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Allez, je vais faire une petite pause dans mon plan pour vous parler un peu du roman que je vais écrire pendant le NaNoWriMo… ce qui ne va pas être une mince affaire, parce que j’ai décidé de vous en parler le moins possible (et ouais).

Déjà, je n’avais pas prévu de faire le NaNo cette année parce que je n’avais pas de projet tout prêt. Après la fin de Town (d’ailleurs, les livres pourront être commandés bientôt !), je me sentais un peu desséchée et je voulais prendre le temps de préparer quelque chose qui me redonnerait un peu la flamme, qui changerait radicalement d’ambiance aussi. Je tablais donc sur Érèbe, que je dois réécrire entièrement, mais en décembre. Pas pendant le NaNo.

Que nenni ! À l’image des Fantômes de Ker ar Bran (alias le Phare), une idée m’est venue comme ça, sortie de nulle part. La cristallisation de mois entiers de questionnement sur l’écriture, sur mes histoires, sur mes rêves, sur ce qui crispe beaucoup les auteur·ices aussi, avec #PayeTonAuteur et #AuteursEnColere ; il y a eu aussi une petite discussion avec Mathieu Gaborit sur tout ça et le très bien nommé et très très fidèle syndrome de l’imposteur (Jean-Mi, pour les intimes) il y a quelques semaines, et surtout pas mal de réflexions sur le sujet avec ma copine Sophie depuis, euh… longtemps. Un peu comme pour une recette de potion magique de sorcière, j’ai mis les ingrédients dans mon chaudron sans trop savoir ce qui allait en sortir. Et comme pour Ker ar Bran, donc, le résultat m’a un peu explosé à la figure : je dois aller au bout de ce truc, je dois l’écrire. Tant pis pour le planning.

Voilà deux semaines (je crois) que je noircis mon cahier grand format petits carreaux pour délimiter mon nouveau terrain de jeu et faire connaissance avec mes nouveaux personnages, bousillant mon épaule (aïe la tendinite) et épuisant déjà cinq stylos roller. J’arrive au bout, là : les deux synopsis sont bouclés (oui, il y en a deux, il y a une histoire dans l’histoire), je m’occupe actuellement de faire un plan détaillé chapitre par chapitre, et il restera encore quelques bricoles à vérifier avant de me lancer.

J’ai putain de hâte. Et j’ai pas envie en même temps. Les premiers jours de la rédaction d’un roman sont difficiles, c’est très intimidant de commencer une nouvelle histoire et c’est très long de trouver son rythme de croisière. La veille, c’est même terrifiant : et si je n’y arrivais pas ? Et si je ne savais plus comment écrire ? Je déteste ça, mais ça fait partie de mon processus, je dois donc faire avec.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, je vous l’ai dit plus haut, je n’ai pas trop envie de vous en dire plus pour le moment. Sur le site du NaNo, j’ai mis ceci comme résumé : « Quand des fées volent le travail de tisseurs d’encre et de papier, quand le rêve se confond avec la réalité, quand on perd sa lumière, sa flamme, sa source au point de vouloir tout abandonner… » Même le titre final, je n’ai pas envie de vous le donner, alors pour le moment ce sera Remington (les machines à écrire, pas les fusils). Quant à savoir quand vous pourrez le lire… j’ai envie de dire que ça dépendra de plein de trucs (de quand j’aurai terminé, du hasard, de mon humeur, de l’alignement des planètes…). Même ça, je n’ai pas envie de vous en dire plus parce que ça fera partie du jeu. Logiquement, si j’arrive à boucler le premier jet du roman pendant le NaNo (mon objectif ne sera donc pas les 50 000 mots mais bien le roman entier), et si j’arrive à le corriger en décembre, vous en entendrez parler en janvier. Et vous saurez tout à ce moment-là.

Bref. Je posterai peut-être des extraits de temps à autre (si j’en trouve qui n’en révèlent pas trop), ainsi que mon avancée chaque jour sur Twitter, peut-être sur Insta et sur Facebook, ça dépendra. Et sur le site du NaNo, bien entendu ; d’ailleurs, si vous voulez devenir mon buddy, faites vous plaisir, je n’ai toujours pas compris comment ça marchait. Si vous voulez qu’on écrive ensemble aussi, n’hésitez pas (sur Twitter ? Ailleurs ? Je ne fais jamais le NaNo en compagnie d’autres personnes d’habitude).

Je vous laisse avec cette photo de Robert et Shana ParkeHarrison, l’une de mes sources d’inspiration pour Remington. Vivement novembre !

 

« Mourning Cloak », Robert & Shana ParkeHarrison

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