C’est pathologique

16 juin 2017

Plus de quinze jours de fièvre inexpliquée, de maux de dos aussi, je veux pas dire mais ça devient lassant. Bon, j’ai eu un anti-inflammatoire qui me permet de souffler une chouille en attendant de comprendre ce qui se passe, heureusement d’ailleurs : je commence à cogiter un peu trop, il est temps que je me remette à travailler.

Warning : ceci est une réflexion personnelle qui concerne mon rapport à l’écriture et mon travail. Le mot important dans cette phrase est personnelle.

Je me faisais la réflexion l’autre jour (en parallèle à Sophie) : en fait, je n’aime pas trop ça, écrire. Tout dans l’acte d’écrire est pénible, chiant, long, de la conception de l’histoire à la mise à disposition du lectorat. J’aime bien les mots, j’aime bien les manipuler et je pense que je ne suis pas trop mal à ça, mais rien de plus. Ce n’est pas l’amour fou, quelquefois ç’en devient douloureux, même. Si j’avais pu choisir, j’aurais préféré poursuivre le dessin, par exemple. Mais je n’ai pas pu choisir. Je pense, à un moment, que j’ai dû sélectionner un mode de fonctionnement et d’expression pour raconter des trucs, et c’est l’écriture qui m’a paru le plus simple. Enfin, simple, on se comprend. Comme j’apprends assez vite, j’ai appris des tas de choses (comme le dessin), mais comme souvent, quand on donne dans plein de disciplines différentes, on n’excelle dans aucune. Ce qui n’est pas forcément un mal, on peut vouloir tout faire, toucher à tout, c’est super chouette d’ailleurs, de tester plein d’arts, de disciplines, de techniques, et j’aurais adoré faire ça. Écrire, dessiner et bijouter. Mais ça, j’ai pas pu. Ça ne marche pas chez moi, mon cerveau surchauffe. Je dois me concentrer sur un truc et celui qui m’a convenu dans ce que je voulais exprimer, c’était l’écriture.

J’ai l’impression d’écrire parce que je n’ai pas le choix. Un peu comme si c’était une maladie, voyez.

Extrait de L’âme des horloges de David Mitchell

Comme je le disais, j’aurais pourtant préféré dessiner, poursuivre dans cette voie-là, parce que c’est beaucoup plus agréable de dessiner, de voir objectivement (un peu) son évolution, de montrer son travail aussi. C’est plus gratifiant de montrer ses dessins aux autres que « montrer » ses textes. Croyez-moi, j’ai testé les deux, et niveau épanouissement, le dessin est en tête ; pour montrer aux autres ce que l’on écrit, les gens doivent prendre de leur temps, se poser, lire pendant des heures. Et encore, quand ils acceptent de le faire. Quand ils ont le temps. Quand ils passent la barrière de l’autopublication. Donc quand on est publié pour-de-vrai-chez-un-éditeur.

Aujourd’hui, je ne vais pas dire que je regrette, mais je déchante pas mal sur un certain nombre de points. Possible, oui, que je sois meilleure quand j’écris que quand je dessine, mais c’est difficile de s’en rendre vraiment compte et certains jours, je me sens comme la pire des merdes. Je n’ai pas de peur de la page blanche, bien au contraire (j’ai même tendance à faire l’inverse, à avoir le syndrome de la page noire), mais je me demande tout le temps si c’est utile, ou juste bien, ou intéressant, ou si quelqu’un en a quelque chose à foutre, si tout ce temps que je passe devant mon ordinateur à aligner les mots les uns après les autres sert à quelque chose, s’il ne s’agit pas de temps gâché, si creuser aussi profondément dans mon propre cerveau est vraiment judicieux. Commencer un nouveau roman est une angoisse : les premiers jours je ne sais plus comment on fait, les derniers jours, je me sens vidée. Quand c’est terminé, je me demande pourquoi j’ai consacré autant de temps à ça puisque le texte sera naze, il n’intéressera personne, je ne compte pas le soumettre à des éditeurs et je n’aurai que quinze commandes du bouquin que je publierai moi-même.

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