmener que trois choses dans vos bagages…
De quoi respirer, de quoi manger, et surtout de quoi mettre les bouts vite fait.

 

11 choses sur moi :

1. Je fais toujours tout trop tard : me suis mise à fumer à 23 ans, j’ai fumé mon premier joint à 24, j’ai bu mon premier café à 27, j’aime la bière depuis six mois.

2. J’écoute du neo-metal pour ados. En fait mes goûts musicaux n’ont pas vraiment évolués depuis mes 17 ans.

3. J’aime l’humour très noir et très limite. Je peux me bidonner pendant des heures sur une blague à base d’Hitler. Vous pensez bien que c’est un de mes aspects que je montre peu sur les internets.

4. J’aime aussi les jeux de mots pourris.

5. Je suis à la fois très patiente et pas du tout. Disons que je vais m’énerver pour apprendre un truc difficile (dernièrement, c’était l’apprentissage du fil de cuivre pour la boutique). Et à côté de ça, je peux passer des heures à faire quelque chose de minutieux sans râler.

6. Quand je vais en dédicace, je prends toujours avec moi ma trousse Hello Kitty, offerte par ma sœur.

7. Je ne suis jamais à une contradiction près.

8. Si je devais me rapprocher d’un courant de pensée, ce serait celui de la zététique.

9. Je n’étais pas destinée à écrire de la féerie ou de la fantasy. D’ailleurs je n’en lis jamais (il n’y a rien qui me gonfle plus en SFFF que la fantasy. Désolée). Je lis surtout du fantastique, et je regarde beaucoup de films de SF.

10. Sur mon bureau, au pied de la lampe, il y a une petite assemblée rigolote qui me regarde : un canard noir (il ne vibre pas) coiffé d’une bernique, un bonhomme Lego de mon chéri (il va me tuer parce que je ne me rappelle plus d’où il vient), une luciole (que j’avais eu dans un paquet de Bonux!) et un ourson des Sylvanians (même si je pense que c’était une copie) rescapé des jouets de mon enfance.

11. J’adorerais apprendre à jouer du biniou.

 

Les 11 questions pour les 11 nominé·e·s :

1. Dans quel pays aimeriez-vous vivre ?

2. Votre plus grand moment de honte ?

3. Quel métier n’aimeriez-vous pas exercer ?

4. Qui aimeriez-vous rencontrer ? (vivant ou mort)

5. Votre conte préféré ?

6. La peste ou le choléra ?

7. Quelle langue aimeriez-vous apprendre ?

8. Si vous étiez un vêtement ?

9. Voyez-vous que je n’ai plus d’idées de questions ?

10. C’est classe ou c’est pas classe ? Ou c’est classe ?

11. Elle est où la poulette ?

Pour le César du Liebster Award, les nominé·e·s sont :

1. Xavier
2. Hilda
3. Célie
4. Mayoka
5. Lucie
6. JAD
7. Cécile
8. Lia
9. Poussière Obsidienne
10. Sophie
11. Cycy

Ne me remerciez pas, c’est gratuit.

Perles d’Abyss

by Rozenn 3 Comments
Perles d’Abyss

Bonjour !

Je partage avec vous un petit quelque chose de spécial pour aujourd’hui !

Commencé sur un coup de tête hier soir (et fini vers minuit), ce collier, les Perles d’Abyss, est une belle pièce massive et ornementée, et surtout inspirée du jeu Abyss que mon chéri a illustré. J’adore les mondes sous-marins, les histoires qui parlent de la mer (j’ai d’ailleurs écrit une novella sur le sujet, que je voudrais transformer en roman). Et j’avais envie de faire une telle pièce depuis longtemps, alors comme j’étais plongée dans le monde d’Abyss (je ne vous dirai pas pourquoi), j’en ai profité.

Abyss

Les Perles d’Abyss est inspiré en particulier de ce personnage imaginé par Xavier, pour lequel j’ai un attachement particulier. La madame était au départ une bijoutière… alors j’ai imaginé ce collier pour qu’elle puisse le porter.

Gardienne

C’est donc un collier de belle taille, se portant en ras du cou. Il est réalisé avec une base en fil de cuivre émaillé de couleur laiton vieilli, sur laquelle sont prises des estampes en laiton ouvragé (une vraie dentelle de métal !). Il est orné de cabochons et perles en labradorite, perles en laiton, imitations de perles de culture, perles de verre facettées, perles en sodalite aux extrémités de la chaîne, véritables coquillages rapportés de Nouvelle Calédonie, multiples chaînes en laiton de tailles et de motifs différents… Une foulitude de choses évoquant la mer, comme un trésor abandonné par une sirène et trouvé dans le filet d’un pêcheur.

Abyss - détail (labradorite) Abyss - détail (coquillage) Abyss - détail (labradorite et perles) Abyss - détail (labradorite et coquillages) Abyss - détail (coquillage)

Les (fausses) perles de culture sont importantes car il s’agit de la monnaie du monde d‘Abyss. Cela indique donc que ce collier a de la valeur… Ces perles sont en plastique, je n’en avais pas d’autres en stock. Elles seront remplacées plus tard par des perles d’eau douce ou en verre.

Les coquillages sont une partie importante de ce collier, pour la valeur sentimentale qu’ils représentent : quand on arrive en Nouvelle Calédonie, on reçoit des colliers de fleurs. Quand on la quitte… ce sont des colliers de coquillages. Ces colliers (une vingtaine), je les conserve dans une boîte, précieusement, avec tout un tas d’autres souvenirs. J’en ai sacrifié un pour de futurs bijoux. Ces coquillages ont le goût des larmes, de la nostalgie et d’une amertume certaine. Ils ne font que rendre ce collier encore plus précieux à mes yeux.

Abyss Abyss

Ce collier n’est pas à vendre. Il est possible, par contre, que je le propose au prêt ou à la location (avec celui-ci) dans le futur, pour des séances photo ou même de grandes occasions. Cela me donne envie de faire d’autres pièces de ce genre : je m’éclate à réaliser ces colliers, mais ils sont bien trop chargés, ils prennent tellement de temps que leurs prix s’en ressentiraient, et je ne pense pas vraiment qu’ils trouveraient preneur si je les mets à l’achat dans la boutique. Enfin, tout ça, ce sera pour plus tard.

J’espère que ce collier vous plaira autant qu’il me plaît :)

[RAV] Stop à la clope avec la e-cig

by Rozenn 0 Comments
[RAV] Stop à la clope avec la e-cig

(RAV = Rien à voir)(ouais, je sais)

Aujourd’hui je vais vous parler d’un truc qui n’a sûrement pas sa place ici, mais j’avais très très envie de l’écrire et de laisser une trace de ça quelque part sur le net, peut-être que ça pourra servir à quelqu’un…

Comme le dit le titre, j’ai arrêté de fumer (et de vapoter) grâce à la cigarette électronique. Je me suis fait un programme personnel, et après 6 ans de tabagisme, je suis actuellement non fumeuse et non-vapoteuse. Et ce sans douleur, sans frustration, sans aucune gêne ni manque (juste quelques kilos en plus). Si vous êtes curieux, si vous voulez arrêter, si vous voulez simplement avoir une idée de comment j’ai fait, vous trouverez ici mon ‘programme perso’, sinon, vous pouvez fermer la page ! Notez que je n’ai aucune action chez aucun fabriquant de e-cig ou de e-liquide, je ne me transforme pas en commerciale ! J’en ai juste marre de lire des bêtises un peu partout, des études mensongères qui disent que la e-cig est nocive et qu’elle n’aide pas à arrêter. J’en suis la preuve vivante !

Donc. Je le disais plus haut, j’ai commencé à fumer bêtement il y a 6 ans, et j’étais très accro. Impossible d’arrêter, les deux-trois tentatives se sont soldées par un échec cuisant. J’ai testé les substituts (les inhalateurs de nicotine, qui sont inefficaces, qui sont trop dosés et qui donnent des nausées), et ma mère a essayé les patchs (nausées aussi). Sans la cigarette électronique, je n’aurais même pas essayé d’arrêter. Lorsque la e-cig est arrivée, je l’ai testée dans sa version jetable, trouvable dans les tabac-presse (dégueulasse et très chère sur le long terme), et j’ai été bluffée par son efficacité : elle a remplacé ma clope pendant tout un après-midi, ce que je n’avais jamais réussi à faire. L’ouverture d’une boutique spécialisée juste à côté de chez nous nous a décidé, mon chéri et moi, à investir dans notre matos pour enfin arrêter, sur un an.

Je passerais sur les détails techniques, le fonctionnement, le budget, etc. C’est trouvable partout.

Quelques considérations avant de commencer :

– Familiarisez-vous avec le matos en vous renseignant sur internet, ou en allant dans une boutique (les vendeurs vous expliqueront tout. Je vous conseille Clopinette si vous en avez un à côté de chez vous).
– Comptez un an pour arrêter : c’est plutôt cool, vous pouvez prendre votre temps en diminuant les risques de santé. Ca peut être plus ou moins, c’est comme vous le sentez. Perso, j’ai commencé fin février 2013.
– N’ayez pas peur d’investir. On dit souvent qu’on rentabilise l’achat de la 1ere cigarette électronique (environ 70 €, selon les modèles) au bout de quelques semaines, mais il ne faut surtout pas oublier que TOUT est consommable dans la e-clope : il vous faudra remplacer les batteries (environ 15 €), les clearomisers (environ 5 €), les liquides (environ 5 €), éventuellement le chargeur (on a grillé notre chargeur en moins d’un an…)… MAIS le but étant d’arrêter, vous pouvez investir. Malgré tout, cela coûtera moins cher que du vrai tabac.
– ANTICIPEZ ! Lorsque vous fumiez des vraies clopes, vous avez sûrement été en rade de temps en temps, à courir pour trouver un tabac ouvert un dimanche soir… surtout si vous fumez des roulées : avoir son stock de tabac, de feuilles et de filtres. Et bien là c’est pareil. Et le but est de ne pas retomber dans le tabac. Vérifiez régulièrement que vous avez du liquide, et des batteries (comptez au minimum deux batteries, voire trois, et n’oubliez pas que ça s’use). L’avantage, c’est que vous pouvez commander tout votre matos sur le net.
– Vous allez passer pour des aliens face à vos amis, encore que… maintenant, tout le monde connaît la e-clope, et plus personne n’est étonné. On pourrait vous charrier… ne perdez pas la face et proposez à vos amis fumeurs de tester. Vous allez aussi continuer à voir des fumeurs, il ne faudra pas craquer. Au pire, attendez d’avoir vraiment banni le tabac pour voir des gens. Ensuite, vous vous rendrez compte que la fumée vous dérange…
– Vous craignez pour votre santé ? C’est vrai que personne n’est capable de dire, pour le moment, si la e-clope est nocive ou pas. Les études sont contradictoires : on dit qu’elle est nocive lorsque ce sont les lobbies et le gouvernement qui les pilotent, et qu’elle est parfaitement inoffensive lorsque ce sont des pro-e-clopes. Il n’y a rien d’objectif. Je suis partie du principe qu’elle est peut-être nocive, mais jamais autant que le tabac. De toutes façons, je ne veux pas m’attarder avec.
– Et le plus important : il faut VOULOIR arrêter de fumer. Pour de vrai. Souvent, on se voile la face, on se dit qu’il FAUDRAIT arrêter de fumer, mais on n’en a pas envie. Alors ça ne marche pas. Dites-vous que vous allez arrêter la cigarette, et que vous ne devez pas vous éterniser avec la e-clope.
– Je ne suis pas devenue une anti-tabac depuis que j’ai arrêté. Si je suis gênée par la fumée et l’odeur de cigarette, je ne serai jamais une donneuse de leçon, spécialement face aux personnes qui ne veulent pas arrêter (j’ai été dans ce cas), et face à celles qui n’ont pas réussi (ce n’est pas toujours simple). Je ne cherche pas à vous rendre non-fumeur à tout prix. Je dis juste qu’il faudra un jour se pencher sur le sujet, très sérieusement, vérifier la nocivité (ou la non-nocivité) du truc, et pourquoi pas, en faire la promotion en tant que grand plan anti-tabac national. Il paraît que l’Australie souhaite devenir le premier pays anti-tabac en communiquant énormément sur la e-cig, et sans dire que c’est la meilleure chose à faire, je pense qu’il faudrait faire des campagnes, en France, du genre ‘passez à l’électronique’. Mais bon, c’est moi.

C’est parti !
(je base les étapes sur celles que j’ai vécu moi-même, mais vous pouvez adapter)
Je vais parler de clope (= vraie cigarette) et de e-clope (= cigarette électronique), ne perdez pas le fil.

1ERE étape
Au début était le Verbe. Et votre premier achat. Vous rentrez tout content chez vous avec votre e-clope nouvellement achetée, et vos premières bouteilles de liquides. Vous avez hâte de tester. Donc lâchez-vous. Vous allez avoir l’occasion de fumer du fruit ou du bonbon cola, imaginez. En général, on commence avec du 12mg/ml de nicotine (ça peut être plus ou moins selon votre consommation de clopes, ceci fait partie des considérations techniques que je n’expliquerai pas, ça se trouve très facilement sur le net).
Le premier jour, vous allez encore fumer de vraies clopes. Le deuxième jour, pareil, mais moins. Au bout de quelques jours, vous allez vous rendre compte que vous pourrez vous passer du tabac entièrement. Si vous fumez depuis longtemps et que vous n’avez jamais réussi à arrêter, vous allez trouver ça dingue. Personnellement, en trois jours, j’avais rangé mon tabac à rouler dans une boîte.
Quelques conseils : ne rangez pas encore votre tabac et votre cendrier, vous pourrez craquer, et c’est normal. Normalement, le switch vers la e-clope se fait sans encombre, sans même y penser, en fait. Si vous n’y arrivez pas, c’est peut-être que vous n’êtes pas assez motivé.
Vous allez vous rendre compte que vous allez tirer sur votre e-clope plus souvent (certains l’ont même en permanence dans le bec). J’ai envie de dire que ce n’est pas grave. L’idée de la première étape, c’est de supprimer le tabac ET de casser vos habitudes. Par exemple, chez moi, je fumais sur le balcon, donc on sortait, ça faisait des pauses qui rythmaient la journée (après manger, avant de bosser, etc). Il fallait casser cette habitude, et donc vapoter dans l’appartement et ne pas sortir. Et on peut vite se retrouver avec la e-clope en permanence dans la main. Ce n’est pas grave.

2E étape
Vous voilà donc avec votre nouveau joujou, vous l’avez apprivoisé, démonté, remonté, vous le chérissez. Vous avez testé les différents goûts de tabac, puis de fruits, puis de bonbons. Bref, vous avez supprimer le tabac. Mais vous vous rendez compte que quelque chose ne va pas… vous êtes irritable, nerveux, de mauvaise humeur. On vous le fait remarquer. Ca va durer quelques jours à quelques semaines. NE CRAQUEZ PAS ! Vous supprimez tout simplement les additifs du tabac de votre organisme. Car on sait tous que la clope est une saloperie qui ne comporte pas que du tabac et de la nicotine, mais aussi plein de produits dégueulasses qui sont tout aussi addictifs. Donc vous êtes en manque. Essayez de ne pas y prêter attention, expliquez à vos proches et vos collègues que c’est normal, et qu’ils devraient ne pas trop vous répéter que vous êtes chiant et qu’on ne peut rien vous dire. Ca va passer.
Vous sentirez à un moment que ça va mieux, vous êtes plus serein, on ne vous casse plus les pieds. C’est qu’il est temps de baisser le dosage de vos liquides. Mais pas tout de suite. Accordez-vous quelques temps, un mois ou deux. Vous avez le temps.

3E étape
Le temps est venu de baisser le dosage de nicotine. Vous êtes bien, votre e-clope vous satisfait, le tabac ne vous manque pas. CA TOMBE BIEN, vous allez pouvoir le jeter, le donner, ou le vendre. J’ai donné à ma sœur mes paquets de Drum menthol, mes filtres et mon papier à rouler, mais je crois que j’aurais adoré les donner à un parfait inconnu dans la rue. Faites en une fête. Rangez votre cendar en vous disant que vous le ressortirez uniquement pour vos invités fumeurs. Rangez votre briquet dans un tiroir, avec les bougies et les encens par exemple. Ou alors, pour faire dans le symbolique, jetez le tout.
Donc, le dosage. Sur le marché, en-dessous du 12 mg/ml, vous trouvez du 6 mg/ml. Vous pouvez faire des mélanges (c’est parfaitement possible), mais je vous conseille de sauter du 12 au 6. Ouais, carrément. On divise par deux, et quand faut y aller, il faut y aller. Il va se passer la même chose qu’avant : vous allez être chiant, mais c’est pour la bonne cause. Ca ne durera pas. Attendez que ça passe, puis passez encore un mois ou deux avec ce dosage pour être serein.

4E étape
Vous allez connaître le refrain, on diminue au fur et à mesure. Chez Clopinette, ils vendent des liquides à 4 mg/ml (c’est la seule marque française qui le fait, je crois). Ensuite, vous allez devoir faire des mélanges si vous ne voulez pas passer au 0 tout de suite. Mélangez du 6 et du 0 à parts égales, ça fera du 3.

Application (vive les maths!) :
Personnellement, j’ai acheté un flacon vide de 30 ml, un flacon de liquide de 30 ml à 0 mg/ml, un flacon de liquide de 10 ml à 6 mg/ml. J’ai vidé le flacon de 6 mg/ml dans ma bouteille vide, puis j’ai rempli le reste avec du 0. Ca a donné du 1,5, donc. Ensuite, lorsque la bouteille est arrivée à la moitié, j’ai comblé avec du 0. Ca m’a fait un truc avec un dosage indéfinissable (moins de 1 mg/ml). Au fur et à mesure, j’ai comblé. Il ne reste quasiment plus de nicotine dans les liquides, mais on en est pas encore au 0. On peut continuer quelque temps avec ce dosage, et puis tenter des journées avec du 0. On se rend compte au bout d’un moment qu’on délaisse de plus en plus notre joujou, sans même y penser, même avec un peu de nicotine dedans. Mais ne relâchez pas votre attention, n’arrêtez pas maintenant. On peut se retrouver très nerveux car la dilution de nicotine dans le 0 se fait trop rapidement, parce qu’on sent que c’est bientôt le moment, le cap psychologique du 0, qu’on va bientôt être libre. Restez cool

5E étape
On arrive donc au moment où on atteint le 0. Et là, on touche au but. Il va falloir simplement arrêter l’habitude de vapoter, puisque ça ne sert plus à rien. Si vous ne pouvez pas, gardez du 0 pendant quelques semaines. Essayez de casser vos habitudes. Puis plongez dans le bain. Personnellement, j’avais comme résolution en 2013 de ne plus fumer, et de ne plus vapoter : en fin d’année, vers Noël, j’étais toujours avec ma e-cig au bec (même pas souvent). Je ne voulais pas passer 2014 avec ça, alors je l’ai rangée. Nous sommes fin mars, je n’y ai plus touché. Et elle ne me manque pas !

Congratulations ! Vous étiez ex-fumeur, vous voilà ex-vapoteur !

Une dernière chose avant de finir :
Comme toute personne qui a arrêté de fumer, il peut y avoir des effets secondaires. Celui que j’ai constaté était la prise de poids (la fameuse!). En quelques mois, j’ai pris 5 kg. Je n’y avais pas pensé du tout, et je n’ai pas appréhendé. Je ne me suis pas préparée à ça. Il faudrait donc que vous pensiez à cette éventualité (sur Tabac Info Service, ils expliquent que seulement un tiers des fumeurs ne prendront pas de poids, oui, la vie est injuste) : repensez à votre alimentation, commencez le sport AVANT de passer à la e-clope. Non seulement vous serez préparé, mais en plus, le sport vous fera vous dépenser, et vous ne serez peut-être pas (trop) irritable et nerveux. Pour info, j’ai constaté ma prise de poids lorsque j’ai commencé à faire mes dosages moi-même (à 1,5 mg/ml), ce qui me fait penser que la nicotine ne fait plus effet sur l’organisme à partir de ce taux.

La e-clope, au début du moins, aura les mêmes effets que la clope : effet coupe-faim, effet destressant (voire anesthésiant avant de dormir), le fameux 3 C du matin… au fur et à mesure, tout ça s’estompera, mais ça vous laissera le temps de mieux appréhender le changement. Les effets négatifs s’effaceront aussi : au bout de quelques mois, vous verrez que vous ne tousserez plus, vous aurez plus de goût et d’odorat (et vous ne supporterez plus l’odeur de la fumée de cigarette autour de vous. D’ailleurs, vous la sentirez, la fumée).

Comme toute personne qui a arrêté de fumer, il y a encore le spectre de la rechute. Normalement, au bout d’un an, il ne devrait pas y avoir de problème, mais on ne sait jamais. Souvent, les fumeurs rechutent au bout de quelques années. Donc, si jamais vous sentez que vous allez rechuter, ne vous précipitez pas chez votre buraliste. Gardez votre cigarette électronique, et allez acheter du liquide (ou racheter une e-clope si vous ne l’avez plus). Essayez de vapoter avec du 0, peut-être que c’est seulement le geste qui vous manque. Autrement, prenez un dosage relativement faible. Mais surtout, NE REPRENEZ PAS LE VRAI TABAC. Je considère depuis le début que la cigarette électronique est un outil absolument formidable, une énorme chance : je n’aurais pas arrêter si elle n’avait pas existé. Considérez vraiment que maintenant, il y a des fumeurs, et des vapoteurs. Au pire, redevenez vapoteur.

J’espère que cela vous aura aidé. N’hésitez pas à me poser vos questions:)

(en photo : ma meilleure copine pendant un an, qui maintenant est à la retraite)

Petit bilan pour 2013 !

Petit bilan pour 2013 !

Bonjour !

Comme je suis en train de boucler ma compta pour 2013, j’en profite pour faire ce petit bilan :)

L’année fut mouvementée et calme à la fois : la boutique a adopté un rythme tranquille, et le nombre de commandes grandit petit à petit. Au moment où je vous écris, on en est à la 491e commande ! Sur la photo ci-dessus (j’ai piqué l’idée à une bijouteuse américaine, Shy Siren), chaque feuille est une commande. Il y en a eu 301 cette année (et peut-être plus d’ici demain soir :)). Je trouve ça juste carrément dingue, et aujourd’hui, je peux me dire que, peut-être, je pourrais en vivre vraiment. Il faudra du temps, évidemment, et de l’espoir pour que le statut des auto-entrepreneurs ne bouge pas (il y a eu quelques frayeurs de ce côté cette année d’ailleurs !). J’ai reçu beaucoup de messages de soutien, de la part de nouveaux venus, ou de clients fidèles, des commandes qui étaient destinées à être offertes pour des anniversaires ou pour Noël, de super chroniques du Rêve du Prunellier… Merci ! ^o^

En parlant du Prunellier, j’ai réussi cet objectif qui était de  publier ce projet de longue date. Le livre n’a pas la forme que j’espérais (à la base, c’était un livre illustré), mais je ne fais que l’aimer de plus en plus, à un tel point que j’ai envisagé sa suite très vite (je suis d’ailleurs en train de l’écrire !). Le livre a été apprécié, et même si j’ai regretté d’avoir foncé dans l’auto-édition plutôt que d’attendre et de le soumettre à des éditeurs, finalement il n’en est rien et je suis super contente.

J’ai aussi voulu tenter d’autres techniques de bijoutage, comme le wire wrapping qui m’était apparu trèèèès compliqué, et finalement, c’est une nouvelle collection qui a émergé, et j’aime vraiment ces bijoux tout en lumière. J’ai loupé le coche sur les artbooks que je voulais sortir, mais ici, ça coûte vraiment trop cher de publier un livre d’images. Onirography reste pour le moment en suspens, en attendant. Tout comme la suite du Chat qui avait peur des ombres, mais cela suppose d’autres conditions qui ne dépendent pas que de moi.

Côté illustration, on ne peut pas dire que j’ai été très productive. J’ai eu quand même de beaux contrats (Legend of the Cryptids !). À un moment, j’ai même voulu tout bazarder. Finalement, j’ai arrêté de me prendre la tête pour décider que l’illu n’était plus qu’un hobby, et pour le coup, comme je n’ai à plaire à personne (puisqu’il s’agit de travail perso), je fais exactement ce qu’il me plait. Côté écriture, j’ai terminé un roman (et je me retiens de le faire disparaître dans la corbeille de mon ordinateur tellement je le trouve mauvais), j’en ai commencé un autre qui a été abandonné, j’ai fini, donc, le Prunellier… ma Muse Ecriture est très capricieuse, et se bat constamment avec Muse Bijoutage et Muse Illustration. C’est compliqué à gérer, comme si j’avais trois chats à la maison.

Et d’un point de vue plus personnel, je retiendrais ce PACS avec mon chéri dans un bureau hyper classouille, par un Observateur*, l’arrêt de la clope grâce à cet outil absolument magique qu’est la e-cig, le retour du rouge dans mes cheveux…

Et pour 2014 ? Finalement, je voudrais que tout continue ainsi : la croissance de mon entreprise pour cette 3e année, la sortie du Rêve du Frêne (pour l’été si possible), la santé, l’arrêt du vapotage (c’est pour bientôt !), la guérison de la tendinite à mon épaule, et puis tout le reste, un  peu moins de mauvaises nouvelles à défaut d’éradiquer les maux de ce monde, et encore un peu plus de féerie !

A bientôt pour de nouvelles aventures, et bonne année 2014 à vous !

*cf Fringe

Coliandre Sketchbook – Encore un effort !

Coliandre Sketchbook – Encore un effort !

Bonjour !

J’espère que vous avez passé un bon Noël, fêté comme il se doit ! De mon côté, ce fut le cas, et je me remets au boulot quelques jours en attendant le réveillon du Nouvel An, avec quelques bijoux et peut-être la fin d’une illu que j’ai commencé (un fanart d’une série que j’aime beaucoup, surprise !).

Sinon, un petit bilan de mi-parcours pour l’appel à financement de mon chéri !
« 30 jours restants, donc nous sommes arrivés à la moitié du temps imparti pour récolter les fonds nécessaires.
30 jours, et 2327 €, 93 %. Je pense qu’avec de tels chiffres, on peut aller bien plus loin !
Encore merci à tous !! »

Il reste encore peu à faire pour que le projet soit financé, n’hésitez pas si vous voulez participer à un beau projet ! Et si en plus, la somme est dépassée, il pourra y avoir quelques bonus :)

Pour participer, c’est sur Ulule que ça se passe !