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Une licorne pour le bilan de l’année

J’adore écrire le bilan de l’année. Ça permet de se poser et de voir tout le chemin parcouru en un an (et de se manger dans les dents le temps qui passe bien trop vite), surtout quand on compare les accomplissements (et les échecs) de l’année précédente. Il y aura plein d’infos importantes dans ce billet : les projets, les parutions et l’avenir de la série TOWN, surtout. Maintenant que la machine de l’Onirographe est lancée (traduction : maintenant que j’ai commencé à publier mon grand œuvre), tout va s’accélérer et j’aurai tout intérêt à bien m’organiser.

 

L’année dernière…

… j’avais prévu d’écrire plein de choses :

  • Elisabeta : c’est un OUI ! Écrit, fini et publié, avec plein de lectrices & de lecteurs qui ont aimé. Je n’ai pas cherché à révolutionner les histoires de vampires, loin de là, mais le roman a été apprécié car considéré comme différent. Cerise sur le gâteau, Elisabeta fait partie des histoires gagnantes des Wattys sur Wattpad, ce que je trouve ouf. Mission complete !
  • L’attrape-rêves : c’est un OUI aussi, franc et massif. Le roman a été renommé Onirophrénie, je l’ai écrit en 11 jours en étant malade, et c’est, à mon sens, le meilleur que j’ai écrit (j’en ai parlé ici). Il paraîtra fin février !
  • L’Épine Noire : c’est NON, malheureusement, mais en même temps, mon emploi du temps a été sacrément chamboulé car je n’avais pas prévu de publier autant de livres cette année. Je le reporte à l’année prochaine en croisant les doigts.
  • Brume : c’est également un NON, mais ici, c’est différent : Brume devait être un projet de BD réalisé avec mon chéri, et j’ai décidé que je ne mettrai jamais les pieds dans le milieu de la bande dessinée après y avoir observé quelques étrangetés plutôt mal appréciées. En fin de compte, Brume redevient un roman, ce sera le dernier de ma Phase 1, il est donc reporté à plus tard.
  • La suite du Chat qui avait peur des ombres : un gros NOOOOOOOOON de tristesse et de déception et de honte, encore une fois : nous n’avons pas eu le temps du tout de nous y mettre. Je ne promets rien pour 2018 car ce livre passe malheureusement toujours en dernier.
  • Me botter le cul pour soumettre tous ces machins à qui de droit : là aussi, c’est un NON, mais c’est surtout parce que j’ai décidé de ne PAS soumettre mes histoires et de les publier moi-même. Une décision très importante prise alors que je travaillais sur Elisabeta, et alors que je définissais ma grande histoire avec sérieux. J’ai parlé de mon choix de l’auto-édition ici, et je ne regrette pas malgré quelques déconvenues (le manque de visibilité et le lectorat franchement réduit n’aident pas vraiment à se sentir légitime, mais je me soigne).

L’année dernière à la même époque, je tablais surtout sur la publication d’un recueil de nouvelles (FAIT ! c’était 18.01.16), et j’espérais proposer TOWN à des éditeurs, chose à laquelle je ne croyais pas du tout (on m’avait dit que les séries n’étaient plus vraiment recherchées MAIS on ne voulait pas non plus que j’auto-édite ma série, alors je me sentais un peu le cul entre deux chaises). Aujourd’hui, cette décision prise à propos de l’avenir de mes textes m’a permis de mieux me concentrer sur mon travail, car je n’accumule plus des millions de signes inexploités dans mon ordinateur dans l’attente qu’un éditeur les accepterait. Je peux avancer, pour de vrai. D’ailleurs, avoir publié Tueurs d’anges m’a vraiment soulagée car j’en avais marre de laisser traîner ce truc dans mes tiroirs virtuels alors que je l’avais retravaillé une bonne dizaine de fois. Au bout d’un moment, il faut savoir achever ses textes, et ce n’est pas évident quand ces derniers ne prennent pas leur envol.

Aujourd’hui, je suis seule maîtresse à bord de mon bateau (un bateau de pirate avec des voiles noires, qui vole), je mène ma (grosse) barque comme je veux, au rythme que je veux, et en prenant les décisions que je veux. Ce n’est pas évident, loin de là. Mais ça libère. Et quelque part, j’arrive même à éprouver un peu de fierté car un ou deux auteurs m’ont dit, pas plus tard qu’il y a deux jours, qu’ils se sentaient eux-mêmes incapables d’abattre un tel boulot tous seuls.

L’année prochaine…

… on garde le même rythme !

Dans la catégorie ‘les histoires qu’il faut écrire’, il y a :

  • Passeurs : ce satané tome 3/4 de TOWN me donne beaucoup de fil à retordre, et je ne pourrai pas être tranquille si je ne le termine pas en premier. Ce sera donc mon premier chantier de l’année. D’ailleurs, il y a une décision très importante qui a été prise à propos de TOWN, à voir plus bas !
  • Sinteval : la suite d’Elisabeta que je crève d’envie d’écrire depuis teeeeeellement longtemps, là où mes vampires rencontreront mes anges, avec beaucoup de révélations, de magie et de meufs énervées (Giovanna ne s’est pas calmée, loin de là). La rédaction de celui-là était prévu pour le Camp NaNo d’avril mais je préfère ne pas donner de date parce que je ne vais pas réussir à la tenir. Mais ce sera fait dans l’année.
  • L’Épine Noire : j’espère enfin (ré)écrire ce roman cette année, après l’été je pense. Il y aura beaucoup de travail (la forme sera très différente de ce que je fais d’habitude, et le fond est assez complexe), mais j’ai vraiment hâte de vous présenter mes Voyageurs, ceux que quelques privilégié·es ont un tout petit peu abordé dans le beau livre Les Chroniques de l’Épine Noire. C’est un pan très important de ma grande histoire !
  • Sans doute quelques nouvelles, mais comme toujours, je ne peux pas les planifier. J’ai quelques idées en réserve, dont certaines qui resteront inédites pendant un temps.

Dans la catégorie ‘les histoires à publier’, il y a :

  • Oracles & Onirophrénie sont prévus pour fin février, en espérant que je sois à l’heure (mener deux livres de front sera ardu). Ces deux textes sont écrits et corrigés, et dans les mains de mes copines les correctrices, il ne me reste plus qu’à m’occuper de la couverture et de la mise en page d’Onirophrénie (pour janvier), et on sera bon. J’ai vraiment hâte de vous présenter ces deux livres qui sont mes préférés !
  • Passeurs, pour l’été ou la rentrée. Je ne donne pas de date précise pour le moment (encore une fois, voir plus bas).
  • Il neige sur Érèbe, un autre roman dont je vais vous parler de ce pas 🙂
  • La suite du Chat qui avait peur des ombres, en espérant que ce soit la bonne.

 

A propos de TOWN

Donc, cette information importante à propos de TOWN, c’est que j’ai décidé que la série sera une trilogie au lieu d’une quadrilogie. Celles & ceux qui ont suivi mes mésaventures NaNoWriMoesques ont vu que j’ai pas mal galéré à écrire le tome 4 de la série, Clairvoyants, et que j’ai décidé ensuite de tout reprendre de zéro. Quelque chose ne collait pas dans cette histoire, je n’arrivais pas à croire moi-même à mon texte et je trouvais que ce n’était pas une bonne façon de conclure cette série qui me tient vraiment à cœur… sans compter que le tome 3, Passeurs, me paraissait faible lui aussi. TOWN, au départ, c’était trois romans : la fin du monde, puis ce qui se passe avant, puis ce qui se passe après. Beaucoup de choses se sont greffées sur la partie qui se passe après, au point que j’ai cru que je devrais ajouter un quatrième tome… ce qui n’était pas judicieux du tout. Mais en même temps, je ne voulais pas non plus reprendre les deux derniers textes, j’en avais marre de rebosser inlassablement dessus. J’étais coincée. Finalement, après avoir pas mal réfléchi, après avoir mis de côté TOWN et bossé sur autre chose qui n’a rien à voir, j’ai pu démêler les fils de ce truc et prendre une décision.

Donc, il y aura Tueurs d’anges, Oracles et Passeurs, et c’est tout. L’histoire n’en sera que plus forte, plus resserrée, elle s’éparpillera moins, et c’est tant mieux. Je devrai couper pas mal de scènes et de personnages que j’aimais bien mais ce n’est pas un problème puisque ça me fera de la matière pour écrire des textes courts. La bonne nouvelle, c’est que je suis soulagée d’avoir pris cette décision ; la mauvaise nouvelle, c’est que Passeurs devait sortir en mai/juin et je n’aurai absolument pas le temps d’écrire, de corriger et d’envoyer le texte à mes primo-lectrices/correctrices, donc il est possible qu’il sorte à la rentrée plutôt qu’en été.

 

A propos d’Il neige sur Érèbe

Deuxième information sur mes parutions de l’année prochaine : Il neige sur Érèbe est le titre du petit roman post-NaNo écrit vite fait pour me changer les idées après mon semi-échec, et il sera lui aussi publié ! Il s’agit d’une courte histoire se déroulant en 1888, avec pour protagonistes deux jeunes gens qui se rencontrent dans un autre monde à travers leurs rêves, un monde étrange dans lequel poussent des forêts aux arbres blancs et des châteaux au milieu d’un lac… J’ai voulu ce texte comme une parenthèse poétique, différente, avec aussi comme ambition de creuser un peu l’histoire de mes marcheurs de rêves. Bien entendu, Il neige sur Érèbe fait partie de ma grande histoire mais il peut être indépendant. Pour l’occasion, j’ai ajouté sa fiche dans mes projets & cycles.

En ce qui concerne la parution, il y en aura deux ! (bande de veinard·es) : la première se fera en janvier sur Wattpad, parce qu’on aura terminé Tueurs d’anges d’ici là. Je publie cette histoire volontairement sans trop de recul, car je la peaufinerai dans l’année. La seconde publication se fera à la fin de l’année 2018, avec un financement sur Ulule ! J’ai imaginé un très beau livre avec cette histoire, avec des illustrations et tout, et je veux que la fabrication soit à la hauteur.

Je n’en dis pas plus pour le moment : il faut que je travaille tout ça, j’ai beaucoup de boulot, et je veux prendre le temps de réfléchir à mon projet. Je pense que vous en saurez plus vers la rentrée de septembre 🙂

 

Pour finir dans les livres, merci à ma bande de meufs qui m’ont aidée à parfaire mes dernières publications : Marielle & Marielle, Yuna, Cyrielle, Tiphs et Camille, et un merci spécial à Tata Sophie qui lit mes premiers jets dégueulasses sans sourciller.

 

Dans ma maison à moi

D’un point de vue plus personnel (vous pouvez zapper cette partie si cela ne vous intéresse pas), l’année fut mouvementée pour plein de raisons différentes, et pas dans le bon sens. L’été fut particulièrement épique entre le décès de ma grand-mère, le début de problèmes de santé sur lesquels on n’a pas pu mettre de nom tout de suite, puis les opérations, l’hospitalisation… En fin de compte, être malade de la tuberculose n’est pas grand-chose mais c’est bien parce que j’ai la chance de vivre dans un pays qui prend tout en charge (insérez ici une parenthèse gauchiste dans laquelle je râle contre ceux qui râlent contre la sécu : c’est un système défaillant, certes, mais c’est toujours mieux qu’une sécu privée qui ne peut qu’apporter de la merde). Bref, ça remet un peu les idées en place, mais en fin de compte, même si ces derniers mois ont été pénibles à plusieurs points de vue, nous en sortons plus forts avec mon chéri, et ça, ça n’a pas de prix (figurez-vous que l’année prochaine, on fêtera nos dix ans !). Comptez aussi la disparition de Chester Bennington (MAIS POURQUOI ???) (oui, je ne réalise toujours pas), et toute la violence faite aux femmes qui nous explose à la gueule sans que personne ne réagisse vraiment. L’époque est déprimante.

Histoire de finir sur une note plus joyeuse, l’année a été riche en livres, en licornes en plastique, en vernis à ongles à paillettes, en cheveux rouges, en chatte blanche qui fait l’imbécile, en séries coup de cœur (Dark ❤), ma nièce est née, aussi, et on va espérer que l’an zéro se profile bientôt.

Et puis le Chat ❤

 

Cette tartine étant achevée, je vous souhaite de bonnes fêtes, et vous dis à bientôt pour la suite des aventures de Bibi !

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