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Création d’univers

Articles de fond présentant en détail la création de mes histoires, ou bien abordant le Grand Projet. Peut contenir des spoilers (qui seront toujours indiqués).

Fun facts (1)

Quelques petites anecdotes à propos de mes histoires… sans spoiler !

 

Le Rêve du Prunellier / Fêlures / 18.01.16

  • La corneille qui vient recueillir l’âme du vieil homme dans Poe est une Ombre qui se balade dans notre monde (ce qui ne peut pas arriver, j’ai fait une erreur d’aiguillage à l’époque, mais je n’avais pas encore trouvé tous les liens entre mes histoires).
  • La ville décrite dans Échos du froid est la même que celle d’Amélia des Tours (et Layla des Tours, aussi), mais pas à la même époque.
  • La toute première version de Pluie & rouille (autrefois Un goût de pluie et de rouille) a été écrite en 2004, c’est le premier texte que j’ai terminé.
  • J’ai écrit Souvenirs d’encre après mon dernier tatouage, et la nouvelle est à l’origine de mon personnage Oxyde (du coup, mon tatoueur est littéralement à l’origine de la série TOWN. Je prépare un article sur la genèse d’Oracles, on en reparlera à ce moment-là).
  • J’ai écrit Burn the Witch après avoir vu un reportage sur les SDF de la Défense.
  • Côme est carrément inspiré du Mérovingien de Matrix. Il aurait dû être un ‘méchant‘, à la base.
  • Selim dans Une grande nouvelle est inspiré de Miles Straum dans Lost. Son prénom est à l’envers.
  • On trouve le Chat dans tous mes livres (sauf Fêlures et 18.01.16). Mon chéri aussi met le Chat dans ses projets, un jour on vous fera une rétrospective.

 

L’attrape-rêves

  • Le personnage de Lili a été créé pour une sorte de projet littéraire que je n’ai jamais poursuivi, un blog dans lequel une jeune femme raconte ses rêves.
  • Lili est mon souffre-douleur. Tous les trucs qui ne vont pas chez moi, elle les a.
  • La première apparition de Lili se fait dans la première version du roman L’Épine Noire. La scène avec le vieil homme de La balade des marcheurs de rêves vient de là.
  • L’échelle de L’attrape-rêves est un symbole personnel, qui représente l’automutilation (quelque chose que j’ai vécu, je vous en parlerai peut-être un jour).
  • La Boussole et le lycée Lapérouse existent vraiment, tout comme la scène qui montre les élèves faire leurs devoirs a vraiment eu lieu.
  • Kakyō de La balade de marcheurs de rêves est un clin d’œil à mon personnage préféré du manga X de Clamp.
  • Phil / Filius est inspiré physiquement par mon chéri.
  • On ne reverra pas Lyra avant un bout de temps.
  • J’ai incarné quatre de mes personnages en photo. Lili, Francesca et Jéromine, c’était pour illustrer des couvertures de nouvelles et de livres, et Giovanna, c’était un peu par hasard. Physiquement, je corresponds plus à Lili.

 

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La genèse d’Elisabeta

La dernière fois, je vous ai parlé de la genèse de Tueurs d’anges. Aujourd’hui, c’est au tour d’Elisabeta, à l’occasion de la sortie officielle du livre et de sa nomination aux Wattys 2017, grand concours organisé sur Wattpad ! Ce billet est garanti sans spoiler…

Un petit mot vite fait à ce propos : le livre papier est toujours disponible sur ma boutique, l’est aussi sur le site de Lulu, et le sera bientôt sur Amazon (ça prend quelques jours). En ce qui concerne les précommandes numériques, vous devriez pouvoir télécharger votre livre dès aujourd’hui (et en cas de soucis, contactez-moi !).

Pour la publication sur Wattpad, maintenant que le livre est disponible, on va reprendre la publication habituelle, à savoir un chapitre le mercredi et un le samedi (et on reprend aujourd’hui, même si c’est pas le jour). C’est toujours par ici.

Et histoire de finir, si vous l’avez déjà lu, n’oubliez pas d’ajouter un commentaire sur Amazon ! Ça lui permettra de monter un peu dans le classement, et de se faire connaître… Merci !

Ceci étant dit, revenons à nos moutons…

J’avais pensé dans un premier temps vous parler d’Oracles (la préquelle de Tueurs d’anges) mais ce texte ne sera publié que l’année prochaine, j’ai donc le temps de peaufiner ce futur billet (c’est qu’il y en a, des choses à dire sur Oracles !). Du coup, la question : comment en arrive-t-on à écrire une brique comme Elisabeta alors qu’on n’est pas fan de vampires à la base ?

Parce que l’idée, c’est bien ça : je n’aime pas particulièrement les vampires. Pas que je les déteste, mais ce n’est pas une créature qui a ma préférence, je n’y connais pas grand-chose et je suis loin d’être une spécialiste. Ça reste malgré tout l’un des thèmes que j’ai le plus lu car on est en plein dans le fantastique et le fantastique, c’est ce que je préfère. D’ailleurs, l’un de mes romans favoris est Âmes perdues de Poppy Z. Brite… et je serais bien incapable de vous dire s’il m’a inspirée ou pas.

J’ai eu la bonne idée de me dire un jour, en pleine folie Twilight, que ça pourrait être sympa d’écrire un roman qui parlerait de vampires. Un défi, en somme, pour voir comment je traiterais le sujet.

Dissidenti

le manuscrit de Dissidenti

Au fond, le manuscrit de Dissidenti

Je l’ai écrit en 2012 : il s’agissait d’un roman très court (200 000 signes) intitulé Dissidenti, le premier roman que je terminais. Dissidenti était… nul à chier. Une fin approximative, une intrigue bateau, un milieu absent, une plume, mon dieu, une plume… absolument naze. Je n’ai jamais osé le relire pour de vrai depuis. Mais je l’ai gardé, parce que c’était le premier. Il y avait peut-être matière à le retravailler.

Ma vision des vampires a toujours été la suivante : une société très ancienne qui vit parmi nous, cachée, fondue dans les moindres strates de notre monde, pleine de rituels, et forcément archaïque et aliénée par ses propres lois. Pas la version ‘biologique‘ du truc (du genre le vampirisme est un virus, une maladie qui se transmet, comme dans The Strain), mais la version ‘magique‘, ésotérique. En ce sens, la série des films Underworld m’a toujours beaucoup plu (j’adore le 3e épisode)  (et Rhona Mitra) (et Michael Sheen) pour son organisation millénaire (faire régner alternativement Viktor, Amélia et Markus était une idée de génie vraiment pas assez exploitée).

Dans le même temps, j’ai toujours pensé que si une société magique, immortelle et surtout ‘maléfique‘ comme celle des vampires existait, l’Église ne pourrait pas s’empêcher d’y mettre son nez. Je voulais mêler le religieux à ma société vampire, jusqu’à ses fondations. Et dans ma tête, qui dit Église dit Rome, et qui dit Rome dit Italie. Mes vampires, pour la plupart, devaient forcément être des Italiens. Un possible hommage à mes lointaines racines italiennes, aussi… Alors que je n’y ai jamais mis les pieds !

Bref, partant de ça, j’ai imaginé une loi archaïque et injuste, celles des Gemelli : des mortels (issus de familles à leur service) qui deviendraient la source de sang exclusive de vampires dans le seul but de refréner leurs pulsions meurtrières. Le mortel vit chez le vampire, ce dernier se nourrit exclusivement de lui et en échange, il lui offre un toit et une vie agréable et sans (trop de) contraintes. L’héroïne de Dissidenti s’appelait Giovanna, elle découvre à la fois l’existence des vampires et son obligation future de devenir Gemella, qu’elle accepte uniquement pour éviter à sa sœur de prendre sa place. Giovanna se rend donc chez Luciano*, son Gemello, qu’elle apprend à connaître au fil des mois… Mais tout bascule un jour quand un vampire l’agresse et lui donne de force l’immortalité. Et comme les plus anciens immortels exécutent tous ceux qui deviennent éternels sans leur autorisation… Elle doit donc faire attention à ses fesses.

Malgré la faiblesse du texte et de son intrigue, j’étais assez convaincue à l’époque qu’il y avait quelque chose de sympa à faire avec. C’est pour cette raison que je l’ai conservé sur mon ordinateur avec la promesse de le reprendre un jour. Je ne pensais pas que je le ferais aussi tôt !

* Petite note : Luciano est aussi un personnage de Notre-Dame de la mer et ça n’a strictement aucun rapport. J’avais juste oublié que j’utilisais ce prénom dans un autre texte… Par contre, le nom de famille de Luciano le vampire est le même qu’un autre personnage de mes romans (et de mes nouvelles), ce n’est pas par hasard car ils font partie de la même famille (mais qui est-ce ?).

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Chronologies et univers : comment y voir clair

J’ai reçu une remarque un jour, à laquelle je n’avais pas pensé : l’on peut se perdre assez rapidement si l’on ne connaît pas mes univers et mes histoires. Du coup, histoire de laisser une trace de tout ça, voici quelques explications…

Au début

Mon carnet contenant le Plan de l'OnirographeJ’ai longtemps coupé mon boulot en deux : la partie fantasy d’un côté, la partie fantastique de l’autre. Ce qui signifie que tout ce qui se trouvait à l’intérieur de ces parties était relié ; tous mes textes de fantastique se déroulaient dans notre monde sur une même chronologie, les autres mondes sur une autre chronologie. Simple.

En revanche, les deux parties fantasy & fantastique me paraissaient irréconciliables. Difficile d’imaginer comment lier des mondes imaginaires au nôtre… jusqu’à ce qu’une illumination divine me vienne. Je tenais l’Idée avec un grand i, le truc qui relierait tout. Idée que je ne vais pas vous raconter, il vous faudra la découvrir le moment venu… Ce qui est certain, c’est que tout se tient sur une même timeline, un même multivers dont chaque monde est relié à son voisin. J’appelle ça pompeusement le Plan de l’Onirographe. Ou le Grand Projet.

Les univers

Histoire de garder un semblant d’ordre dans tout ce bazar (ce qui n’est pas facile), des univers se sont naturellement constitués, rassemblant les différents textes selon leurs points communs : un monde, donc, ou une époque, ou une civilisation, ou un personnage… Ce découpage naturel permet de savoir où on met les pieds et de se situer quelque peu sur la timeline. Vous verrez que le premier événement principal de cette chronologie est l’Apocalypse (il y en a deux autres, mais je n’en ai pas encore parlé pour le moment).

J’ai rédigé une page, Le Grand Projet, sur laquelle je détaille les différents univers, leur résumé et les textes qui leur correspondent.

  • TOWN est la partie qui se déroule dans notre monde avant, pendant et après l’Apocalypse, sous la forme d’une quadrilogie de romans. Ses personnages principaux sont les clairvoyants Élias et Oxyde.
  • L’attrape-rêves est la partie qui se concentre sur le personnage de Lili, une marcheuse de rêves de notre monde. Elle vit l’Apocalypse elle aussi.
  • Le Cercle raconte l’histoire du Cercle, donc, une société vampirique qui vit parmi nous depuis toujours.
  • Le Prunellier se rapporte à la partie purement fantasy de l’ensemble. Des marcheurs de rêves de plusieurs mondes différents se réunissent afin de découvrir d’autres civilisations.
  • Atlacoaya, pour finir, est un projet un peu à part sur lequel je n’ai que peu travaillé, une autre partie fantasy dont le lien avec le reste peut paraître obscur, mais cela viendra plus tard.

 

Il existe tout plein d’autres textes qui n’entrent pas dans ces cycles mais ils sont reliés malgré tout, parfois par un lien ténu, ou juste un personnage, ou une situation… (pour celles & ceux qui connaissent, sachez par exemple que Notre-Dame de la mer est relié à Oracles… Vous verrez !).

Il est aussi possible que d’autres cycles naissent plus tard, selon le feeling du moment.

Comme pour le Marvel Cinematic Universe, ceci constitue la Phase 1 de ma timeline. C’est-à-dire que tout se lit plus ou moins indépendamment, dans l’ordre que l’on veut : vous pouvez lire le roman Elisabeta  avant ou après la quadrilogie TOWN, avant ou après le roman Onirophrénie, avant ou après L’Épine Noire, etc. Les textes se complètent et proposent souvent une autre lecture des événements, ou bien offrent des explications sur tel ou tel truc, ou bien juste des clins d’œil.

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La genèse de Tueurs d’anges

Dans mon dernier article, je proposais de parler un peu plus longuement de mes bafouilles mais sans trop savoir quoi dire. L’on m’a alors suggéré de parler des thèmes que j’aborde et de l’historique de certains personnages. Du coup, j’ai décidé de faire les deux en même temps et de vous parler, par ce biais, de Tueurs d’anges un peu plus en détail.

Pour rappel : TOWN est le nom de la quadrilogie post-apo et fantastique que je publierai en 2018, dont les trois titres sont : Tueurs d’anges, Oracles et  Passeurs.

C’est parti pour un petit voyage dans le temps…

Au commencement, il y a…

2001, MC Solaar, grand poète de mon cœur, sort Solaar pleure et c’est un peu une révélation. J’ai passé mon enfance à kiffer Bouge de là et Caroline et cette espèce de tournant mystique dans Solaar pleure m’a beaucoup plu. Aujourd’hui encore, je connais la chanson par cœur (héhé, ouais) et j’aime toujours autant le clip.

En même temps, je suis avec assiduité la parution du manga Angel Sanctuary de Kaori Yuki, l’une de mes séries préférées. J’ai énormément d’admiration pour Yuki et pour cette énorme fresque angélique qui m’a appris non seulement à affiner mon trait (c’était l’époque où j’apprenais à dessiner, je le faisais avec des mangas), mais qui m’a aussi donné une leçon sur la création d’une histoire : tu fais ce que tu veux. Tu veux traiter des anges et des démons, et faire intervenir Dieu ? Fais-le. Tu veux changer le genre, l’apparence et l’incarnation de tes personnages ? Fais-le. Possiblement ma Première Règle, à suivre à toutes les étapes de l’écriture : just do it.

En même temps, j’étais en classe de première et dans mon lycée, nous avions un cours d’initiation à la philo. Deux heures par semaine avec un prof horrible qui traînait une réputation d’obsédé et qui nous parlait d’amour (c’était le thème). Le livre de référence de cette année-là, c’était Le Banquet de Platon. En fait, j’adorais ces deux heures parce que je passais mon temps à discuter avec les copains mais aussi parce que le livre traitait, via le discours d’Aristophane, de la créature androgyne, celle que Zeus a séparé en deux et qui passent leur vie à chercher de se retrouver. La même chose qu’Adam et Lilith… À l’époque, Lilith, c’était comme ça qu’on m’appelait (ouais, le nom du Chat qui avait peur des ombres ne vient pas de nulle part). Je m’étais donc passionnée pour Le Banquet pour cette raison. Pourtant, avec le temps, c’est bien la figure de l’androgyne séparé en deux qui est restée dans mes histoires ; la gémellité, les âmes sœurs séparées qui ne se retrouvent jamais… Le thème de Fêlures, et sans doute le thème de l’intégralité de mes histoires (qui sont toutes reliées, je le rappelle).

Bref, vous secouez tout ça, et vous avez un début d’histoire.

Anciennes versions écrites dans des cahiers & dossiers regroupant d’autres versions, ainsi que des notes et des chronologies + Le Banquet

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L’emblème des Voyageurs

Un petit billet hors-sujet pour aujourd’hui, parce que j’ai reçu un petit trésor que j’attendais depuis longtemps… Mon pendentif onirographe !

Mon logonirographe, c’est un peu plus qu’un logo (exécuté par mon chéri), c’est un élément important de mes histoires : dans L’Épine Noire (projet de roman reprenant Le Rêve du Prunellier), il s’agit du nom que l’on donne à l’appareil inventé par le maître Isarius de Mahéra. L’invention a été bien trop tôt présentée au public à cause de l’excès de zèle de Pietr, l’assistant aux dents longues d’Isarius, et le nom retenu n’aurait jamais dû être celui-ci. Car l’onirographe, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas un gadget pour riches qui leur permet de « dessiner des rêves » comme ils le souhaitent ; en réalité, l’invention d’Isarius permet à ceux qui possèdent le vrai don des rêves d’utiliser leur pouvoir sans avoir à dormir et sans laisser leur corps physique derrière eux.

L’emblème a mis longtemps avant de trouver sa forme définitive (qui n’est pas celle du pendentif, vous verrez plus bas). Au départ, j’ai voulu créer l’appareil en question en m’inspirant des astrolabes, des montres et des boussoles. J’ai bidouillé quelques trucs sur Photoshop pour arriver à un compromis qui me plaisait plutôt (ce qui est drôle, c’est que je bidouillais ce truc en regardant Forever quand ça passait sur TF1. Du coup, à chaque fois que je travaille avec mon logo, je pense à Ioan Gruffudd (ce qui n’est pas forcément désagréable, vous en conviendrez)).

Ligne du haut : l’appareil tel que je l’imaginais dans sa version dessinée, puis la version au trait.
Ligne du bas : le premier logo réalisé à partir des dessins du dessus, qui a été présent sur le site pendant quelques années. Enfin, la version définitive et jolie faite par mon chéri.

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