Le (très) long Bilan de 2021

Vous ne pouvez pas le voir parce que je l’ai archivé mais le dernier billet de ce blog a été publié en juillet dernier. Ça résume bien 2021, à mon humble avis : j’ai voulu faire plein de choses, j’avais des tas de projets dans tous les sens et je n’en ai absolument pas eu le temps. Ni l’envie. C’est compliqué, les pandémies mondiales. Mais j’ai quand même appris deux-trois trucs, et relancé une machine rouillée en espérant la mener loin, cette fois.

Bref, c’est l’heure du bilan ! Attention, prévoyez un peu de temps devant vous, car je vais vous écrire une tartine.

Se prendre les pieds dans le tapis

En relisant le bilan de l’année dernière, je me trouve plutôt désenchantée et cynique, et pleine d’attente aussi. J’avais hâte de tourner la page de 2020 pour commencer un nouveau chapitre et enfin lancer la machine à rêves comme je l’espérais… et puis non. En fait, chaque année j’ai beaucoup d’espoir que les choses décollent l’année suivante, et chaque année je me casse la gueule. Au bout d’un moment, ça devient lassant.

Au moins, j’apprends des trucs au passage. Par exemple, à force de me débattre avec mon inspiration et ma créativité, j’ai enfin réalisé que je n’avais aucune envie de fabriquer des trucs de mes mains pour gagner ma vie. Je sais, c’est dingue, surtout quand on sait que j’ai créé ma toute première boutique de bijoux en 2012 (Unseelie aurait eu 10 ans o_O). Pour être honnête, je le savais depuis longtemps : tout ce à quoi j’aspire, c’est écrire. C’est le seul art/pratique/truc qui ne m’a jamais lassée. Et pourtant c’était toujours ce qui venait en dernier, quand j’avais terminé mon ménage, mes activités liées à la boutique et le reste. Et pourtant j’ai persisté à créer et vendre mes bijoux, à maintenir Rue de Minuit. Et alors que je me débattais avec ma boutique et mes créations parce que je ne me sentais pas satisfaite, j’ai même cru que l’écriture était le problème et que j’allais devoir arrêter. Si si.

Le fait est que j’avais mis le doigt sur une vérité qui a piqué sur le moment, et qui pique toujours un peu : je ne me suis jamais sentie épanouie professionnellement. Parce que je faisais des trucs que je n’avais pas envie de faire, parce que je n’arrivais pas (et n’arrive toujours pas) à assumer vouloir vivre de mes créations, parce que mes revenus sont très bas et insuffisants… Et aussi parce que je m’en voulais de ne pas me sentir épanouie, alors que des tas de gens considèrent qu’au contraire je devrais être fière d’avoir écrit tant de livres et de travailler sur une œuvre aussi vaste que le Grand Projet, bla bla bla. Non je ne suis pas fière, non je ne suis pas épanouie, je n’écris pas pour l’amour de l’art mais pour en vivre, et je suis très loin du compte.

J’ai douté, alors, et c’est pour ça que je suis arrivée à me dire que l’écriture était plus un boulet qu’autre chose, et que je ne devrais pas râler parce que c’est normal de ne pas vivre de ses livres, parce que de toute façon on ne fait pas de plan de carrière en tant qu’écrivaine. Je devrais me contenter d’être heureuse et satisfaite parce que j’écris mes romans, point barre. On ne vit pas de sa plume en France. Ni en passant par l’édition classique, ni par l’auto-édition. L’écriture, c’est un art, et un art n’a pas à être sali par l’argent ou l’ambition (surtout pas quand on écrit de l’imaginaire et encore moins quand on est une femme). 

Eh ben non. Je n’ai pas envie de me satisfaire de ça. Mais l’été dernier, ça n’était pas aussi évident.

Tu as vu mon beau tatouage ?

Avec des épines

J’ai tendance à me refermer sur moi-même quand on me fait chier, ou quand je rencontre des difficultés ; plus je me sens seule et perdue, et plus je me recroqueville, dardant mes épines comme le prunellier que je me suis fait tatouer sur le bras en début d’année. Et à force de conneries, j’en ai eu marre et j’ai bien failli tout stopper. En cause, une accumulation de déceptions de toutes parts, de promesses pas tenues, de connaissances qui ne comprennent rien, d’auteurs qui ont l’air de croire qu’on peut se servir dans les idées des livres qui se vendent peu… J’ai été si déçue par tout le monde que je n’ai plus voulu qu’on m’associe au livre au sens large. Je ne voulais plus être autrice. Je ne voulais plus écrire, presque, ou alors juste pour moi. J’y étais, à cet état de renoncement. Quand j’ai fait ma petite pause des réseaux sociaux cet été, c’était pour ne pas les supprimer.

Je rêvais alors de dire “c’est bon j’arrête, je me casse”. Je rêvais d’effacer Twitter, de mettre mon site en sommeil, de retirer mes livres de la vente. Vous n’imaginez pas combien j’ai voulu le faire ces dernières années. Si ce n’est pas arrivé, c’est parce qu’il me restait un minimum de scrupule et d’espoir ; en revanche, si ce n’est pas arrivé cet été, c’est uniquement grâce à mon chéri, qui m’a empêché de le faire.

Et puis, bon. Il faut croire que sous ces couches de pessimisme et de fatalisme, il reste une petite étincelle. En septembre, je me suis rendu compte que les auteurs de livres ne se résumaient pas à ceux qui publiaient en maison d’édition et ceux qui s’auto-éditaient, j’ai aussi découvert qu’il existait une “troisième voie”, celle des auteurs-entrepreneurs, qui eux réussissent à vivre de leur plume. Et à bien en vivre. Vous ne connaissez sans doute pas leurs noms, mais en même temps c’est normal : ce sont des gens qu’on méprise souvent parce qu’ils n’ont pas l’hypocrisie très franco-française de considérer l’écriture de romans seulement comme un art. Ils l’envisagent comme une carrière. Ils parlent de fric, de communication et de marketing, et ça marche.

Je les considérais comme tout le monde, avec à la fois de l’envie et de la méfiance. Cela faisait des années que je regardais ce que faisaient ces autrices, et je me disais que c’était génial tout en pensant que ce n’était pas pour moi. Et finalement, dans le bordel de ce mois de septembre tout en tension et en déception, j’ai claqué 200 balles dans une formation, juste par curiosité. Ça m’a paru cher mais en fin de compte, avec le recul, je pense que ce sont les 200 € les mieux investis de ces dernières années.

J'ai vu la lumière

OK j’exagère, mais un peu quand même. J’ai eu une sorte de déclic qui m’a permis non seulement de comprendre ce que je voulais vraiment, mais aussi ce que je faisais de travers et ce qui me manquait pour réussir. Surtout, j’ai compris que la négativité et le pessimisme qui me caractérisent depuis toujours (c’est plus facile de ne s’attendre à rien, comme ça on n’est pas déçue #TeamMJ) m’empêchent de réaliser ce que je veux accomplir. Si on se dit d’avance que ça va foirer, ça foirera ; si on part perdante, on perdra ; si on ne décide pas ce que l’on veut, on ne va nulle part et on n’obtient rien. En fait, j’ai capté que je devais recalibrer mon cerveau tout entier pour qu’il fonctionne d’une autre manière, sans quoi je n’arriverais jamais à rien.

C’est ce que j’ai fait, alors. J’ai tout remis à plat, ai réfléchi, me suis beaucoup interrogée, et c’est là que j’ai compris que 1) je voulais seulement écrire et 2) c’était tout à fait possible d’en tirer un revenu. Il “suffisait” de s’y atteler. De le faire mieux.

Depuis, je travaille sur des aspects de ce boulot que je n’avais pas vraiment compris, et qui ne m’intéressaient pas plus que ça : le marketing, la communication, les stratégies de vente, la publicité… J’ai fait comme beaucoup de gens, avant tout ça : j’ai dédaigné ces aspects-là parce que je croyais que cela retirerait la sincérité de ma démarche. J’attendais que le miracle tombe du ciel, croyant dur comme fer que le succès (lol) viendrait par la qualité de mon travail, peut-être même grâce à l’unique roman publié en maison d’édition, par effet de rebond (re lol). C’est une position difficile à tenir : puisque mes livres ne se vendaient pas, cela voulait dire que mon travail était mauvais. Or, ça ne fonctionne pas comme ça. Quand on dit “je veux vendre mes livres pour en vivre”, le mot le plus important de la phrase ce n’est pas “livres”. C’est “vendre”.

Il a fallu accepter que cela prendrait du temps, et c’est le plus difficile à encaisser. Mais on n’apprend pas un métier en quelques semaines, pas même en quelques mois. Pour autant, je commence déjà à voir les effets de l’investissement en temps que j’y ai mis, surtout dans ma communication sur les réseaux sociaux. Je commence à sentir que mon cerveau “pense” différemment, même si les vieux réflexes demeurent. J’ai fini par adopter un mantra, que je me répète quand je commence à douter, quand je suis déçue par les gens qui m’entourent et quand je crois que ça ne mènera à rien : “j’y arriverais toute seule”.

Reste maintenant à retrouver l’envie et le temps d’écrire. Parce qu’en passant ces semaines à apprendre, j’ai négligé mes histoires et je n’ai pas encore réussi à trouver un équilibre entre com et écriture. Ca viendra : j’ai aussi accepté que j’avais mon propre rythme et que je devais le respecter pour avancer. Le reste viendra tout seul, quand la machine se lancera pour de bon ; pour le moment, le moteur doit chauffer encore un peu.

Voilà, donc, pour ce déroulé un rien mouvementé de l’année 2021. Il y a pas mal de choses à prendre en compte dans ce désenchantement perpétuel qui commence sérieusement à me peser : mon chéri a toujours un peu de mal à se remettre de son burn-out, la crise sanitaire et la situation politique pèsent sur le moral, et des centaines de petites choses plus ou moins graves qui alourdissent la vie. Sans compter que j’ai commencé à voir mes propres limites et particularités, ce qui n’est pas très agréable. Mais ça ira beaucoup mieux quand tout ça sera accepté.

Et donc, ce bilan ?

Il y a eu peu de publications cette année, et une seule inédite. C’est peu, par rapport à d’habitude. Ce n’est pas si grave, même si l’envie d’écrire et de partager des histoires inédites me manque un peu. Il y a eu :

  • L’Ombre dans la pluie : l’histoire d’Oxyde, sa jeunesse et l’une des affaires les plus importantes de sa carrière. Un roman que j’ai beaucoup aimé écrire pour son ambiance sombre et pluvieuse, la cohorte de sorciers-exorcistes que je kiffe d’amour, les fantômes, et Oxyde, of course, parce qu’il m’avait manqué.
  • L’édition luxe d’Onirophrénie : je n’ai pas fait de promotion de cette édition car je l’ai publiée au moment où je décidais d’arrêter de publier mes livres. Ce n’est pas très grave : le livre est dispo, vous pouvez l’acquérir si vous le souhaitez !
  • La réédition numérique d’Érèbe : le premier pas vers la réussite, la première étape de mon plan de relance ! Le résultat est en demi-teintes : un joli jour de lancement, de belles chroniques, mais des ventes qui ont commencé à baisser dès le lendemain, pour finir à 0 depuis. Mais cela a plusieurs causes, à mon avis, déjà parce que le roman est sorti en papier l’année dernière et qu’il a déjà trouvé son public habituel. Aussi, je l’ai classé en romance alors que c’était une erreur (il ne correspond pas à la romance, qui est un genre super codifié), et la publicité Amazon que j’avais lancée n’a pas été validée à temps, ce qui veut dire que le livre a perdu en visibilité très tôt. Ce n’est pas grave, ce sont des leçons apprises pour la prochaine fois !

Du côté de Rue de Minuit, il y a eu de belles choses aussi :

  • Les diverses collections de bijoux ont été appréciées, et pour ça je suis contente
  • De même, les deux premiers pin’s de la boutique sont des succès ! Je suis très contente de leur rendu (les designs ont été réalisés par Coliandre) et j’ai hâte de préparer le troisième.
  • Enfin, le carnet sorti en novembre a super bien marché, au point qu’il a fini en rupture de stock au bout d’une semaine !
Les deux pin's : la grande Horloge & l'Oniropostale
Le dernier carnet

Et sinon :

  • J’ai lancé l’Oniropostale, ma newsletter hebdomadaire, en mars. C’est une petite réussite pour moi, car j’ai réussi à tenir le rythme d’un mail par semaine, et les échanges qui en découlent sont toujours géniaux (j’adore recevoir vos réponses !). Le nombre d’abonnés grandit tranquillement (on en est presque à 200).
  • J’ai repris mon compte Instagram en main, après l’avoir laissé tomber. Aujourd’hui, je poste une publication tous les jours, et j’ai réussi à trouver mon identité visuelle (du bleu !). Le nombre d’abonnés grandit aussi, je suis même impressionnée par la croissance du compte. C’est la preuve que mes efforts en matière de communication ont payé !
  • Il y a de plus en plus de lectrices & lecteurs accro au Grand Projet, et ça, c’est ma victoire numéro 1. J’ai longtemps cru que le GP était un boulet ; au contraire, je pense maintenant que c’est un atout, une force non négligeable, et surtout une occasion unique pour vous de vivre une expérience sur le long terme, quelque chose de fort qui existera pendant encore quelques années.

Et l'écriture dans tout ça ?

Là, c’était un peu chaotique, mais parce que j’ai eu du mal à garder le focus sur mes projets. J’ai écrit L’Ombre dans la pluie sur un coup de tête en début d’année, alors que j’avais prévu tout autre chose (L’Épine Noire et Marcheurs de rêves, j’y reviendrai plus bas) ; c’était chouette, mais pas prévu du tout, et je me demande si ça n’a pas désorganisé le reste. J’ai également travaillé sur la réédition d’Érèbe et d’Onirophrénie, avec un rien de corrections supplémentaires, et ai rédigé deux nouvelles, ce que je n’avais pas fait depuis longtemps (Escape Room et Un si bel ange peuvent être lus en vous inscrivant à l’Oniropostale !). J’ai également conçu et écrit l’énigme Le Livre perdu d’Hodias Marsimé.

Mais le gros morceau de l’année, le monstre à épines comme je l’appelais, a été L’Épine Noire. Et là… Je ne considérerais pas ce projet comme un échec, mais plutôt comme une mise en garde.

Pour rappel, à la base L’Épine Noire devait être un roman de fantasy adapté de mon premier recueil de nouvelles, Le Rêve du Prunellier. J’ai déjà écrit ce roman une première fois en 2015, avant de décider de le reprendre à zéro, pour la simple et bonne raison que le Grand Projet venait tout juste de se déployer. En parallèle, j’avais un autre projet intitulé Marcheurs de rêves, pour revenir sur les marcheurs de rêves de l’époque contemporaine, pendant l’épidémie de Somm décrite dans ma série Quand le soleil s’éteint (ce qui est rigolo, c’est que ça se passe… en 2015).

Sauf qu’en début d’année, j’ai eu la formidable idée… de lier ces deux projets en un seul ! Sur le papier, c’était génial, car le projet prenait une ampleur de ouf et me permettait d’aller loiiiiiiin dans la conception de structures narratives complexes comme je les aime. On devait y mêler les arcs narratifs, les époques, les mondes, les lieux… J’étais super hypée. Et si j’ai galéré avec le plan, j’ai finalement réussi et ai rédigé le roman, produisant ainsi un premier jet d’un million et demi de signes.

Honnêtement, j’aime le résultat. J’adore ce que j’ai écrit, car j’ai réussi à faire exactement ce que je voulais. Mais avec du recul, ça ne marchait pas. Le roman tel qu’il est est complexe ; ce n’est pas gênant en soi, mais il devait aussi être indépendant des autres romans du Grand Projet, de façon à ce que les lectrices & lecteurs qui ne connaissent pas puissent le lire sans lire mes autres livres… Et là, nope, ça ne va pas.

J’étais super emmerdée avec L’Épine Noire. Pendant des semaines, j’ai pesé le pour et le contre, je me suis pris la tête comme pas permis dessus, essayant de le simplifier, de mieux expliquer les événements, de me résoudre à le rendre finalement dépendant des autres romans, en essayant d’imaginer en faire une série… Mais bon, rien à faire. En fait, l’erreur a été de persister à vouloir le garder ainsi, aussi gros et ambitieux, au point qu’il m’écrase par sa complexité et l’ampleur du travail qu’il restait à faire pour le remanier et le corriger, et pour le vendre ensuite. J’avais beau me projeter et tourner le problème dans tous les sens, ce n’était pas possible.

Donc finalement, j’ai dit stop et j’ai décidé de le séparer en deux, comme c’était prévu. Ces projets ont quand même évolué : le roman de fantasy initialement intitulé L’Épine Noire (celui adapté du Rêve du Prunellier) devient Les Voyageurs, et celui d’urban fantasy qui se passe pendant le Somm devient, lui, L’Épine Noire, et sera le tome 1 d’une série qui clôturera le Grand Projet ; pour le moment, il est mis de côté.

Je disais que c’était une leçon, une mise en garde, et c’est vrai : j’ai compris que le Grand Projet aurait pu m’échapper. Ce que je craignais depuis un moment. Je voulais aller trop vite, aller plus rapidement vers les événements cruciaux de mon histoire, les révélations, ce qui me tardait de partager avec vous. Mais en faisant ça, je prenais le risque de rendre le truc trop complexe, et surtout de ne pas réussir à m’en sortir, déjà parce que le roman en question était proprement énorme. En comparaison, Sinteval fait un peu plus d’un million de signes et j’avais déjà beaucoup galéré à l’écrire et à le corriger ; je ne voulais pas refaire cette bêtise. J’ai donc écrit un énorme roman que vous ne lirez pas. Mais ce n’est pas grave : vous le découvrirez plus tard, sous une autre forme :)

Et en 2022 ?

Déjà, on va essayer de ne pas faire trop de plans sur la comète. J’aimerais réussir à casser cette habitude de charger la mule et de changer d’avis tous les trois jours sur les travaux à mener, donc je vais surtout essayer de me tenir à des objectifs plus généraux.

Il y aura 4 axes :

  • la poursuite des rééditions
  • la publication de titres inédits
  • le développement de la boutique
  • le reste

 

La poursuite des rééditions

Dans le cadre de la relance de ma machine, je compte rééditer tous mes livres déjà parus, comme j’ai déjà commencé à le faire pour Érèbe.

Chaque livre aura :

  • une édition régulière révisée : une nouvelle correction, une nouvelle mise en page interne et une nouvelle fabrication (papier intérieur bouffant crème, couverture avec pelliculage mat)
  • une édition luxe : le même texte mais avec une couverture rigide toilée et une jaquette avec un autre visuel
  • une édition numérique

 

Ainsi, le texte restera exactement le même (avec sans doute des fautes et des virgules en moins), mais il aura un “emballage” un peu plus professionnel. Il est par contre possible que les résumés changent mais c’est un détail.

Je procéderai dans l’ordre de parution initial, de façon à ce que les lectrices & lecteurs qui veulent commencer le Grand Projet ne soient pas perdus.

 

La publication de titres inédits

Parce qu’il faut bien entendu continuer notre aventure dans le Grand Projet ! Il reste encore deux romans de ma “Phase 1”, à savoir des romans totalement indépendants qui permettent de découvrir des nouveaux arcs narratifs et/ou des nouveaux lieux et/ou des nouveaux personnages ; cette Phase 1 pourra sans doute s’enrichir d’autres livres mais ce sera au fur et à mesure, et ils seront optionnels. Ensuite, on continuera la Phase 2 ! (puisqu’on l’a déjà entamée avec Night Travelers).

 

Le développement de la boutique

Ce n’est pas parce que je n’ai plus envie de faire de l’artisanat que je ferme Rue de Minuit, au contraire : la boutique va devenir la boutique officielle du Grand Projet. Je compte la remanier un peu pour que ce soit plus explicite. Comme il reste des bijoux, ceux-ci seront toujours présents dans la boutique, jusqu’à épuisement des stocks ; il y aura également de nouveaux carnets, de nouveaux pin’s, et d’autres petites choses à l’image de la Cité de Minuit (des mugs ? Des tote bags ? On verra !).

Il y aura aussi une nouveauté, que j’espère mettre en place en début d’année : j’aimerais vendre mes livres numériques sur Rue de Minuit, en direct. J’ai reçu pas mal de demandes en ce sens – ou du moins des demandes à ce que les livres soient disponibles ailleurs que sur Amazon et Kobo/Fnac. Comme c’est compliqué de passer par d’autres plateformes de vente (parce qu’il faut avoir un diffuseur), je tiens à avoir une plateforme en direct, que je contrôle de A à Z.

Une autre nouveauté : je mettrai en vente des livres papier sur Rue de Minuit (éditions régulière et luxe), en fonction des stocks. Ce sera une des deux occasions de demander une dédicace ! Pour tout dire, je n’ai pas envie de gérer moi-même la mise en vente de livres papier, car ça demande beaucoup de travail : je dois commander les exemplaires, puis les expédier ensuite. Il n’y aura donc pas toujours de stock. Par contre, je compte mettre en place un système de précommandes avant la parution de chaque nouveau titre (inédit ou réédition) : il y aura une dizaine d’exemplaires disponibles en précommande, et c’est tout. Et pour y accéder, il faudra s’inscrire à la newsletter !

 

Le reste

Il y a plein de petites choses que je compte développer en parallèle, en fonction du temps dont je disposerai (parce que c’est pas évident à chasser, le temps).

  • la newsletter : le chantier numéro 1 sera de l’améliorer ; le chantier n°2 sera de proposer des contenus exclusifs pour les abonné·es : des nouvelles inédites, un gros dossier pour découvrir et approfondir le Grand Projet, les précommandes de livres mentionnées plus haut…
  • le site : le blog a été abandonné depuis trop longtemps et j’aimerais le reprendre depuis un bout de temps maintenant, sans trop savoir comment m’y prendre. Comment faire pour ne pas faire de doublons avec la newsletter ? Finalement, j’ai décidé d’écrire des billets de fond, sous la forme de dossier, pour parler de plein de choses : l’écriture, l’organisation, le Grand Projet, etc. Dans l’idéal, j’aimerais qu’il y ait un billet tous les deux mois.
  • uTip ou quelque chose du genre : ça fait très longtemps que j’y pense, et j’aimerais y ouvrir un compte. L’idée derrière serait de proposer les contenus inédits de la newsletter (les nouvelles) sans avoir à s’inscrire à la newsletter, à y proposer également des goodies et des livres papier dédicacés en dehors des périodes de précommandes. Je dois me renseigner avant, surtout que uTip m’embête par rapport aux NFT, mais c’est en chantier.

Un calendrier peut-être ?

C’est difficile pour moi de proposer un calendrier de parutions et de nouveautés, car je change souvent d’avis en cours de route. Mais dans l’idée, voilà ce que je compte faire pour le moment :

  • 1er trimestre : la réédition d’Elisabeta ! C’est le premier projet sur lequel je vais me mettre là dans les prochains jours. Je vais relire, corriger, et remettre en page le livre, et vous proposer également l’édition numérique et l’édition luxe qui, elle, va tout déchirer tellement elle sera belle. J’espère que ce sera prêt pour début février.
  • 2e trimestre : j’aimerais sortir Les Voyageurs, sur lequel je vais travailler dès qu’Elisabeta est sorti. Il s’agira, comme dit plus haut, de mon premier roman de fantasy ! Je ne manquerai pas de vous en parler plus en détail le moment venu.
  • 3e trimestre : là, c’est du lourd : je compte réécrire Town. Je ne sais pas encore quand et comment, mais le premier tome est prévu pour cette période plus ou moins. J’en dis plus plus bas !
  • 4e trimestre : le mystère. Si je publie la réécriture de Town sous la forme d’une intégrale, il y aura sans doute un autre projet, bien que je ne sache pas lequel (la réédition de Sinteval ? Ce serait logique). Sinon, ce sera la suite de Town !

 

En parallèle, j’aimerais sortir un nouveau goodie par trimestre, et j’envisage de créer deux nouveaux carnets et deux nouveaux pin’s. Même chose, tout dépendra :)

Town dans toute sa splendeur apocalyptique

Le cas particulier de Town

Les abonné·es de l’Oniropostale le savent déjà, je compte réécrire entièrement Town, pour la simple et bonne raison que je ne veux pas publier la série en l’état. Le tome 1 est bien trop vieux et trop maladroit pour ça, le tome 2 aussi, et comme je suis dans une démarche de professionnalisation, je ne peux clairement pas rééditer ces livres ainsi. Donc : réécriture de A à Z. La série prendra la forme d’une trilogie : les tomes 1 & 2 seront remaniés et développés, et les tomes 3 & 4 seront quant à eux fusionnés pour ne former qu’un.

Je ne sais pas encore comment ça se passera, si je me concentre sur les personnages principaux (à savoir Elias et Oxyde), si je garde l’ordre actuel des tomes (le tome 2 se passe avant le 1 et c’était logique à l’époque, mais il se peut que je décide de changer, ça dépendra), et même si je garde le même titre pour la série. Ce qui est sûr, c’est que même réécrite, développée, améliorée, l’histoire restera la même : les événements ne changeront pas. Ils seront juste racontés différemment. Les anciens tomes sont déjà retirés de la vente (même s’ils sont sans doute encore disponibles sur Amazon, ça dépend de leur stock) et reviendront en fin d’année.

Et donc voilà pour ce gigantesque bilan ! L’année est mitigée, en demi-teintes, mais elle m’a permis de comprendre un certain nombre de choses, d’en décider d’autres, de recalibrer ma machine intérieure pour mieux la faire fonctionner. Ca n’a pas été facile, c’était très pénible, j’ai pas mal chialé parce que c’est comme ça, et je ne sais pas si je regrette ou non la tournure des événements. Ce qui est sûr, c’est que le covid a tout changé, tout bouleversé : 2020 a été brisée dans son élan et il a fallu réparer pendant 2021, ce qui a modifié mes plans, mes aspirations et mes envies. Peut-être, oui, que grâce à ça, j’ai enfin su ce que je voulais vraiment ; mais peut-être que le prix est élevé, parce que cela a chamboulé pas mal de choses, jusqu’à ce qui se passe dans ma tête. Je suis volontairement restée vague là-dessus (l’année dernière, je parlais d’un éventuel diagnostic d’autisme, que j’ai fini par laisser tomber ; pour autant, j’ai commencé un travail avec une psy et on verra où ça nous mènera).

Si j’espère une chose pour 2022, c’est de trouver un équilibre. Entre tout : ce que je veux, ce que je peux faire, ce que je suis, ce que je peux attendre des autres. J’ai un objectif chiffré pour la fin 2022, j’aimerais beaucoup le dépasser, mais par dessus tout, j’aimerais enfin réussir à trouver cet épanouissement dont je parlais, qui me manque et qui m’empêche d’avancer. Je croise les doigts !

J’espère en tout cas que pour vous, 2022 se montrera plus sympa, à la hauteur de vos rêves et de vos aspirations, et j’espère vous y retrouver ! Passez un bon réveillon, et une bonne année à vous !

4 commentaires sur “Le (très) long Bilan de 2021”

  1. C’est amusant de voir qu’on a quelques points en commun dans nos démarches, alors qu’on n’écrit pas tellement la même choses a priori.
    Bon courage à toi pour mener à bien tes projets, et surtout ta réflexion !

  2. Je te trouve bien dure avec toi-même. Moi, je trouve au contraire que tu as un fourni un très grand travail cette année (même si je ne te découvre que cette année ^^).
    Mais oui, c’est vrai qu’on voit une différence au niveau communication depuis le dernier trimestre 2021. Tu te permets d’être plus visible sur les réseaux, cela entraine forcément plus de vues aussi. Et en même temps, c’est le but XD.
    Je t’ai connue via une connaissance sur twitter (mon pseudo est AgatheLaPetite) , sur le visuel d’un de tes carnets. Et depuis, je suis restée, car je trouve ton univers fascinant ♥.
    Je ne manquerais pas d’être au rendez-vous pour la sortie d’Elisabeta. Et pour les autres aussi, j’espère. Mais aussi pour les carnets, je n’ai jamais assez de carnets ^^.
    J’espère que tu vas continuer sur cette jolie lancée et que cette année 2022 t’apporte enfin une sensation d’épanouissement.

    1. Bienvenue ici ! Tu verras que j’ai tendance à vouloir en faire trop tout le temps, ce bilan est assez représentatif de comment je perçois mon propre travail de manière générale 😀 (soit : pas assez, pas assez bien)
      En tout cas j’espère que la suite des événements te plaira, et que ta lecture d’Elisabeta, si tu te lances, te plaira également 🙂 Un prochain carnet devrait arriver en mars, si je suis pas trop en retard dans mon planning (et j’ai la même devise, on n’a JAMAIS assez de carnets !).
      Merci beaucoup pour ton commentaire, et puis à bientôt !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *