La galère des marcheurs de rêves

Ce billet devait à la base être le bilan du mois de novembre mais je n’ai pas grand-chose à raconter : Rue de Minuit a ouvert ses portes, les ventes sont au rendez-vous (merci !), un certain nombre de chanceux·ses auront des cadeaux faits main tout bleus pour Noël (merci merci !)… J’ai quand même pas mal de questionnements sur l’évolution de la boutique, mais cela demandera beaucoup de réflexion et j’en parlerai lors de la traditionnelle tartine annuelle qui servira de bilan à cette année bien étrange.

Du coup, à la place, je vous partage une sorte de Journal de bord de la Galère, car le bouquin sur lequel je planche me donne vraiment du fil à retordre. Attention, c’est un pavé, et il est assez technique : ça ne vous parlera peut-être pas si vous n’écrivez pas vous-même. Après, peut-être que cela vous intéressera de voir l’envers du décor :)

En ce moment, je travaille donc sur mon prochain roman, intitulé pour l’instant Marcheurs de rêves – le titre n’est pas sûr à 100 %, j’hésite avec autre chose mais ça dépendra de comment ça évolue. Il s’agit, pour situer, d’un bouquin de fantastique, ou possiblement d’urban fantasy mais je ne suis toujours pas foutue de faire la différence, qui se passe à notre époque avec des personnages chers à mon cœur, vous l’avez deviné je pense, les marcheurs de rêves.

J’ai déjà un semblant de pitch, que voici :

La vie d’Aaron n’est pas exactement comme celle des autres : son frère a disparu sans laisser de trace, sa sœur est restée inconsolable, ils se sont découverts entre-temps un demi-frère, et sont les héritiers d’une mystérieuse famille, les St. John, refermés autour de nombreux secrets.

Certains membres de cette famille détiennent la magie des rêves – la capacité d’entrer dans les songes des autres, de voyager dans le temps, ou même carrément dans d’autres mondes –, comme son frère et sa sœur.

Aaron, lui, ne possède aucun pouvoir. Cela ne l’empêche pas de s’impliquer et de protéger ce secret, étudiant ses origines et ses conséquences ; en parallèle, il étudie aussi les rêves des gens via une application qu’il a développée…

Des rêves qui se tournent tous vers une catastrophe à venir, une étrange épidémie qui plongent les malades dans un sommeil profond dont ils ne se réveillent jamais.

Ce pitch est provisoire, surtout parce que je tiens à ce qu’il soit également l’incipit (ie les premières lignes) du livre. Oui, rien que ça, même si pour le moment ça ne me convient pas, seul le premier paragraphe du pitch colle plus ou moins à ce que je veux. Mais ce bouquin est particulier à beaucoup d’égards et c’est pour cela que j’ai du mal à le planifier.

J’ai beaucoup d’exigences pour Marcheurs de rêves (que je ne diminuerai pas en Marcheurs pour aller plus vite, on est pas chez les macronistes), mais aussi beaucoup de contraintes, que je vais vous détailler ici.

Une contrainte de cohérence

La base, quelque part : si mon roman s’inscrit dans le Grand Projet, je dois rester cohérente avec ce qui a déjà été écrit. Sauf que beaucoup de choses de ce Grand Projet (GP) se sont construites au fur et à mesure, et à partir d’une base qui n’en faisait pas partie au début.

Prenons un exemple : Lili, que vous connaissez peut-être déjà, est un personnage central de Marcheurs de rêves. C’est aussi un des personnages non pas les plus anciens mais qui apparaissaient dans mes premiers livres (dans Fêlures très exactement, qui est mon 2e titre). Il y a beaucoup de choses qui ont été dites à son sujet, que je dois prendre en compte, comme par exemple le fait qu’elle n’avait jamais rencontré de marcheurs de rêves ITD* (In The Dream, dans le rêve) avant un certain événement ; de même, elle n’en avait jamais rencontré IRL (In Real Life, dans la vraie vie) avant un autre certain événement ; il y a même un personnage précis qu’elle n’a jamais rencontré, que ce soit ITD ou IRL, avant une date précise (toutes ces données apparaissent dans La balade des marcheurs de rêves, si vous êtes curieux·ses). Je dois donc composer avec ces informations pour mon roman. La difficulté, c’est que tous les personnages mentionnés ici doivent y apparaître mais j’ai dû changer le rôle de l’un d’eux parce que ça ne collait pas.

* j’imagine ce terme pour le billet que je suis en train d’écrire mais je crois que je vais aussi l’utiliser dans mon roman. Ça m’plaît bien.

 

Un problème découle de cette difficulté : les deux premiers événements mentionnés ci-dessus n’avaient pas de date précise. Les textes de mes débuts, en particulier les nouvelles, n’étaient pas réellement situés dans le temps, j’ai dû les relire et les dater avec précision dans une base de données chronologique. C’est indispensable parce que le GP est si vaste que je dois tout poser sur un calendrier précis (sinon ce serait YOLO pour que les lecteur·ices puissent se situer. D’ailleurs vous pouvez voir sur cette page quand chaque texte du GP commence).

Voilà pourquoi je suis contente d’avoir pris le temps de faire ce travail il y a quelques mois, en relisant TOUTES mes nouvelles et en notant les éléments les plus importants dans un carnet particulier, que j’appelle le carnet de cohérences. J’y indique le titre du texte et y mets des éléments comme le physique des personnages (oui parce que j’ai quand même oublié la couleur des yeux de Lili, qui est l’un des trois personnages les plus importants du GP, je dis ça je dis rien), les dates, les faits et des citations que je juge utiles. Comme ça, plus besoin de relire le texte, il me suffit de chercher dans le carnet. Plus tard, je compte y mettre les éléments importants de mes romans, mais là ça nécessitera du temps pour relire mes bouquins.

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Le carnet de cohérences, aux couleurs de Serdaigle (la meilleure maison)

La contrainte de temps

Cela m’amène à une autre difficulté, celle du temps, qui est double :

  • Pour les raisons expliquées plus haut, je dois réfléchir à quand se situe mon histoire sur ma gigantesque ligne du temps, en prenant en compte divers impératifs comme des événements relatés dans des bouquins qui n’ont rien à voir (ex : Elisabeta), ou au contraire qui ont tout à voir. Ce cas précis requiert beaucoup d’attention : comme je m’aventure dans la période qui précède le début de l’apocalypse (années 2013, 2014 & 2015), je dois à tout prix faire attention à la succession d’événements, dense, qui se produit à ce moment-là. Et comme l’un des arcs narratifs de Marcheurs de rêves se consacre au Somm, la maladie mentionnée dans le pitch et dans la série Quand le soleil s’éteint, je dois justement faire attention ce qui se passe dans ladite série, à la demi-heure près.
  • Une autre difficulté, c’est celle des dates importantes du GP : il s’agit d’une série de dates qui s’étend de 1087 à 2032 et qui apparaît dans la nouvelle Les Archivistes et dans le roman Sinteval (j’appelle ça les dates de Jéromine. Attention, spoilers !). En gros, dès que j’établis la chronologie d’une histoire, je dois toujours vérifier si je peux faire coïncider des événements importants à ces dates ; dans le cas de Marcheurs de rêves, il y en a 4 ou 5 à respecter.

 

Tout ceci me contraint à travailler et travailler encore le cadre temporel de mon histoire. Ici, je dois resserrer l’action sur un mois, pas plus, même si je m’accorde quelques échappées dans un passé plus ou moins lointain. Ça n’est pas spécialement une contrainte, en fin de compte : je préfère raconter un truc qui se passe sur un laps de temps de quelques semaines, voire moins (la préparation de Tueurs d’anges et d’Onirophrénie était un cauchemar, car ils se situent chacun sur la même période de 600 jours).

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La chronologie sur le programme Aeon Timeline : chaque point représente un événement de Marcheurs de rêves (au temps présent)

La contrainte d'indépendance et de suite(s)

Voici le truc qui me fait souvent regretter la forme prise par le GP : la règle d’or qui dit que chaque roman/nouvelle/série/recueil doit être indépendant·e. L’idée derrière ça est de permettre aux nouvelles lectrices & lecteurs de découvrir mon travail sans avoir à se poser de question sur « par quoi on commence ?  » (même si on me pose toujours la question). J’en profite pour le répéter haut et fort : vous lisez ce que vous voulez, dans l’ordre que vous voulez, et autant de livres que vous voulez. Vous n’êtes même pas obligé·e de vous intéresser au GP. Voilà.

Jusqu’ici, mes bouquins ne me causaient pas trop de difficultés sur ce point, à l’exception d’Onirophrénie, mais c’était un parti pris : le roman se passe en même temps que Tueurs d’anges mais n’explique pas quoi-comment-pourquoi ce qui se passe pendant cette période. Je l’ai assumé dès le départ car le propos du livre n’est pas là (on se concentre surtout sur l’état d’esprit et les émotions de deux personnages qui attendent la fin du monde, c’est assez contemplatif), et je comptais aussi dessus pour que les lecteur·ices curieux·ses s’intéressent à Tueurs d’anges, ce que certain·es ont fait… et pas d’autres. Et c’est très bien comme ça.

Marcheurs de rêves suit cette même logique mais la difficulté m’apparaît bien plus élevée car la situation des personnages, et ces personnages eux-mêmes, proviennent de divers autres textes (qui sont L’attrape-rêves, Pluie & rouille, La Boussole, La balade des marcheurs de rêves, La Boîte Noire, Night Travelers et Érèbe) (rien que ça, oui).

Il faut ici faire en sorte qu’un·e lecteur·ice qui n’a jamais lu ces textes puisse s’y retrouver. Il faut aussi que les lecteur·ices qui suivent le GP de près ou de loin n’aient pas de sensation de redondance, ou du moins pas trop ; je ne peux malheureusement pas faire l’impasse d’explications que vous connaissez déjà. Mais je peux les dérouler différemment.

Enfin, et j’en parlais dans un billet précédent, il y a le souci des spoilers. Je copie-colle le passage en question :

Par exemple, je travaille actuellement sur la préparation de Marcheurs de rêves : ce roman doit être indépendant mais il découle d’événements survenus dans Night Travelers et Érèbe, ce qui fait que je dois faire attention pour que tout soit clair dans l’esprit du lecteur pour qui ce roman est le premier qu’il lit de ma plume. Je dois répéter, expliquer, et parfois révéler des événements. C’est le cas dans Sinteval (qui révèle des trucs importants d’Oracles, par exemple), ce sera le cas dans les prochains… Mais je n’ai pas le choix, à moins d’assumer à partir de maintenant d’écrire pour mes lectrices & lecteurs averti·es, celles & ceux qui me suivent jusqu’ici. Ce n’était pas dans mes plans ; seule la trilogie finale devait fonctionner ainsi.

Cette difficulté est en réalité la seule que je n’ai pas réussi à surmonter. Il y aura donc des éléments survenus dans des romans précédemment publiés, Night Travelers et Érèbe, racontés dans Marcheurs de rêves.

La contrainte de forme et de structure

Et parce que je trouvais que c’était encore trop facile, je me rajoute une nouvelle contrainte, à savoir la structure du roman !

De plus en plus, je me rends compte que j’aime les livres aux structures différentes, éclatées, perturbantes : mon amour infini pour La Mer sans étoiles s’explique aussi par ça. J’aime quand c’est déstructuré et pourtant clair, quand la narration est fichue en l’air, avec des allers-retours dans le temps ou des points de vue différents, mais pas seulement. Voici quelques livres que j’ai adorés ces dernières années, qui illustrent ce que j’aime : Le Cirque des Rêves (encore Erin Morgenstern), Le Contrat Salinger (Adam Linger), S. (JJ Abrams & Doug Dorst), La Maison des feuilles (Mark Z. Danielewski), Cartographie des nuages (Cloud Atlas) (David Mitchell), etc.

J’essaie de plus en plus d’intégrer cette composante dans mes propres livres, ce qui a commencé avec Le Phare au Corbeau (différentes époques intriquées), et s’est poursuivi avec Midnight City & Night Travelers (mises en abyme), et même Érèbe (différentes époques encore, mais gérées de manière différente) (je ne peux pas tout vous dire, lisez-les si vous voulez savoir !). Marcheurs de rêves poursuit ce cheminement vers le toujours plus, et c’est ce qui me fait m’arracher les cheveux.

En plus de twists narratifs dont je compte user et abuser, j’ai choisi une forme particulière pour ce roman : celle du fix-up ! Pour rappel, un fix-up est un recueil de nouvelles qui raconte une même histoire. Ces nouvelles peuvent être indépendantes ou non, écrites pour l’occasion ou au fil du temps ; il ne s’agit pas d’une série (les nouvelles ne sont pas des épisodes), et ça peut aussi se définir comme un roman éclaté. C’est exactement comme ça que je définis Marcheurs de rêves.

Si vous ne le saviez pas, mon tout premier livre, Le Rêve du Prunellier, était un fix-up : au-delà des liens comme la présence des corbeaux, des Ombres ou de l’hiver, j’y racontais une même histoire sous des points de vue différents, ou à des époques différentes, et même dans des mondes différents. C’est pour ça que j’ai voulu retenter l’expérience, avec mon expérience d’autrice qui gère un peu mieux ses intrigues, et parce que Thomas Geha m’a fait envie avec son Des sorciers et des hommes, construit de la même manière.

Sauf que le fix-up, c’est pas une mince affaire, surtout quand on écrit toutes les nouvelles en même temps : il y a quand même une intrigue principale à respecter, des sous-intrigues à gérer, et une intrigue par nouvelle. Et une nouvelle ce n’est pas qu’un simple texte court, elle doit fonctionner comme un roman (début, milieu, fin, intrigue, tout ça) tout en ayant ses propres spécificités, à savoir en général peu de personnages, peu de temps d’exposition, moins de descriptions, et possiblement une fin ‘à chute’ (ce que je ne vais pas respecter à chaque fois). En gros, une nouvelle est plus dans l’évocation, l’épure, alors que le roman prend son temps pour exposer les situations, personnages et lieux.

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Le cahier qui contient résumés, fiches et synopsis (il en faudra sans doute un deuxième)

Pas simple. Au moment où j’écris ce pavé, je ne sais pas encore comment je vais réussir à me dépatouiller de ça, pas en terme d’écriture mais en terme de planification : pour une fois, ma méthode de conception de plan de roman risque bien de s’avérer inopérante. Comment élaborer un synopsis général alors que je dois découper mon histoire non pas en tant que série avec des épisodes mais en tant que machin chose bizarre sans modèle établi ? Mon incapacité à créer des schémas ou des mind-maps ne m’aide pas, comme d’habitude vous me direz, mais là, même ma méthode de planification me lâche. J’ai tenté de bosser comme d’habitude en écrivant divers synopsis, du plus simple au plus détaillé, ce qui n’a pas été probant : par-dessus le marché, il s’agit d’un récit choral avec presque 10 points de vue importants, trois arcs narratifs principaux et quelques autres secondaires. Ajoutez les différentes époques et toutes les contraintes détaillées ci-dessus, et vous avez un truc quasi-impossible à faire simplement. Pour une fois, écrire synopsis sur synopsis ne m’aidera pas.

Donc, j’ai choisi de procéder autrement. J’ai élaboré trois synopsis correspondant aux trois arcs narratifs principaux, j’ai détaillé le tout heure par heure sur ma timeline, j’ai ensuite fait des fiches personnage succinctes, dans lesquelles je décris les besoins, objectifs, obstacles et autres de chacun d’entre eux (ce qui suffit à établir les sous-intrigues), et je vais résumer chaque époque (4 ou 5, dont une au temps présent, là où se situe le plus gros de l’action) dans un résumé détaillé qui racontera le truc de manière chronologique. Ensuite, à partir de ça, je ferai un synopsis détaillé de chaque nouvelle, avec un tableau indiquant les éléments importants à révéler, puis roule ma poule.

 

Il y a quand même trois gros avantages à la forme du fix-up, qui contrebalancent les contraintes de mon projet :

  • La forme de la nouvelle sera aussi utilitaire : je pourrai en axer certaines sur les événements racontés dans de précédents textes, ceux que je dois rappeler pour les lecteur·ices qui ne les connaissent pas. Je les raconterai de manière différente, pourquoi pas sous un autre angle ou avec le point de vue d’un autre personnage. Il me sera aussi possible de jouer avec les époques.
  • Je pourrai écrire une nouvelle de temps en temps, ou deux, ou trois, sans avoir à bloquer trois semaines d’affilée afin d’écrire l’intégralité du texte. Je pourrai même enchaîner avec la correction si j’ai le temps et l’envie ! (après, je me connais, possible que je décide de tout écrire d’un coup. Mais psychologiquement, cela me permettra de lâcher prise, un peu, quand j’arriverai à la fin d’un texte).
  • Je pourrai également compléter le texte avec une nouvelle à la fin, qui fera le lien avec le GP : cette nouvelle sera optionnelle et concernera surtout les lecteur·ices qui suivent le GP (un peu comme à la fin d’Elisabeta – même si je ne dis rien ici pour ne rien révéler).
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Des pages et des pages de mon écriture illisible (floutée à la truelle)

Voilà donc où j’en suis en ce moment : à débroussailler ! J’arrive enfin à esquisser la succession d’événements au temps présent, ce que je dois mêler à d’autres époques ; pour le moment mon résumé chronologique fait cinq pages et demie (manuscrites) et j’en suis à la moitié. Ensuite, je devrai penser aux nouvelles, choisir les points de vue, les événements, établir les intrigues de chacune. Je vous en parlerai peut-être à l’occasion d’un prochain billet :) (à noter que ces billets ne sont pas des méthodes ou des tutos : je ne fais que relater ma manière (foutraque) de travailler. La plupart du temps je ne sais même pas ce que je fais !).

J’espère en tout cas que cela vous aura éclairé·es ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser ici ^o^

 

Lire la suite : Marcheurs de rêves 2 : Rise of the Galère

2 commentaires sur “La galère des marcheurs de rêves”

  1. Hello ! Hyper intéressant ton article ! J’ai lu le Rêve du Prunellier et j’avais adoré notamment sa forme. Du coup, hâte de lire Marcheurs de rêves.
    Après, pour être l’une de celles qui comptent tout lire du GP, pour ma part des ré-explications, redites et autres ne sont pas forcément lourdes ni inutiles sur un projet comme celui-là : entre temps je lis d’autres choses et quand je reviens au GP, un rappel est toujours bienvenu (à tel point que lorsque, pendant le confinement et un peu après, j’ai fait un pas de géant dans le GP en lisant d’affilé : Town 3, 4, Onirophrénie et le Phare puis Sinteval… et bien j’avoue avoir pris quelques notes!) Voilà si ça peut te rassurer un petit peu 🙂

  2. Hello,effectivement c’est du challenge mais çà vend encore plus de rêves (quel jeu de mot ^^ ).
    Les redites ou remises à niveau ne causent aucun tort de mon point de vue car même si on a tout lu ,on ne se souvient plus toujours de tout ^^
    Bon courage, bon vent à l oniropostale de ton inspiration ^^

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