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Le plan fini

C’est bientôt le NaNoWriMo, on est le 26 octobre, et j’ai terminé mon plan ! En partageant la photo du bidule sur Twitter et sur Instagram, j’ai reçu quelques messages dans lesquels on me demandait comment je faisais. C’est vrai qu’en général, on partage souvent des méthodes pour élaborer des intrigues ou pour écrire des synopsis, mais les plans ? Rien. Que dalle.

J’ai mis longtemps avant de trouver ma propre technique. Il a fallu essayer des trucs un peu hasardeux qui convenaient mais pas à 100 %. Je l’utilise vraiment depuis Onirophrénie, et sont aussi concernés Les fantômes de Ker ar Bran, Érèbe version longue et Remington (le roman que j’écrirai pendant le NaNo). Oui, que des trucs que vous n’avez pas lus (les romans plus anciens sont bien plus brouillons et mal foutus).

Bref, je vais vous montrer tout mon boulot de préparation de A à Z.

Quelques petites précisions :

  • Je suis une control freak absolue, une architecte hardcore qui va jusqu’à dessiner les moulures du plafond sur le plan de sa maison, ou le motif de la tapisserie. Les dites tapisseries ne sont pas définitives, elles peuvent changer pendant la rédaction du roman mais en amont, j’ai besoin de tout contrôler de A à Z. C’est comme ça que je fonctionne et je ne peux pas faire autrement (autrement dit, si vous n’avez pas besoin de tout savoir de votre intrigue ou si vous êtes carrément jardinier·e et que vous vous lancez au talent, ce qui suit risque de vous paraître un chouïa psychorigide).
  • La forme de tout ce bazar change selon les romans : parfois je fais ça sur des feuilles volantes, d’autres fois sur un cahier (c’est le cas ici), parfois même je travaille sur ordinateur (sur LibreOffice ou Scrivener). Ça dépend du moment et de l’envie mais le principe reste le même (j’ai tendance à préférer faire la préparation à la main, sur du papier avec des stylos, parce que mon cerveau imprime mieux) (et ça permet de garder des souvenirs).
  • Le taux de réussite n’est pas de 100 % : une fois le premier jet terminé, il manque souvent des infos, des révélations, ou même carrément des points de vue (si je vous dit que dans le premier jet d’Elisabeta, il n’y avait que le point de vue de Saraï, vous me croyez ?). Pas grave, ce n’est que le brouillon.

Bon. Allez. Je vous préviens, ça risque d’être long parce qu’on part du début.

Pré-requis : connaître la méthode du flocon ; avoir une idée de ce qu’on veut écrire.

1. L’idée

Le carnet avec les idées de romans-à-écrire-plus-tard et le cahier qui renferme le plan de Remington

En général, l’idée c’est juste : j’ai envie de raconter un truc qui se passe en Bretagne avec des fantômes à exorciser (pour Les fantômes de Ker ar Bran), ou c’est l’histoire d’un mec qui n’arrive plus à écrire (pour Remington) (ça va être chaud de ne pas vous spoiler). Je sais quelle ambiance je veux amener, je visualise à peu près les personnages principaux (protagonistes, antagonistes) même s’ils n’ont pas de nom (ça se résume au héros, sa copine, machin, là, le méchant), un thème ou un message ou une envie de parler d’un sujet en particulier (les fantômes et les histoires du passé pour Ker ar Bran, l’art et l’écriture pour Remington) et puis globalement… c’est tout. Du coup il faut creuser.

Pendant un temps plus ou moins long (des semaines, des mois, ça dépend de mon planning et de si j’ai autre chose à écrire avant), je jette des idées dans le carnet adéquat, pas forcément toutes pertinentes, jusqu’à ce que vienne l’illumination, le moment où la grâce me touche, l’Idée de Génie (ou plusieurs Idées de Génie). Ça peut être le twist final, la grande révélation, le truc ou le personnage qui relie toutes les idées jetées en vrac… Quand je trouve l’Idée de Génie, ça veut dire en général que le roman est validé et qu’on peut l’écrire (quand j’ai trouvé l’Idée de Génie de Ker ar Bran, j’ai dû me retenir de danser sur mon bureau tellement c’était beau). Je précise pour les trois du fond qui ne suivraient pas : l’Idée de Génie ne descend pas du ciel et n’est pas soufflée par une muse invisible qui nous regarde bosser en donnant des ordres. Ça se provoque. Il faut penser, réfléchir, travailler dessus, prendre ses idées, les tordre et les jeter, les récupérer dans la poubelle et les défroisser. Et plus on fait tourner sa machine à imagination, plus cette dernière recrache des idées.

Je sais maintenant où je vais une fois l’Idée de Génie trouvée ; je sais de quoi je pars et je sais ce qui se passe à l’arrivée (oui oui, la fin de mon roman c’est le premier truc auquel je pense), et je sais plus ou moins par quelles autoroutes passer. J’ai appris ça en lisant le bouquin de John Truby, Anatomie du scénario, ainsi que celui d’Yves Lavandier, Construire un récit, tous les deux très denses mais très très intéressants. Je ne les suis pas à la lettre parce que bon faut pas déconner, mais j’ai gardé quelques trucs qui me convenaient.

Au minimum, je sais ce que fabriqueront mon héros et mon méchant (à noter que je n’ai pas toujours d’antagoniste identifié, parfois ce sont des systèmes (une société patriarcale par exemple)). Ils partent d’un point A avec un état d’esprit particulier, un désir, un besoin, des faiblesses, et ils arrivent au point B en ayant évolué (ou pas), en ayant comblé leur désir et leur besoin (ou pas), et en ayant forcément gagné ET perdu quelque chose. Un truc intéressant aussi c’est de faire en sorte que le héros et le méchant veuillent la même chose, mais pas pour les mêmes raisons et sans utiliser les mêmes méthodes pour y parvenir.

2. Le flocon

Quand j’ai découvert la méthode du flocon, ça a changé ma vie. Sérieusement. La méthode est devenue vraiment efficace à partir du moment où je l’ai suivie à la lettre, de la première à la dernière étape.

Si vous ne savez pas ce qu’est la méthode du flocon, il s’agit d’une méthode d’élaboration d’intrigue qui part d’une idée pour arriver au plan final en passant par l’élaboration des personnages principaux (et des lieux s’ils sont importants). Elle a été créée/théorisée/enseignée par Randy Ingermanson, un écrivain américain qui enseigne la fiction et l’écriture. Je l’ai découverte via le site Espaces Comprises, dans lequel Kanata a traduit et revu la méthode pour en faire une série d’articles illustrés et dotés d’exemples ; d’ailleurs, il y a eu beaucoup d’articles qui ont été écrits sur le sujet mais c’est vraiment la série de Kanata que je trouve la mieux foutue. Je connais la méthode par cœur mais quand je travaille avec, j’aime bien avoir les différentes étapes sous les yeux.

Liste des étapes :
1. Ruminer
2. Accroche
3. Résumé en 5 lignes
4. Ébauche des personnages
5. Synopsis de l’intrigue (1 page)
6. Synopsis des personnages (1 page)
7. Synopsis de l’intrigue (4 pages)
8. Fiches de personnage détaillées
9. Plan

Retrouvez la série complète sur Espaces Comprises

 

Revenons-en à notre intrigue. Je suis scrupuleusement les étapes de la méthode du flocon, une par une, en mettant beaucoup de soin à travailler les étapes 2, 3 et 4. Ces étapes me permettent de construire le squelette de mon histoire, d’en voir les enjeux et les grandes lignes. Je suis un peu vieille école et je suis toujours la structure en 3 actes classique (élément déclencheur + 2 écueils + dénouement) parce que ça permet simplement de canaliser et creuser les principales péripéties des personnages. Ça ne veut pas dire que je colle à cette structure pour la suite ; je l’utilise surtout comme rampe de lancement.

Bien entendu, rien n’est gravé dans le marbre, même lorsque l’on écrit ces étapes à la main. On peut toujours revenir dessus au fur et à mesure, parce qu’on aurait découvert quelque chose de nouveau et d’important dans l’étape 7 par exemple ; dans ce cas-là, on reprend l’étape 4 et 5 et on recommence.

 

Petit point organisation du cahier :

  • Comme je le disais plus haut, j’aime bien faire toute cette préparation à la main, avec des stylos, des fluos et du papier. Évidemment on ne peut pas toujours corriger à même le texte/le synopsis/la fiche de personnage (même si le blanco est mon meilleur ami, il montre souvent ses limites quand il faut effacer une page entière), alors l’idée c’est de réécrire plusieurs fois la même chose jusqu’à ce que l’on tombe sur la bonne version (par exemple, j’ai réécrit deux fois le synopsis d’une page (l’étape 5) après avoir découvert certaines choses sur mes personnages dans l’étape 4). La dernière version d’un texte/synopsis/fiche personnage est donc celle en cours.
  • Avant j’aimais bien bosser sur des feuilles volantes parce que ça me permettait d’organiser mon truc comme je voulais, en réunissant toutes les versions d’un même synopsis à l’aide d’agrafes ou de trombones. Puis la révolution Bullet Journal est arrivé et je m’en suis inspirée pour organiser mon cahier.

L’index, donc (qui n’est même pas à jour)

Je poursuis mes étapes. Les différents synopsis (de l’intrigue et des personnages) vont comme sur des roulettes puisqu’il s’agit de bêtes résumés pas forcément bien écrits que personne ne lira (je sais que les synopsis font toujours peur aux auteur·ices, mais ceux-là sont différents des synopsis que l’on doit souvent joindre à nos bébés quand on les soumet aux maisons d’édition, ce n’est pas le même exercice). À ce stade, j’apprends énormément sur mes personnages, sur leurs motivations et leur passé grâce à mes fiches de personnage faites maison (j’ai pioché ce qui me plaisait dans plusieurs fiches de personnage trouvées sur le net) (à la base je n’aime pas trop ça, en plus).

Pour les développer, je pioche dans mon carnet à idées diverses, mon carnet des noms et aussi quelques ressources chopées sur le net (comme cette liste de qualités et de défauts). Je réunis aussi quelques photos d’acteur·ices et de célébrités en tout genre qui peuvent représenter mes personnages, ce qui est utile pour les descriptions physiques. S’il y a des recherches particulières à faire (historiques, techniques, etc), c’est le moment, tout comme le développement de certains concepts (par exemple, dans Ker ar Bran, je devais imaginer l’histoire et la topographie du village breton inventé pour l’occasion ; pour Remington, c’est l’organisation d’un forum à l’ancienne, avec son mode d’admission et ses différentes rubriques). Pour finir, s’il faut développer une chronologie (passée ou présente, comme par exemple un déroulé précis des événements), je fais tout ça dans Aeon Timeline Chéri (qui sert de base de données géante à mon Grand Projet).
Quand j’en arrive ici, mon cerveau bouillonne et a vraiment hâte qu’on s’y mette. Je commence à parler à mes personnages, je joue certaines scènes dans ma tête, des bouts de dialogue me viennent (je note tout ça sur une feuille, une page dédiée ou des post-it qui s’empilent près de mon écran).

3. L’étape manquante

À ce stade, j’ai terminé les étapes 7 et 8 oklm, et en toute logique, je dois commencer mon plan avec le découpage en chapitres et la distribution des scènes.

Sauf que non.

L’étape 7, le synopsis de 4 pages, n’est pas assez précise à mon goût pour me permettre de le découper en plan ; j’ai souvent bloqué ici parce que la masse de travail me semblait encore gigantesque. J’ai donc ajouté une étape à la méthode du flocon, qui consiste à développer le synopsis de 4 pages pour en faire un synopsis d’au moins 10 pages.

Dans ce Grand Synopsis, je raconte toutes les scènes que je veux ajouter dans le roman, du moins celles qui dépendent de l’intrigue principale ; la première page indique surtout la situation initiale (à la fin de cette première page, on a ce qui fait office d’élément déclencheur). C’est beaucoup plus facile de délimiter les scènes et les chapitres lorsque l’on est dans un mood de rédaction (= je rédige le résumé de mon histoire, mal formulé et avec des fautes certes mais ça reste un exercice de narration) que lorsque l’on est dans une optique de planification avec des tableaux et des mots-clefs.

Une fois ce synopsis de 10 pages terminé, je le tape à l’ordinateur dans un document tout neuf histoire de pouvoir le modifier facilement s’il le faut (10 pages écrites à la main représente pour moi 9 pages sur LibreOffice). Le truc fun (non) avec Remington, c’est qu’il y a deux synopsis à écrire et à retaper parce qu’il y a une histoire dans l’histoire.

4. Le plan, enfin

Les chapitres dans le Grand Synopsis

Je reprends mon Grand Synopsis, je l’imprime ; armée de mon Stabilo, je commence à délimiter le premier chapitre, en général la situation initiale avec toutes les infos primordiale à donner au lectorat. S’il y a beaucoup d’infos, je les délaie dans les deux ou trois premiers chapitres. L’élément déclencheur doit logiquement arriver dans le premier chapitre.

En parallèle, dans mon cahier, je commence à noter le plan (s’il y a un prologue de prévu, je le mets en premier dans le plan mais il ne figure pas dans le grand synopsis la plupart du temps).

Ensuite vient le chapitre 1 : j’y reporte les infos importantes à faire figurer à tout prix, les scènes que je veux raconter, les détails que je ne veux pas oublier (on peut aussi ajouter ce qu’on veut dedans : le point de vue, le nombre de signes si on a une idée, etc).

Par exemple, pour le premier chapitre de Remington, ça donne ça :

  • mise en place et présentation de Samuel (mon héros, ndlr)
  • [ici il y a les toutes premières lignes du roman, l’incipit, que je ne vous retranscris pas parce que voilà]
  • Sam est un auteur à succès qui fait une dédicace dans une librairie de province. Il y a du monde, il est très attendu (→ montrer la situation, la première impression que l’on veut donner de Sam, ndlr)
  • Rencontre avec Adam qui lui fait signer son exemplaire (= Adam est l’autre personnage important, ndlr)
  • À la fin du chapitre, Sam rentre chez lui et Adam l’interpelle pour lui proposer un truc.

Voilà en gros ce que donne le premier chapitre dans mon plan. C’est évidemment assez cryptique pour vous (c’est qui Adam ? Il veut quoi ? Il veut proposer quoi à Sam ? Il est comment, Sam, d’ailleurs ?) mais comme je sais exactement qui sont Sam et Adam, ce qu’ils veulent tous les deux et ce qui va leur arriver, sans compter que j’ai toute la mise en place sur la première page de mon grand synopsis, je n’ai pas besoin d’en dire plus.

Je fais ça pour chaque chapitre, les uns après les autres (je ne délimite pas tous les chapitres d’un coup avec mon Stabilo, je le fais au fur et à mesure). Comme j’ai deux synopsis avec une histoire dans l’histoire, et que ces deux histoires sont entremêlées, c’est à cette étape que je m’en occupe : j’alterne chapitre de l’histoire 1 et chapitre de l’histoire 2. En gros, si le synopsis résume l’intrigue, le plan détaille ce que le lectorat doit lire.

5. Les post-it

Il y a une dernière étape que je ne faisais pas avant mais qui est devenue obligatoire tellement je suis tête en l’air : les post-it. Je vous explique : en écrivant des résumés et en remplissant des fiches de personnage, on accumule pas mal de détails mais au bout d’un moment, on les oublie. En tout cas, moi je les oublie.

C’est comme ça que je me suis retrouvée l’autre jour à me râler dessus parce que j’avais zappé de raconter un truc particulier sur l’héroïne de Ker ar Bran. En cherchant quelque chose dans les notes préparatoires du roman, je me suis rendu compte que je devais lui faire dire un truc précis à un moment précis… et donc j’ai oublié (heureusement ce n’était pas très important, mais ça m’ennuie quand même). Ce sont vraiment des détails, des petites choses qu’on a imaginées pendant l’élaboration de l’histoire, pendant qu’on prenait des notes avant même de travailler sur les premiers synopsis, ces petits trucs qu’on aimait bien parce qu’ils ont contribué à la création de l’histoire… Ce serait con de les zapper ! Et pourtant j’en zappe systématiquement.

Alors avant de reposer mon stylo une fois le plan terminé, je me replonge dans mon cahier pour relire toutes mes notes, tous mes résumés, toutes mes fiches, et je les reporte sur des post-it. Une idée par post-it, que je colle ensuite dans le plan, dans le chapitre où ça doit apparaître (j’y note aussi le numéro de chapitre, si jamais le post-it venait à se décoller). Je le fais aussi pour les idées de dialogue notées à part mentionnées plus haut. Comme ça, pendant la rédaction, je n’oublierai pas ces petits détails importants, et je peux les changer de place si jamais. Comme il m’arrive de noter des trucs sur des post-it accumulés sous mon écran pendant la rumination de mon projet, il me suffit de les ajouter.

Il y a beaucoup de post-it dans ces chapitres car il y a beaucoup de révélations à faire

 

À l’arrivée, j’ai un plan complet et une intrigue (que je suppose) solide, ce qui m’aura pris 15 jours de travail (à plein temps, c’est-à-dire que je passe 6h par jour dessus, sans compter les temps de réflexion… tout le temps). Une fois tout ce boulot terminé, je suis parée pour écrire mon roman.

Bien entendu, cette façon de faire ne peut pas convenir aux écrivain·es jardinier·es car on travaille sur l’histoire dans sa globalité avant même d’en écrire le moindre mot. On dit souvent que c’est dommage, que c’est mieux de découvrir son histoire au fil de la plume… Élaborer mon plan à l’avance ne m’a jamais empêchée de découvrir mon histoire : je sais où je vais mais c’est en écrivant que je découvre mes personnages, que je les vois vivre et les entends parler, parfois ils dérivent un peu du chemin et m’entraînent vers des situations que je n’avais pas prévues… D’ailleurs, je ne colle pas à mon plan à 100 %, il est là seulement pour baliser les idées et me rassurer (parce que je suis une grande angoissée). Parfois, c’est pendant l’écriture que l’on se rend compte que tel ou tel cheminement n’est pas bon, qu’il ne fonctionne pas et que la vérité est ailleurs. Il faut alors suivre son intuition.

 

Bref, j’espère que cette tartine vous aura un peu éclairé·e 🙂 Encore une fois, il s’agit de ma propre méthode mais rien ne vous empêche de récupérer ce qui marche pour vous, c’est comme ça qu’on fabrique sa propre méthode. La mienne évolue encore, elle change aussi selon les romans, il faut rester flexible et surtout écouter la petite voix qui nous dit que c’est par là qu’il faut aller (ou qu’on se plante de chemin). Si vous n’avez pas encore de plan pour le NaNoWriMo, c’est encore possible de s’y mettre ! N’hésitez pas à me dire ce que ça vous inspire 🙂

2 novembre 2018

4 commentaires

  1. Léa

    26 octobre 2018

    Merci beaucoup pour ce pas-à-pas détaillé. J’étais une jardinière avant, j’aimais bien… mais je n’ai jamais fini un seul de mes romans (ça marchait mieux pour les nouvelles). Du coup, pour celui-ci qui me tient vraiment à cœur et que je rumine depuis plusieurs années (oui oui), je deviens architecte. Et je découvre que non seulement ça me plait, mais c’est efficace, ça me correspond. Comme toi la découverte de la méthode du flocon a changé ma façon d’écrire complètement. J’en suis au milieu de ton étape 4, il me reste quelques chapitres à étoffer, des scènes à rajouter… et ton étape 5 qui me plaît bien. Allez, il me reste presque une semaine, ça va le faire !

  2. Marie

    26 octobre 2018

    Team post-it !

    Merci de nous permettre de passer à travers le miroir un instant. Je trouve cela très généreux ! Je n’ai jamais rien lu de tel, mais ayant une trame d’histoire en tête depuis… (je n’ose le dire), cela m’aide à imaginer le travail que nécessiterait son développement.

    L’emploi d’un bujo pour autre chose que les tâches du quotidien m’intéresse également.

    (Et les Stabilo pastels sont vraiment les plus beaux !)

  3. Rozenn

    27 octobre 2018

    @Léa : mais de rien 🙂 Je pense vraiment que la clef pour être efficace, c’est de se découvrir soi-même : on croit souvent que la méthode choisie est la plus efficace et en fin de compte, on se trompe… (et c’est vrai que souvent, ça paraît plus ‘romantique’ d’être jardinier·ere ! J’aurais préféré l’être, personnellement, parce que j’aime bien l’idée de découvrir mon histoire au fur et à mesure. Mais ça ne fonctionne pas du tout !) En tout cas, j’espère que tu auras le temps de terminer ta préparation avant le NaNo ! Bon courage 🙂

  4. Rozenn

    27 octobre 2018

    @Marie : les post-it et les Stabilo (pastel, of course), il n’y a que ça de vrai ! Et puis, de rien 🙂 Je connais, ce truc d’avoir une histoire en tête depuis bien bien longtemps, et souvent l’ampleur de la tâche paraît énorme, c’est décourageant… mais avec un peu de méthode et de techniques, on peut facilement en venir à bout. Le plus difficile, finalement, c’est de se jeter à l’eau 😉 Merci pour ton passage par ici 🙂

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