• Pas de produit dans le panier

Il est bientôt l’heure pour moi de présenter mon #ProjetFifou, après de longues semaines/mois à travailler dessus dans mon coin, m’arracher les cheveux et m’amuser en même temps. Pour une fois, j’ai voulu prendre mon temps et c’est pour cette raison que je n’en parle qu’une fois ce projet achevé, contrairement à mes autres projets. Le gros avantage d’être autrice indé, c’est justement cette indépendance qui n’a pas de prix : je reste maîtresse de mon calendrier et des informations que je divulgue. J’ai tendance à ne pas (trop) prendre de recul lorsque j’écris, tout simplement parce sinon, que je passerais trop de temps sur un même texte et je ne m’en détacherai jamais ; il me faut le couperet de la publication pour passer à autre chose. Ici, pour une fois, j’ai voulu passer du temps à peaufiner mon concept, le lire et le relire, l’améliorer, le faire tester, surtout qu’il est à la fois numérique et matériel.

Ce billet servira de teaser car je ne vous présenterai pas le #ProjetFifou tout de suite. La seule chose que vous apprendrez, ce sera le nom, déjà visible dans le menu du site : les Contes du Démiurge. Pour le moment, je parlerai un peu de ma démarche et de mes envies… en attendant la grande révélation.

Attention, blabla !

À l’origine… la Cité de Minuit

Le #ProjetFifou

Lorsque j’ai pris la décision de ne plus aborder mon travail comme de l’auto-édition mais comme un simple partage d’histoires avec celles & ceux qui aiment les lire (je sais, c’est pareil, chut), j’ai commencé à envisager mon boulot comme une sorte de grande œuvre artistique globale. Après tout, j’ai un cursus d’artiste plasticienne et j’ai toujours voulu mélanger ça avec l’écriture, qui est mon vrai super-pouvoir. À l’époque, ce n’était qu’une graine que j’avais mise en terre pour lui laisser le temps de naître, de croître, de mûrir, sans réellement savoir vers quoi j’allais mais en ayant quand même une petite idée de ce que je voulais tenter. Et ce que je voulais tenter, c’était ça : le hasard, la sérendipité, le vagabondage.

C’était une première étape : ‘libérer‘ des histoires vagabondes. (Faire) imprimer des nouvelles et les abandonner quelque part, ou les donner à quelqu’un au hasard, ou les transmettre de main en main. Puis l’idée du roman vagabond est venue, qui serait écrit dans ce but précis et qu’on ne pourrait lire que grâce à la chance ou au hasard. Je ne vais pas refaire l’histoire : j’ai expliqué tout ça dans le billet consacré à Midnight City, dans lequel je raconte que j’ai toujours adoré l’histoire du manuscrit de La Maison dans laquelle, unique roman de Mariam Petrosyan, qui a voyagé durant quinze ans avant d’être publié. Ce n’est pas ma seule source d’inspiration puisqu’il y a bien des années de ça, en 2004, j’avais visité une exposition à la Criée de Rennes consacrée à l’artiste Jota Castro, dont le Drop in the ocean m’avait particulièrement plu : il s’agissait d’une sculpture de papier, une palette de journaux consacrés à la guerre au Soudan, dont on pouvait prendre un exemplaire (j’ai gardé le mien pendant très longtemps et je suis incapable de dire si je l’ai toujours ou pas).

Forcément, je n’ai pas envie de m’arrêter en si bon chemin après Midnight City, j’ai déjà pas mal de projets à mettre en route à plus ou moins long terme (on ne peut pas être au four et au moulin, et il y a des tas d’autres textes qui doivent passer avant), mais les Contes du Démiurge me sont un peu tombés dessus sans que je fasse trop gaffe. Ces Contes, c’est la deuxième étape de ce projet, ce que j’appelle les histoires à vivre. Et ces histoires, je les vis, moi aussi.

Comme des personnalités multiples

Avec le temps, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas choisir un seul de mes personnages pour me représenter. Chacun·e représente une facette de ce que je suis, de ce que j’aime ou non, de ce que je veux ou pas, si bien qu’il est impossible d’en désigner un·e pour jouer les représentant·es (ou les délégué·es de classe). En vrai, il y en a trois : Samuel, Lili et Oxyde, respectivement protagonistes de Midnight City, d’Onirophrénie et de TOWN. Chacun·e entre dans la lumière à tour de rôle selon mon humeur, mes envies et mon état d’esprit, avec le schéma suivant : Samuel crée, Lili détruit, Oxyde répare. Et en ce moment, c’est Sam qui me tire par la manche. J’ai conscience de beaucoup parler de Midnight City, que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux, mais c’est pour une raison toute simple. Je n’arrive tout simplement pas à m’en échapper.

Quelque chose se prépare…

Je suis coincée dans la Cité de Minuit, piégée avec Sam, qui me souffle des tas d’histoires que je n’ai pas le temps d’écrire. Bien entendu, je sais pourquoi cela se passe comme ça puisque j’ai été dans une période d’entre-deux projets (ce qui, en général, me permet de faire du ménage dans mes histoires, mon site et mon chez-moi), en attente des corrections du Phare avant de pouvoir me lancer dans la rédaction de Sinteval. J’ai donc bouclé ce qui est en attente, comme 600 jours d’apocalypse, mais d’autres projets se rajoutent, des petites choses pas prévues qui m’enthousiasment beaucoup mais qui m’encombrent un peu l’esprit. Pendant ce temps, Sam insiste. Et moi je cède.

Des histoires à vivre

Missive de la Cité de Minuit

Entre temps, il y a eu aussi ce fil de Alt236, cet incroyable échange de cartes postales racontant une histoire envoyées par un inconnu (allez voir, c’est génial). J’ai adoré et j’avais très envie de proposer quelque chose de cette veine, avec mes propres idées et supports. Il faut savoir qu’il y a un petit jeu dans Midnight City : en contactant Murdoch, le lecteur ou la lectrice peut recevoir une lettre de la Cité de Minuit. Seulement, je voulais que tout le monde puisse profiter de ce jeu, alors j’ai développé ce concept que je n’ai pas pu nommer autrement que histoire à vivre. Il s’agira d’histoires, oui, mais pas de livres. Des supports différents, matériels et numériques, en impliquant les lecteur·ices. J’ai fait tester le premier prototype à quelques personnes, les retours sont très positifs, alors j’ai hâte de vous montrer ça !

Il faudra patienter un peu avant de découvrir ces Contes, le temps pour moi de terminer ce qui doit être terminé, de tout imprimer, relire et vérifier, et de faire des photos. Je vous donne donc rendez-vous d’ici quelques jours, une semaine ou deux peut-être, pour connaître la fin de l’histoire :)

1 mai 2019

3 commentaires

  1. Kaoril79

    3 mai 2019

    Ah la la ,ce teasing quoi !hâte d en savoir plus et participer au projet fifou en attendant peut-être Midnightcity lelivre ^^

  2. Rozenn

    3 mai 2019

    @Kaoril79 : C’est pour bientôt ! 😀

  3. Laura

    19 mai 2019

    Ok ok, je suis complètement à la ramasse et rattrape mon trop gros retard dans la lecture de tes billets… Je sais pas ce que tu nous as préparé mais ça semble énorme !!! Mais en bonne élève que je suis, je vais tout lire dans l’ordre de parution sur le blog… 🙂

Laissez votre commentaire