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Onirography

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Genèses

La genèse d’Onirophrénie

Comme souvent quand un nouveau bouquin va paraître, je me fends d’un billet pour vous en parler, et vous raconter les origines de cette histoire, de son personnage principal, Lili, ainsi que quelques anecdotes. Et ici, il y a beaucoup à dire sur Onirophrénie… Accrochez-vous, c’est une tartine.

La fiche du livre Lire les 1eres pages sur Wattpad

Aux origines… le Prunellier

Impossible de vous parler de Lili sans évoquer l’origine des marcheurs de rêves… que certain·es d’entre vous connaissent déjà, puisque la toute première marcheuse de rêves de mes histoires s’appelle Layelis. Elle apparaît dans le recueil Le Rêve du Prunellier, dans la nouvelle D’hiver et d’ombres plus exactement. Ma magicienne des glaces, qui a beaucoup évolué ces dernières années, passe de son monde au nôtre par le biais de ses rêves, pour demander de l’aide afin de sauver son monde en ruines. Plus tard, j’ai imaginé d’autres marcheurs de rêves, comme Filius ou Goran, pour le beau livre Les Chroniques de l’Épine Noire (reprenant mes illustrations et les textes du Rêve du Prunellier + des nouvelles bonus), formant ainsi une sorte de confrérie de Voyageurs qui visitent d’autres mondes dans leurs rêves. Les marcheurs de rêves étaient nés.

Ce que je voulais, c’était faire en sorte que ces marcheurs de rêves soient présents dans tous les mondes possibles, dont le nôtre. Et la première, c’était Lili.

L’attrape-rêves cassé

Petit interlude : j’ai toujours voulu utiliser le format ‘blog‘ pour raconter des histoires, poster des articles qui paraissent écrits de la main d’une vraie personne pour relater un truc, un événement surnaturel ou je ne sais quoi. J’ai eu trois projets de ce genre, jamais menés à bien parce que trop bancals. Et l’un de ces projets, c’était le blog d’une jeune femme possédant le pouvoir des rêves, voyageant de monde en monde, dans les esprits des gens, découvrant le passé et l’avenir. Bref, la première marcheuse de rêves de notre monde, tout du moins la première que j’ai créée. Je l’ai appelée Lili car j’écoutais beaucoup U-Turn d’AaRON à l’époque, et ce prénom entrait dans une suite de prénoms particuliers, basés sur la même étymologie (Lilith, Layelis, Lili, Layla, Leïla, qui sont des personnages de mon Grand Projet). Finalement, si le blog a été installé, il n’a jamais vraiment été utilisé, et le projet est tombé aux oubliettes. Mais pas Lili : j’ai écrit une nouvelle en reprenant des bouts de textes çà et là, ce qui a donné L’attrape-rêves. Puis Lili est apparue dans L’Épine Noire, ce fameux roman dont je vous bassine depuis longtemps et qui reprend l’histoire du Rêve du Prunellier, ce qui a suffi pour que je décide d’en faire un de mes personnages récurrents. À partir de là, d’autres nouvelles ont été écrites : Pluie & Rouille (qui est la réécriture d’un très vieux texte, paru dans sa 1ere version dans Le Rêve du Prunellier), La Boussole, et enfin La balade des marcheurs de rêves.

La Boussole, en particulier, est un texte très personnel, parce qu’il prend place dans un lieu que j’ai bien connu (le lycée Lapérouse à Nouméa) et raconte de façon romancée une journée particulière de mon adolescence : une bête heure de libre durant laquelle toute ma classe s’est réunie pour faire des exercices de je ne sais plus quoi. Ça s’est passé pendant ma dernière semaine en Nouvelle Calédonie, juste avant que nous déménagions pour retourner en métropole, ma famille et moi. J’ai voulu raconter ce moment particulier, entre joie de se retrouver ensemble et peine de partir, et j’ai esquissé le passé de Lili en me calquant sur mes propres souvenirs. C’est pour cette raison que j’ai tendance à dire que Lili est mon souffre-douleur : si tous mes personnages représentent un bout de moi, elle, elle est carrément mon alter ego, et le biais par lequel je raconte certaines choses qui m’ont blessée. Je ne sais pas si je fais bien de procéder ainsi, mais en fin de compte, je n’ai pas écrit mes autres histoires différemment ; il y a juste que, pour celle de Lili, j’ai puisé dans des événements que j’ai vécu, les racontant au premier degré.

Pour la petite histoire, c’est aussi ce jour que l’on m’a offert mon collier en forme de pentacle, que l’on retrouve sur mes photos et dans mes autres histoires.

(suite…)

La genèse d’Oracles

Attaquons un gros morceau : aujourd’hui, j’ai l’intention de parler d’Oracles. Je ne considère pas forcément ce roman comme mon meilleur mais en tout cas, je crois qu’il s’agit de mon préféré, et je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être à cause de son protagoniste, mon Oxyde d’amour à moi, principal héros de ma grande histoire (pour en savoir plus, lisez ce précédent billet). Dans le même temps, on parlera aussi de deux autres personnages qui ont contribué à la création de ce roman, à savoir Francesca et Verne.

Oracles a mis très peu de temps à émerger, plus ou moins six mois (plan, rédaction et corrections compris pour sa première version), un record à l’époque alors que j’avais passé plus de dix ans à écrire Tueurs d’anges. Surtout, de base, ce roman n’était pas prévu du tout. Il ne devait ni être relié à Tueurs d’anges, ni même exister !

Attention : il n’y a pas de spoiler dans ce billet, mais quelques éléments qui pourraient vous gâcher un peu le plaisir de la découverte si vous êtes du genre à ne rien vouloir savoir avant de commencer un livre.

Le diable & la magicienne

J’ai toujours voulu écrire un truc sur le diable – sur le diable uniquement, pas Lucifer, notez. Ma vision initiale était celle d’un être immortel et immatériel qui prend diverses apparences au fil de l’Histoire, apparaissant aux yeux des gens comme il le veut, et se jouant d’eux comme le connard qu’il est. Dans l’histoire que j’avais imaginée, il se pose à notre époque et prend l’apparence d’un patron de boîte de nuit noir et richissime (un peu avec le look de Papa Midnite). La boîte de nuit en question s’appelait l’Oxyde (il n’y a aucune explication quant au choix de ce mot dont j’aime simplement la sonorité, à part peut-être cette bague de la créatrice Joanna Szkiela) (que je veux, cela va sans dire). Le gars s’amuse à rouler tous ceux avec qui il fait affaire : il conclut des deals et trouve toujours le moyen d’arnaquer son prochain sans en avoir grand-chose à foutre.

Tricky

Tricky

Dans cet embryon d’histoire, il avait pourtant besoin de quelqu’un, pour une fois (ce qui se produit rarement). Je ne me rappelle plus trop la raison mais en tout cas, il embauchait une jeune femme tissant des sortilèges dans des bijoux. J’ai eu l’idée de ce personnage à l’époque où je tenais mon ancienne boutique Unseelie, en travaillant un bracelet avec des perles et du cuir. Je me disais : « C’est drôle, ça ressemble à un rosaire : une prière à chaque perle. Ou un sortilège, tiens  » .

C’était plus ou moins à l’époque où je travaillais sur une des versions les plus récentes de Tueurs d’anges, quand j’écoutais Tricky, que j’écoute souvent quand j’écris. La musique de Tricky s’accorde bien avec tout ça, l’album False Idols surtout. J’adorais (et j’adore toujours) Bonnie and Clyde et We don’t die (cette dernière est un peu l’hymne d’Oracles si vous voulez). J’aimais surtout la superposition des deux voix, que j’imaginais être celles de mes personnages : à un moment dans l’histoire, le diable et la magicienne deviennent partenaires dans le cadre d’un plan organisé par le premier (sais pas quoi, par contre, puisque je n’y ai jamais réfléchi).

Et il devint Oxyde…

Un ancien projet de couverture pour le livre

Un ancien projet de couverture pour le livre

Dans le même temps, j’allais faire mon troisième tatouage. J’ai eu cette réflexion : « à toi qui as passé du temps à tatouer ce symbole, à toi dont je n’oublierai ni le visage ni le nom, qu’est-ce que je peux te donner pour que tu te souviennes de moi ? » Si ça vous sonne familier, c’est normal, c’est ce que j’ai raconté dans Souvenirs d’encre. L’histoire s’est esquissée dans ma tête sur le chemin du retour et j’ai écrit cette nouvelle en une journée le lendemain. J’ai recyclé mon diable pour le transformer en tatoueur du nom d’Oxyde, un sorcier qui aurait conclu un pacte non pas avec le diable mais avec quelqu’un d’au moins aussi peu recommandable.

Puis j’ai songé à ma magicienne et sans que je m’en rende compte, j’avais peu à peu l’esquisse d’une histoire plus vaste qui se dessinait. Et si Oxyde devenait l’égal d’Élias, le héros de Tueurs d’anges ? Et s’il travaillait avec une magicienne renfermant ses sortilèges dans ses bijoux ? Et si on racontait ce qui se passait avant l’Apocalypse de Tueurs d’anges ? Bref, à ce moment-là, je faisais un peu moins la maligne, parce qu’il fallait inventer tout un pan de l’histoire en parallèle à celle d’Élias, et faire en sorte que toute la chronologie se déroule sans accroc. Ce fut d’ailleurs la première fois que je parlais de ma grande histoire, à l’époque…

 

De nouveaux personnages

J’ai appelé ma magicienne Francesca parce que j’écoutais toujours False Idols (la chanteuse qui accompagne Tricky s’appelle Francesca Belmonte). Son personnage a grandement évolué à l’écoute de A thousand suns de Linkin Park, avec son ambiance pré-apocalyptique, et surtout The Requiem.

J’ai pas mal travaillé sur Oxyde, réfléchissant à ses points communs et ses différences avec Élias, m’inspirant de la musique de Tricky (si pendant longtemps j’ai imaginé Oxyde à l’image de Tricky, ça a beaucoup changé aujourd’hui). Il a fallu lui trouver deux identités : son vrai nom, qu’il vend avec sa mémoire au début d’Oracles (ne rêvez pas, je ne vais pas vous le révéler maintenant !), et l’identité d’emprunt qu’il est obligé de prendre parce que c’est utile d’avoir un nom dans la vraie vie, à savoir Joseph Carat (Et là, les lectrices & lecteurs d’Elisabeta se lèvent de leur chaise en disant ‘QUOI ?‘).

J’ai aussi ajouté le patron plein aux as de la boîte de nuit, Côme, qui devait au début être l’antagoniste et que j’ai fini par kiffer d’amour. Si vous lisez mes nouvelles, d’ailleurs, vous connaissez déjà Côme et Francesca.

Et enfin, Verne, l’associé d’Oxyde, un jeune gars avec qui il travaille dans leur boutique de tatouage, et aussi un sorcier possédant un don de double vue. En gros, Verne est carrément inspiré par celui qui s’est occupé de mon troisième tatouage. C’est une sorte d’hommage parce qu’il m’a inspiré le personnage d’Oxyde, le roman entier et peut-être même les trois-quarts de ma grande histoire…

Oxyde

Un visage, enfin

Oxyde par Xavier Collette

Le truc bizarre qui s’est passé, c’est que j’ai été incapable d’avoir une image précise d’Oxyde. D’ordinaire, mes personnages ont souvent un alter ego réel, une célébrité par exemple, qui pourraient les incarner physiquement (c’est ce que vous pouvez voir dans mes différents tableaux sur Pinterest), mais ça n’a pas été le cas pour Oxyde pendant longtemps. J’ai bien fait un portrait mais ça n’était concluant non plus… Et puis j’ai regardé la saison 2 de Sense8, et il y avait ce personnage secondaire, le garde du corps improvisé de Capheus joué par Lwanda Jawar, un acteur kényan. Certes, ça ne correspond pas tout à fait car Oxyde est franco-béninois, mais on se rapproche de ce que j’avais en tête. Et grâce à mon chéri, il a pris vie ! Le portrait ci-contre le représente au moment où Oracles se termine.

 

La date de la fin du monde

J’ai commencé à faire des plans, des fiches de personnages, des calendriers, j’ai rentré tout ça dans Scrivener, et en a résulté ce roman, Oracles, préquelle de Tueurs d’anges (que j’espérais indépendante, mais ça n’a pas pu fonctionner). J’ai passé des heures à définir au jour près certains événements pour que tout colle. La chronologie fut assez épique à mettre en place, d’ailleurs, puisque je travaillais à la main sur des calendriers que j’imprimais. Ça donnait souvent des résultats hasardeux, mal foutus, avec de nombreuses incohérences (parce qu’il y avait trop de chiffres, et quand il y a trop de chiffres, mon cerveau explose). Par chance, plus tard, j’ai découvert le logiciel Aeon Timeline qui est devenu ma base de données personnelle : j’y entre, à chaque roman, toutes les dates importantes et le déroulé de l’intrigue (pour le moment, on va de 1087 à plus de 2032, et ce n’est fini).

C’est comme ça que j’ai défini cette fameuse date du 18 janvier 2016, la date du début de l’Apocalypse (le jour de la fin du monde étant fixé 600 jours plus tard, soit le 9 septembre 2017). Je l’ai choisi… totalement au hasard. Je voulais que la fin du monde se déroule au moment où j’écrivais et ça s’est donc goupillé comme ça.

C’est à partir de là que tout a commencé à s’enchaîner : après Oracles, j’ai eu l’idée d’écrire une suite à Tueurs d’anges et tout le reste s’est greffé autour. À présent, les enjeux principaux de ma grande histoire se tournent tous ou presque vers Oxyde, ce qui n’était pas du tout prévu. D’un personnage créé un peu par hasard, j’en ai fait le héros de mon histoire, de cette fresque que j’ai à peine commencé à écrire et qui me prendra des années. Je sais déjà où je vais : il reste maintenant à vous raconter comment on s’y rend :)

Avant de lire Oracles :
– Retrouvez Francesca et Côme dans les nouvelles Burn the WitchDialogue avec les ombres et La Boîte Noire
– Retrouvez Oxyde dans la nouvelle Souvenirs d’encre et La Boîte Noire, aussi
(pas de spoilers dans ces nouvelles !)

La précommande du livre est ouverte jusqu’à fin février, et c’est par ici que ça se passe. J’espère que cela vous aura donné envie d’en apprendre plus, et de lire le livre ! Et si vous avez des questions, encore une fois, n’hésitez pas :)

Photo de la bannière : Toa Heftiba
(le titre de cette photo est « don’t let life become a graveyard of buried hopes » et je trouve que ça correspond à merveille à Oxyde)

Le jeu des questions-réponses (1ere partie)

Ces dernières semaines, je vous proposais de répondre à des questions sur tous les thèmes que vous souhaitiez : mes histoires, mes projets, mes personnages, ma façon de travailler… Voici donc la première partie des réponses ! Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas, je pourrais très bien refaire un autre billet de ce genre plus tard :)

À noter : certaines questions amenaient à spoiler. J’ai donc décidé de procéder ainsi : si le spoiler concerne une histoire qui n’a pas été publiée, je n’y réponds pas en détails, et s’il concerne une histoire déjà publiée, j’y réponds en floutant le texte. Il vous suffit de passer votre curseur dessus pour lire la réponse. Veuillez toutefois bien vous rendre compte que certaines réponses peuvent non pas vous spoiler mais peut-être vous retirer le plaisir de la découverte.

À propos de mon histoire globale

* Si toutes tes histoires sont liées entre elles, par où commencer ?
Pour l’heure, mes histoires sont indépendantes les unes des autres, ou du moins les différents ensembles narratifs : la série TOWN est indépendante du roman Elisabeta, qui est indépendant de mes nouvelles. On peut donc tout lire dans l’ordre que l’on veut, et on n’est pas obligé de tout lire si on ne veut pas non plus (au bout d’un moment, si vous voulez lire les romans qui se placent à la toute fin de cette histoire globale, il le faudra quand même !).
Si vous voulez tout lire, je vous conseille de lire les livres dans leur ordre de parution, soit Fêlures, puis 18.01.16, puis Elisabeta, puis Tueurs d’anges, puis Oracles, puis Onirophrénie, puis Passeurs, et ainsi de suite. Mais ce n’est qu’une suggestion. A mon sens, les seuls que l’on doit lire dans l’ordre, c’est Fêlures et 18.01.16, mais uniquement parce que Fêlures est bien plus ancien et que le style s’en ressent un peu.
(et bien entendu, il vaut mieux lire dans l’ordre les séries XD Que ce soit les romans comme TOWN ou Le Cercle, mais aussi les nouvelles (comme la trilogie de L’attrape-rêves ou les Nouvelles de Town) (mais tout est précisé sur la fiche de chaque nouvelle, dans le menu ‘Lecture en ligne‘ ci-dessus).

Pour en savoir plus :

À propos de mes personnages

* Comment s’est passée ta rencontre avec Oxyde, qui semble un personnage éminemment central pour toi ?
Ce sujet fera l’objet d’un billet plus tard, puisque je comptais raconter la genèse d’Oracles, comme je l’ai fait pour Tueurs d’anges et Elisabeta (je m’en occuperai un peu avant la parution du livre). Mais on peut résumer ainsi : au départ, Oxyde était une incarnation du Diable (rien que ça) que je voulais mettre en scène dans une nouvelle, et en fin de compte, il est devenu totalement autre chose, se changeant en tatoueur magicien comme on le voit dans la nouvelle Souvenirs d’encre. Mais forcément, les choses m’ont un peu échappée et Oxyde a très vite pris toute la place (et j’ai encore du mal à comprendre comment ça a pu se produire). Comme je travaillais sur Tueurs d’anges à l’époque, j’ai eu l’idée assez saugrenue de l’y inclure, ce qui a donné Oracles (qui devait être un livre indépendant).

Spoiler Tueurs d’anges  : c’est à ce moment-là que j’ai décidé de lier Oxyde à Élias (vous verrez comment dans Oracles), et c’est ce qui m’a permis d’imaginer toute son histoire.

(suite…)

Fun facts (1)

Quelques petites anecdotes à propos de mes histoires… sans spoiler !

 

Le Rêve du Prunellier / Fêlures / 18.01.16

  • La corneille qui vient recueillir l’âme du vieil homme dans Poe est une Ombre qui se balade dans notre monde (ce qui ne peut pas arriver, j’ai fait une erreur d’aiguillage à l’époque, mais je n’avais pas encore trouvé tous les liens entre mes histoires).
  • La ville décrite dans Échos du froid est la même que celle d’Amélia des Tours (et Layla des Tours, aussi), mais pas à la même époque.
  • La toute première version de Pluie & rouille (autrefois Un goût de pluie et de rouille) a été écrite en 2004, c’est le premier texte que j’ai terminé.
  • J’ai écrit Souvenirs d’encre après mon dernier tatouage, et la nouvelle est à l’origine de mon personnage Oxyde (du coup, mon tatoueur est littéralement à l’origine de la série TOWN. Je prépare un article sur la genèse d’Oracles, on en reparlera à ce moment-là).
  • J’ai écrit Burn the Witch après avoir vu un reportage sur les SDF de la Défense.
  • Côme est carrément inspiré du Mérovingien de Matrix. Il aurait dû être un ‘méchant‘, à la base.
  • Selim dans Une grande nouvelle est inspiré de Miles Straum dans Lost. Son prénom est à l’envers.
  • On trouve le Chat dans tous mes livres (sauf Fêlures et 18.01.16). Mon chéri aussi met le Chat dans ses projets, un jour on vous fera une rétrospective.

 

L’attrape-rêves

  • Le personnage de Lili a été créé pour une sorte de projet littéraire que je n’ai jamais poursuivi, un blog dans lequel une jeune femme raconte ses rêves.
  • Lili est mon souffre-douleur. Tous les trucs qui ne vont pas chez moi, elle les a.
  • La première apparition de Lili se fait dans la première version du roman L’Épine Noire. La scène avec le vieil homme de La balade des marcheurs de rêves vient de là.
  • L’échelle de L’attrape-rêves est un symbole personnel, qui représente l’automutilation (quelque chose que j’ai vécu, je vous en parlerai peut-être un jour).
  • La Boussole et le lycée Lapérouse existent vraiment, tout comme la scène qui montre les élèves faire leurs devoirs a vraiment eu lieu.
  • Kakyō de La balade de marcheurs de rêves est un clin d’œil à mon personnage préféré du manga X de Clamp.
  • Phil / Filius est inspiré physiquement par mon chéri.
  • On ne reverra pas Lyra avant un bout de temps.
  • J’ai incarné quatre de mes personnages en photo. Lili, Francesca et Jéromine, c’était pour illustrer des couvertures de nouvelles et de livres, et Giovanna, c’était un peu par hasard. Physiquement, je corresponds plus à Lili.

 

(suite…)

La genèse d’Elisabeta

La dernière fois, je vous ai parlé de la genèse de Tueurs d’anges. Aujourd’hui, c’est au tour d’Elisabeta, à l’occasion de la sortie officielle du livre et de sa nomination aux Wattys 2017, grand concours organisé sur Wattpad ! Ce billet est garanti sans spoiler…

Un petit mot vite fait à ce propos : le livre papier est toujours disponible sur ma boutique, l’est aussi sur le site de Lulu, et le sera bientôt sur Amazon (ça prend quelques jours). En ce qui concerne les précommandes numériques, vous devriez pouvoir télécharger votre livre dès aujourd’hui (et en cas de soucis, contactez-moi !).

Pour la publication sur Wattpad, maintenant que le livre est disponible, on va reprendre la publication habituelle, à savoir un chapitre le mercredi et un le samedi (et on reprend aujourd’hui, même si c’est pas le jour). C’est toujours par ici.

Et histoire de finir, si vous l’avez déjà lu, n’oubliez pas d’ajouter un commentaire sur Amazon ! Ça lui permettra de monter un peu dans le classement, et de se faire connaître… Merci !

Ceci étant dit, revenons à nos moutons…

J’avais pensé dans un premier temps vous parler d’Oracles (la préquelle de Tueurs d’anges) mais ce texte ne sera publié que l’année prochaine, j’ai donc le temps de peaufiner ce futur billet (c’est qu’il y en a, des choses à dire sur Oracles !). Du coup, la question : comment en arrive-t-on à écrire une brique comme Elisabeta alors qu’on n’est pas fan de vampires à la base ?

Parce que l’idée, c’est bien ça : je n’aime pas particulièrement les vampires. Pas que je les déteste, mais ce n’est pas une créature qui a ma préférence, je n’y connais pas grand-chose et je suis loin d’être une spécialiste. Ça reste malgré tout l’un des thèmes que j’ai le plus lu car on est en plein dans le fantastique et le fantastique, c’est ce que je préfère. D’ailleurs, l’un de mes romans favoris est Âmes perdues de Poppy Z. Brite… et je serais bien incapable de vous dire s’il m’a inspirée ou pas.

J’ai eu la bonne idée de me dire un jour, en pleine folie Twilight, que ça pourrait être sympa d’écrire un roman qui parlerait de vampires. Un défi, en somme, pour voir comment je traiterais le sujet.

Dissidenti

le manuscrit de Dissidenti

Au fond, le manuscrit de Dissidenti

Je l’ai écrit en 2012 : il s’agissait d’un roman très court (200 000 signes) intitulé Dissidenti, le premier roman que je terminais. Dissidenti était… nul à chier. Une fin approximative, une intrigue bateau, un milieu absent, une plume, mon dieu, une plume… absolument naze. Je n’ai jamais osé le relire pour de vrai depuis. Mais je l’ai gardé, parce que c’était le premier. Il y avait peut-être matière à le retravailler.

Ma vision des vampires a toujours été la suivante : une société très ancienne qui vit parmi nous, cachée, fondue dans les moindres strates de notre monde, pleine de rituels, et forcément archaïque et aliénée par ses propres lois. Pas la version ‘biologique‘ du truc (du genre le vampirisme est un virus, une maladie qui se transmet, comme dans The Strain), mais la version ‘magique‘, ésotérique. En ce sens, la série des films Underworld m’a toujours beaucoup plu (j’adore le 3e épisode)  (et Rhona Mitra) (et Michael Sheen) pour son organisation millénaire (faire régner alternativement Viktor, Amélia et Markus était une idée de génie vraiment pas assez exploitée).

Dans le même temps, j’ai toujours pensé que si une société magique, immortelle et surtout ‘maléfique‘ comme celle des vampires existait, l’Église ne pourrait pas s’empêcher d’y mettre son nez. Je voulais mêler le religieux à ma société vampire, jusqu’à ses fondations. Et dans ma tête, qui dit Église dit Rome, et qui dit Rome dit Italie. Mes vampires, pour la plupart, devaient forcément être des Italiens. Un possible hommage à mes lointaines racines italiennes, aussi… Alors que je n’y ai jamais mis les pieds !

Bref, partant de ça, j’ai imaginé une loi archaïque et injuste, celles des Gemelli  : des mortels (issus de familles à leur service) qui deviendraient la source de sang exclusive de vampires dans le seul but de refréner leurs pulsions meurtrières. Le mortel vit chez le vampire, ce dernier se nourrit exclusivement de lui et en échange, il lui offre un toit et une vie agréable et sans (trop de) contraintes. L’héroïne de Dissidenti s’appelait Giovanna, elle découvre à la fois l’existence des vampires et son obligation future de devenir Gemella, qu’elle accepte uniquement pour éviter à sa sœur de prendre sa place. Giovanna se rend donc chez Luciano*, son Gemello, qu’elle apprend à connaître au fil des mois… Mais tout bascule un jour quand un vampire l’agresse et lui donne de force l’immortalité. Et comme les plus anciens immortels exécutent tous ceux qui deviennent éternels sans leur autorisation… Elle doit donc faire attention à ses fesses.

Malgré la faiblesse du texte et de son intrigue, j’étais assez convaincue à l’époque qu’il y avait quelque chose de sympa à faire avec. C’est pour cette raison que je l’ai conservé sur mon ordinateur avec la promesse de le reprendre un jour. Je ne pensais pas que je le ferais aussi tôt !

* Petite note : Luciano est aussi un personnage de Notre-Dame de la mer et ça n’a strictement aucun rapport. J’avais juste oublié que j’utilisais ce prénom dans un autre texte… Par contre, le nom de famille de Luciano le vampire est le même qu’un autre personnage de mes romans (et de mes nouvelles), ce n’est pas par hasard car ils font partie de la même famille (mais qui est-ce ?).

(suite…)