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Environ une fois tous les deux ou trois ans, il me vient l’envie de ressortir mes BJD pour les rhabiller ou refaire leur face-up (mais n’étant pas très douée, ce n’était jamais satisfaisant). Et vous l’avez peut-être vu sur Twitter, ça m’a repris ces derniers jours. J’y suis allée cette fois avec un peu plus de confiance en moi parce que je me suis pas mal entraînée sur des Monster High, et pour le coup, le résultat me plaît beaucoup ! Je me suis dit aussi que je pourrais vous parler de mon amour des poupées depuis toujours, de leur potentiel infini d’imagination, mais aussi de leur aspect féministe. A priori, les mots poupée et féminisme ne vont pas ensemble et pourtant, je vais vous démontrer pourquoi je pense que ce n’est pas antinomique.

Disclaimer : je ne suis pas une spécialiste des poupées, ni du féminisme. Je ne vais pas vous faire de cours sur le sujet, simplement parler de ma façon à moi de voir les choses.

J’aime les poupées

Toutes les poupées, depuis toujours. La première dont je me souviens, c’est un baigneur que j’avais appelé Étienne (spécial dédicace à mon éditeur) parce qu’il paraît que j’adorais la chanson de Guesch Patti. Ma deuxième poupée marquante, c’était ma première Barbie, offerte par mes grands-parents : Barbie and the Rockers, magnifique avec sa mini-jupe rose à étoiles. J’avais eu tout l’orchestre avec elle (piano, batterie, guitare), et j’ai un souvenir très précis du magasin dans lequel on l’avait achetée (je devais peut-être avoir 5 ou 6 ans). Ça a été le début d’une longue histoire d’amour avec Barbie, j’en ai eu une centaine au fil des ans et j’aime toujours me tenir au courant des nouveautés, baver sur les pièces de collection et découvrir la Barbie éditée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Dans le même temps, j’avais eu une autre poupée que j’aimais beaucoup, la Duchesse Noir-de-Jais qui était la méchante de la série Dame Boucleline et les Minicouettes. Je l’aimais tellement, avec ses longs cheveux noirs et sa robe violette ! Je l’aimais bien plus que l’héroïne, Boucleline, qui ressemblait pourtant à Barbie (cheveux blonds et robe rose). Que voulez-vous, c’était les tout débuts de mon passage vers le côté obscur de la Force.

Le cas des BJD

Un peu après mes 20 ans, j’ai découvert les ball-joined dolls (BJD), ces fantastiques poupées asiatiques aussi belles que coûteuses. Si vous ne connaissez pas les BJD, il s’agit donc de poupées essentiellement fabriquées en Asie (Japon, Corée du Sud et Chine), en résine, articulées à l’aide de joints sphériques et d’élastiques ce qui leur permet une multitude de poses (un système inspiré de poupées françaises du milieu du XIXe siècle), et entièrement customisables. On peut tout faire : remodelage, changement des yeux, des cheveux, des vêtements… Elles ont des tailles variables, de moins de 10 cm à plus de 80 cm (la plus grande fait 110 cm je crois), et coûtent très cher, en particulier quand ce sont des modèles (le terme utilisé est mold, moule) populaires et plus du tout fabriqués.

Les collectionneur·euses de BJD sont de tous les âges : il y a des adolescent·es, des étudiant·es, des personnes âgées… On apprécie ces poupées car elles permettent de toucher à des tas d’activités différentes, comme la couture pour créer des vêtements, la peinture du visage (face-up), mais aussi la photographie, la création de personnage, le dessin et l’écriture. Certaines personnes vont même jusqu’à modeler et créer leur propre poupée, comme c’est le cas pour Lillycat, une artiste française qui a créé sa propre marque, Cerisedolls (j’en ai une, d’ailleurs, du nom d’Oyra).

Le milieu des BJD est un milieu quasi exclusivement féminin, et bien entendu la cible de nombreuses moqueries de la part d’hommes ou de femmes qui y voient des adultes ‘jouer à la poupée‘. Quand j’y repense, les insultes et les remarques étaient les mêmes que celles qu’on adresse aux féministes : des ‘frustrées‘, ‘grosses et moches‘, ‘mal baisées‘, et les quelques garçons qui revendiquaient aimer et posséder des BJD n’échappaient pas aux habituelles insultes homophobes. Il nous arrivait aussi de recevoir des mails de la part de journalistes qui voulaient faire des reportages sur le sujet, ce qui finissait immanquablement en sujet racoleur dans des émissions de la TNT (j’en ai reçus moi-même, et ça a fini à la poubelle à chaque fois).

Personnellement, j’ai cinq BJD : trois de taille moyenne (dites MSD, environ 40 cm), une de petite taille (30 cm) et une encore plus petite (10 cm). Ma toute première, Snow, a une quinzaine d’années et je l’aime toujours autant car elle est sans doute à l’origine de ce que je fais aujourd’hui : elle m’a permis de créer un personnage, de raconter son histoire et d’étendre cette histoire à un univers, à savoir celui du Prunellier. J’ai procédé avec ces poupées comme je le fais avec mes bijoux, c’est-à-dire qu’il y a comme une circulation, un mouvement d’inspiration. Une poupée inspire un personnage, qui inspire une histoire, qui inspire une autre poupée… C’est ainsi par exemple que j’en suis venue à écrire Elisabeta : une de mes minis, Izzy, m’a inspirée la poupée Faustina qui apparaît dans le roman, et toute l’histoire qui va avec.

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Un objet sexiste

Et pourtant, la poupée est un objet sexiste car exclusivement destiné aux filles. C’est systématique : plus un secteur est destiné aux filles ou aux femmes, plus il va être sexiste. Prenez les métiers dits féminins, la façon dont on présente les règles, la façon dont on vendait autrefois des protections hygiéniques (ça a changé, un peu), les violences gynécologiques et obstétricales, etc. En réalité, c’est pareil avec les poupées. De façon générale, les jouets sont encore soumis aux stéréotypes de genre mais si on accepte que des filles jouent avec des jouets ‘de garçon‘, l’inverse n’est pas vrai, et l’on ne compte plus les exemples de pauvres garçons rabroués par leurs parents ou leur instit quand ils veulent jouer avec une poupée.

Certes, les choses semblent changer peu à peu. On le voit dans certains catalogues de jouets à Noël, il y a de plus en plus de photos sur lesquelles des filles et des garçons jouent indifféremment avec des jouets ‘de fille‘ ou ‘de garçon‘, tout comme il y a de plus en plus de jouets avec des couleurs neutres. Mais dans les faits, quand on regarde les rayons, on assiste toujours à cette profusion de rose et de bleu, comme pour bien délimiter les univers de chacun·e, et les poupées sont vendues avec des emballages et des accessoires roses. Il y a d’ailleurs deux sortes de poupées : d’un côté les poupons, bébés et baigneurs, et de l’autre les poupées mannequins. Et aucune de ces deux catégories n’échappe aux stéréotypes.

Les poupons ressemblent à des bébés et sont vendus avec des accessoires pour les habiller, leur donner à manger, changer leur couche, etc. Ce sont des jouets qui permettent aux enfants de ‘jouer aux adultes‘, ici le jeu classique de s’occuper d’un bébé comme le font toutes les petites filles. Oui, les petites filles : certes, il arrive que des petits garçons y jouent, mais le rôle de parent, dans le milieu des jouets, est essentiellement un rôle de maman, une façon de faire rentrer dans la tête des filles qu’elles seront mères et qu’elles doivent déjà se préparer à cela (pendant que les garçons font du bricolage, jouent aux super-héros ou fabriquent des trucs). Il est moins admis que les garçons jouent au papa, alors qu’en fait… eux aussi deviendront pères, non ? Et pourtant, on ne les encourage pas à cela. Bien entendu, on trouve toujours des exceptions : des petits garçons jouent avec des poupées, leurs parents les encouragent, mais ils sont bien rares. Dans les faits, quand on se rend dans un magasin de jouets et qu’on regarde le rayon des poupons, tout est rose et/ou rangé dans les jouets dits pour filles. Le problème vient du marketing. Et de notre société patriarcale.

Il existe de nombreux articles & blogs sur le net, écrits par des féministes, qui expliquent mieux que moi les problèmes de stéréotypes de genre qui touchent le domaine des jouets pour les enfants. Si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de faire une petite recherche.

Les poupées mannequins, qui sont des poupées aux proportions adultes ou adolescentes, sont loin d’être irréprochables elles aussi. La plupart du temps, elles représentent deux archétypes : les princesses et les fées, et les jeunes femmes superficielles qui ne pensent qu’à s’amuser et à être à la mode. Barbie est de celles-ci, d’ailleurs Barbie cumule les représentations peu flatteuses au fil des années, tour à tour princesse, victime de la mode, femme au foyer… On lui reproche beaucoup de choses depuis longtemps, en premier lieu sa plastique de blonde parfaite et ses mensurations irréalistes, et on a même vu des manifestations de féministes lorsque Mattel a ouvert une dreamhouse toute rose à Berlin (je n’avais jamais vu de photo de l’intérieur, mon moi de 8 ans aurait été ravie). Quand on regarde du côté des autres poupées du genre, ce n’est pas forcément mieux : les héroïnes Disney (= cantonnées à leur rôle de princesse, même quand elles ne le sont pas dans les films), les Monster High (= filles, amies ou nièces de créatures telles Dracula, le monstre de Frankenstein ou le Yeti, qui vont au lycée, s’échangent leurs fringues et parlent des garçons), les Bratz (= fashion victim sur-maquillée avec des lèvres siliconées), et j’en passe.

La poupée mannequin cumule donc de nombreux défauts qui renvoient de nouveau aux stéréotypes que l’on connaît bien, de la princesse à la jeune femme superficielle. La poupée, en réalité, est une femme-objet, une réification de la femme qui se doit d’être parfaite, blonde et mince, bien maquillée, bien habillée, et surtout immobile ; elle ne bouge pas, elle se laisse manipuler, elle est là pour être exposée. Ce que de nombreux hommes aimeraient que les femmes soient, non ? Le niveau ultime de la femme parfaite, belle et sur laquelle on peut s’essuyer les pieds. Car à votre avis, quand un homme interpelle une femme en l’appelant ‘Poupée‘, vous croyez que c’est flatteur ? Ça ne l’est pas, bien au contraire. Et je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ce que vivent de nombreuses actrices X de nos jours : ce sont des femmes qui se doivent d’être parfaites et obéissantes, et sur lesquelles les hommes se masturbent tout en les traitant de salopes (on pourrait faire le parallèle avec les poupées sexuelles grandeur nature, celles qui existent déjà ainsi que les robots ultra-réalistes que l’on imagine dans la SF).

Et un objet féministe

OK, j’avoue, je vous ai brossé un tableau vraiment peu flatteur de la poupée dans son ensemble. Pourtant, tout n’est pas à jeter, et il y a eu de nombreuses évolutions ces dernières années, en premier lieu chez Mattel. Car Barbie n’est pas seulement une princesse, une victime de la mode et une femme au foyer : elle a aussi exercé de nombreux métiers, dont certains très prestigieux. Elle a été médecin, artiste, laborantine, informaticienne… Imaginez, elle a aussi été astronaute… en 1965 ! De plus, si elle était maquée avec Ken, elle l’a quitté il y a peu et surtout, elle n’a jamais eu d’enfants. Ces dernières années, suite à de nombreuses critiques, Mattel a proposé toute une gamme de poupées qui changent de la Barbie classique, aux tailles, silhouettes et couleurs différentes. Une poupée en fauteuil roulant et possédant une prothèse sera même commercialisée bientôt. Et pour finir, ils travaillent avec des personnalités du monde entier pour proposer des poupées pour leur gamme Sheroes, comme la sportive Ibtihaj Muhammad ou la cheffe Hélène Darroze, des personnalités inspirantes pour les petites filles. Alors, oui, on va me rétorquer que c’est du marketing, mais justement : c’est cela qui doit évoluer. Les marques vendent ce que la société attend d’elles en même temps qu’elles modèlent cette société ; aujourd’hui, elles se doivent de suivre le mouvement au lieu de le freiner. Et franchement, je crois que rien ne m’a plus fait kiffer que voir Ibtihaj Muhammad tenant sa Barbie à la main.

(bien entendu, tout n’est pas rose chez Mattel, loin de là : il reste beaucoup de choses à rectifier, en particulier les conditions de celles & ceux qui fabriquent les poupées (en Chine), et l’utilisation de plastique à une époque où l’on devrait commencer à réfléchir à des alternatives)

Ceci étant dit, je n’ai pas été très tendre avec les poupées mannequins en général : qu’est-ce qui empêche une victime de la mode d’être féministe ? Ce n’est pas parce que l’on se maquille et qu’on aime la mode qu’on n’est pas féministe ; ce n’est pas parce qu’on est femme au foyer qu’on n’est pas féministe ; ce n’est pas parce qu’on est une princesse qu’on n’est pas féministe. Chez Disney, à côté des princesses qui ne se laissent pas faire, on trouve également les poupées des super-héroïnes Marvel. Et les Bratz, qui ne sont plus commercialisées depuis longtemps, sont réapparues sur Twitter il y a quelque temps pour un Bratz Challenge dont le but consistait à se maquiller comme une poupée. Je pense surtout qu’une poupée est ce qu’on en fait, la façon dont on joue avec.

J’ai aussi oublié de vous parler d’une gamme de poupées des les années 80 qui a toute sa place dans ce billet : les poupées Jem et les Hologrammes. Vous connaissez sans doute ce dessin animé si vous avez mon âge (dois-je vous préciser que j’ADORAIS Jem et les Hologrammes ?), mettant en scène les membres d’un groupe de musique aux cheveux de toutes les couleurs et d’un kitch au charme certain. Deux groupes de musiciennes s’affrontaient à coup de sons et lumières dantesques, d’aventures effrénées et de compétitions imaginative. Un comics est paru ces dernières années, un revival un peu plus actuel que j’ai trouvé très très chouette et dont la postface dit ceci : ‘dans le dessin animé, années 80 obligent, cela se traduisait par des courses-poursuites de deltaplanes en talons hauts, ou des excursions dans des volcans en activité juste avant un showcase’. Pourquoi on ne pourrait pas être une warrior avec des talons hauts ? Si vous saviez comment j’ai adoré la scène de Jurassic World dans laquelle Claire va chercher le T-Rex avec ses talons ! Bref, dans Jem, les meufs créaient leurs tenues de scène, se coloraient les cheveux en fluo et se maquillaient comme des poupées et pourtant, jamais il n’est question de mode ou de maquillage. À mon sens, le féminisme avant-gardiste de Jem, dont le dessin animé n’existait que pour vendre des produits dérivés (et donc des poupées) a toute sa place ici ; ce n’est pas parce qu’il y a du rose partout qu’on n’est pas féministe.

Une poupée n’est pas forcément qu’un objet superficiel, et ce n’est pas parce qu’elle est destinée aux filles qu’elle doit être dénigrée. Au contraire, c’est un formidable jouet et un parfait vecteur d’imagination, surtout si on se les réapproprie, car il est clair que les modèles proposées dans le commerce ne sont pas toujours un exemple de féminisme (entre la maman et la putain, il n’y a pas forcément beaucoup de choix). Mais le support, la matière, l’objet en lui-même est intéressant en tant que base pour autre chose : une petite fille (et pourquoi pas un petit garçon) peut imaginer toutes les histoires qu’elle veut avec ses poupées, et rien ne l’empêche de faire de sa Barbie aux escarpins rose une warrior si elle le veut. C’est que je fais moi-même avec mes poupées : j’utilise ce support magnifique qu’est cet·te humain·e en miniature et en fais un personnage. Je lui donne une vie et une histoire. Pour cela, j’utilise mes BJD mais aussi des Monster High que je customise de A à Z : face-up, cheveux, vêtements.

Vous pouvez voir ci-dessous les customs déjà réalisées ; elles ne sont pas toutes réussies mais je compte bien continuer à m’entraîner pour parfaire ma technique de face-up. Ma favorite, la funambule, est posée sur mon bureau à côté de mon ordi pour que je puisse l’admirer. Toutes ces poupées représentent mes propres personnages, à l’exception de Poppet qui apparaît dans Le Cirque des Rêves d’Erin Morgenstern.

Une réappropriation

Voilà pourquoi j’aime les poupées, et pourquoi je les utilise comme support créatif : parce que je veux me la réapproprier. Et au lieu d’en faire un objet, je la transforme en sujet. Je lui donne un nom, une apparence, j’en fais une héroïne (je n’ai que des poupées féminines pour l’instan, mais je compte bien changer cela bientôt car je rêêêêêve d’incarner Oxyde en BJD…) qui a sa propre vie et sa propre histoire. Je reprends à mon compte cet objet ambigu qui, quand on y pense, cristallise les mêmes reproches et remarques que l’on adresse aux femmes : un objet qui se doit d’être joli, avec lequel on joue volontiers et que l’on rabaisse en même temps. Je change ça, et j’en fais un sujet.

 

Pour conclure, j’aimerais ajouter quelque chose : comme je l’ai dit plus haut dans le passage concernant les BJD, nous étions nombreuses à justifier notre passion en nous défendant de ‘jouer à la poupée‘, nous nous cherchions beaucoup d’excuses en listant les possibilités artistiques qu’offre une doll. Pourtant, avec le temps, j’ai compris que je jouais toujours à la poupée moi-même, car je ne fais pas grand-chose de plus que quand j’avais 8 ans et que je jouais avec mes Barbie dans la maison au toit rose qui prenait la moitié de ma chambre. À l’époque aussi, j’inventais des histoires à mes poupées, et si j’avais eu le droit, je les aurais remaquillées et recoiffées (parents, voici un conseil : autorisez vos gamines à customiser leurs Barbie !). En fin de compte, rien n’a changé 🙂

Pour voir les galeries consacrées à mes poupées, cliquez ici.  Et comme toujours, pour les questions & les remarques, c’est en commentaire que ça se passe !

 

NB : un film live sur Barbie est prévu, avec Margot Robbie dans le rôle titre. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai hâte.

8 avril 2019
15 avril 2019

4 commentaires

  1. Marie Obsidienne

    11 avril 2019

    C’est très très intéressant comme article ! J’ai adoré lire tes réflexions sur ce sujet et je te rejoins de A à Z.
    Tu le sais déjà, mais j’adore tes custom’, elles sont magnifiques et c’est tellement chouette de voir tes personnages sous une autre forme, plus palpable. ^^
    Pour finir, je ne savais pas pour le film Barbie prévu, je suis bien curieuse haha.

  2. kaoril79

    11 avril 2019

    Coucou, effectivement de prime abord je n ‘aurais pas naturellement associe poupée et féminisme mais avec ton argumentaire ,je vois la conjoncture .A vrai dire , personnellement , je n ‘ai eu qu une seule Barbie durant toute mon enfance , moi j’ étais plus branchée  » petits malins /sylvanian  » mais pour les même raisons ,je m’ inventais des histoires ….
    Le fait de se réapproprier le concept et en faire le sujet (j adore a formulation) , c’est un enjeu de taille et qu’ il faudrait diffuser à la jeunesse d’aujourd’hui (vu le temps que met une mentalité à changer )
    merci pour cet éclairage intéressant et personnel ^^

  3. Rozenn

    11 avril 2019

    @Marie Obsidienne : Je ne sais pas si, en fin de compte, ma réflexion est valable mais je trouvais ça logique 🙂 Et merci pour les poupettes, je suis contente qu’elles te plaisent <3

  4. Rozenn

    11 avril 2019

    @kaoril79 : je ne sais pas trop si toute ma réflexion est correcte mais en tout cas, je me dis que ce n’est pas si illogique 🙂 Le principal, je pense, c’est qu’il faut se réapproprier les choses, c’est comme ça qu’on les change au bout d’un moment. Les jouets gagneraient à être améliorés, repensés, à être moins discriminatoires et moins stéréotypés, mais c’est loin d’être gagné XD (j’avais des Sylvanians aussi quand j’étais petite, j’en ai gardés quelques uns !). En tout cas, merci d’être passée par ici !

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