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#BiWeek : représentation & discriminations (petites réflexions d’une autrice un peu paumée)

Bon, alors voilà. Je mets de côté la préparation de la boutique et profite de la #BiWeek (journée & semaine consacrées à la bisexualité) pour vous faire part de plusieurs réflexions et problématiques qui me travaillent depuis un moment, à propos de la visibilité et de la caractérisation de personnages dits ‘diversifiés’ (personnages lgbt, racisés, transgenre, etc), dans la SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique. Si vous n’avez pas l’habitude des littératures de l’imaginaire, ne vous inquiétez pas, ça ne mord pas).

Je préviens tout de suite, ça risque de fuser dans tous les sens car mes réflexions ne sont pas forcément ordonnées. Ah, et le plus important, ces réflexions sont les miennes, cela ne signifie pas que tous les écrivain.e.s se posent ces questions. Cela ne signifie pas non plus que tous les écrivain.e.s DOIVENT se poser ces questions : l’écriture est un art complexe qui ne possède pas de mode d’emploi ou de réponses toutes faites, et qui, pour beaucoup, relève de la viscéralité (LibreOffice a l’air de me dire que ce mot n’existe pas, je l’emmerde).

Donc.

Quand on écrit, on réalise très vite que beaucoup de choses ‘nous viennent comme ça‘. C’est-à-dire qu’un personnage peut débouler sans crier gare, et il se présente à nous avec son package de base, à savoir son nom, son physique, son look, sa personnalité, son histoire… Ce n’est pas le cas de tous les personnages, car pour certains, il faut batailler afin de lui donner son background, ou un nom (c’est important, les noms), ou même un physique, parce que ce personnage ‘sert‘ à quelque chose, possède une action bien précise dans l’intrigue et du coup, il faut travailler autour.

Et parfois, donc, des persos déboulent et sont prêts à l’emploi. Clef en main, il n’y a plus qu’à. C’est ainsi que je me retrouve avec des héroïnes bisexuelles (Ana dans Tueurs d’anges, Saraï dans Elisabeta) et des héros noirs (Élias et Oxyde dans Tueurs d’anges/Oracles/Passeurs). Ces personnages-là, qui sont les personnages principaux des romans sus-cités, sont ‘venus comme ça‘. Ils se sont imposés avec leurs caractéristiques. Impossible de passer outre le fait qu’Élias soit un Béninois, par exemple. C’est comme ça. Alors je sais, vous allez me dire, c’est facile de dire ‘c’est comme ça’ pour se dédouaner de tout, mais vous allez voir que je ne me dédouane de rien.

Commençons par Ana, puisque comme dit plus haut, c’est la #BiWeek. Ana fait partie des protagonistes de Tueurs d’anges, qui est un roman pré-per-post-apo (j’ai jamais pu me décider) dans lequel des anges descendent du ciel pendant l’apocalypse (qui dure 600 jours) et dézinguent les humains encore vivants. Pour situer le personnage, Ana est une casse-couilles désabusée et lâche, qui n’a qu’une seule idée en tête, se tirer loin pour tenter d’échapper à la fois aux anges et aux mortels survivants en qui elle n’a pas confiance, bref, une héroïne bien à mon image, quoi. Et donc, Ana est bisexuelle.

Aparté : les littératures de l’imaginaire ont ceci d’intéressant qu’elles peuvent (et doivent, pour certains) traiter des questions de société alors même qu’il s’agit d’imaginaire. On dit par exemple que la SF interroge le futur (et là je vous résume le bousin de façon violente et honteuse parce que je n’ai pas le temps de vous faire une thèse sur le sujet). Dans mon cas, j’écris du fantastique quasi-exclusivement : le fantastique, c’est l’irruption de la magie et du surnaturel dans notre monde, magie que nous ne pouvons pas (forcément) expliquer (re-résumé violent et honteux). J’aime le fantastique pour diverses raisons, et je l’utilise pour poser les questions qui m’assaillent. En faisant ça, je considère que je dois prendre en compte le contexte, c’est-à-dire ce qui fait la spécificité du genre : le monde réel. Notre monde. Et par extension, tout ce qui déconne chez nous : patriarcat, racisme, homophobie, transphobie, mais aussi négligence à l’égard de notre éco-système, capitalisme, libéralisme, etc.

C’est là que je pointe ce que je disais plus haut : je parle pour moi. C’est la mission et la contrainte que JE m’impose. Si je veux être cohérente avec moi-même, en tant que féministe et détestant toutes les discriminations, je dois utiliser mes mots et mes histoires pour non pas résoudre ces maux de la société (parce que ce serait bien présomptueux), mais bien pour au moins poser une problématique. Et aussi parce que je ne peux pas raconter une histoire qui se passe dans notre monde sans me demander si je le fais correctement, en pensant les implications de telle ou telle situation, qu’elle soit de l’ordre du genre, de la sexualité, ou de la couleur de la peau.

Voilà, ceci étant posé, je reprends (gniiiii, ça commence déjà à partir dans tous les sens). Dans Tueurs d’anges, donc, Ana est bisexuelle parce qu’elle m’est venue comme ça. J’écris toujours mes histoires avec un plan (une histoire ne peut commencer que parce qu’elle a une fin, et pour qu’elle ait un début et une fin, elle doit avoir un milieu, ça c’est mon mantra). Mais ce plan ne décrit l’histoire que dans les grandes lignes et il y a toujours moyen de couper des bouts, d’en rajouter. Surtout, ce plan ne dicte pas aux personnages ce qu’ils sont.

En découvrant qu’Ana était bisexuelle, j’ai dû le prendre en compte et tordre l’histoire pour intégrer cette donnée, et faire en sorte que cette donnée ait un impact. Ce qui se traduit par des relations avec d’autres personnages (je ne vous dis pas lesquels). Comme Tueurs d’anges n’est pas une romance, les relations sexuelles et/ou amoureuses ne sont pas la finalité de l’histoire ; elles sont, dans ma façon de travailler, une façon de donner matière à des personnages. C’est à la fois important et pas du tout qu’Ana soit bisexuelle. Et surtout, ici, ce n’est pas le propos de Tueurs d’anges, ce n’est pas ce que cette histoire raconte, ou met en avant, ou promeut. Pour autant, ça ne veut pas dire que cette donnée est inutile : elle fait partie du personnage, point barre. Toute la question est : comment puis-je le représenter de façon correcte ? Comment caractériser Ana en tant qu’héroïne, qui serait à la fois une survivante, une nana paumée dans un monde détruit, qui a peur de mourir, et qui est bisexuelle ?

Aparté bis : Quand on n’a pas entamé de travail de déconstruction, on ne se rend pas compte que les propos que l’on peut avoir sont racistes, ou sexistes, etc. Par exemple, nous ne nous pensons pas racistes, mais en tant que blanc.he.s, nous ne nous rendons pas forcément compte de notre statut privilégié dans notre société par rapport aux personnes non-blanches. Nous ne pensons pas à mal en employant tel ou tel mot, telle ou telle expression, en décrivant un personnage non-blanc à notre façon, mais il arrive que ce mot, cette expression ou cette description soit malheureuse et nous faisons ainsi plus de mal que de bien. Ce sont des choses qui arrivent, et au lieu de nous draper dans notre dignité en ouvrant sa gueule et en râlant ‘vous ne comprenez pas, je suis un artiste, moi, madame’, nous devrions juste la fermer et nous excuser. Et chercher à comprendre pourquoi on a merdé (Enjoy Phénix l’a fait et elle n’en est pas morte). Personne n’est à l’abri d’une telle maladresse, parce que tout le monde n’est pas sensibilisé à ça.

Dernièrement, il y a eu une discussion entre auteur.e.s SFFF francophones à ce sujet (malheureusement je suis bien incapable de vous retrouver ça) (c’était initié par Neil Jomunsi je crois, il y avait aussi un article d’Audrey Alwett sur les représentations sexistes involontaires, les commentaires étaient intéressants (et nombreux)). Ce qui en est ressorti, et le constat était triste, c’est qu’un certain nombre d’auteur.e.s ne veulent pas se risquer à raconter des histoires avec un héros non-blanc par exemple, ou à parler du racisme, parce que ces auteur.e.s sont blanc.he.s et qu’ils ne se sentent pas ‘légitimes’ à en parler. D’autres, au contraire, ont commencé de nouveaux textes avec des héros & héroïnes ‘différent.e.s’, c’est-à-dire autrement que ‘cisgenre hétéro blanc’. Et c’est cool.

Revenons à Ana. Je ne sais pas quels mots je peux employer, et ceux que je dois bannir car insultants. Je ne sais pas si je dois dire tout de suite qu’elle est bisexuelle, ou attendre la première relation qui serait relatée dans le texte, ou l’autre relation avec la personne de l’autre genre. Ou bien ne rien dire du tout parce que si Ana sort avec une fille en premier, et avec un garçon ensuite, on comprend. Mais justement, on comprend quoi ? Qu’elle est bisexuelle ? Qu’elle a eu une aventure avec une meuf parce que ‘les filles sont toutes bisexuelles par défaut‘ (sais plus où j’ai lu ça) ? Qu’elle a ensuite une relation avec un mec et que du coup, elle ‘rentre dans le droit chemin‘ (de la sainte hétéronormativité) ? Non, Ana ne rentre pas dans le droit chemin. Elle est même plutôt branchée filles mais, parce que c’est la fin du monde, qu’elle se sent seule, que ça ne se passe pas bien avec sa première chérie (putaaaaaain éviter les spoilers c’est dur), elle finit avec un mec. Parce que ce mec lui ressemble, il est aussi chiant et retors qu’elle. C’est tout, et cette relation-ci en particulier ne définit pas Ana. Ce sont toutes ses relations qui définissent Ana, et permettent aux lecteurices de découvrir qui elle est, mais par rapport aux personnes qu’elle a en face d’elle dans son lit et pas parce que ce sont un coup une femme et un coup un homme.

Dans ma tête, vous voyez, c’est très clair. Mais je ne suis pas à la place de mes lecteurices et je ne sais pas comment iels comprennent le truc. Surtout, j’ai réalisé que j’ai fait une erreur grâce à la #BiWeek, et c’est en ça que ce genre d’initiative mondiale est important : je n’ai, pas une seule fois, employé le mot ‘bisexuelle’ dans mon roman. En lisant ce thread sur Twitter, j’ai découvert qu’on faisait une ola quand le mot est prononcé dans une série ou dans un film. Ça semble anecdotique mais lisez tout le thread et vous verrez que la représentation des bi/pan est soit inexistante soit mal foutue. Et je ne veux pas que ce soit mal foutu dans mon roman. Je ne veux pas commettre l’écueil de mal représenter mon personnage, je veux le faire dans le respect des personnes bisexuelles qui souffrent de la mauvaise image que leur renvoie la société, ou de leur non-représentation (et pas seulement parce que je pourrais me retrouver parmi ces personnes).

Voilà en ce qui concerne Ana. Je pourrais vous parler de Saraï (pour qui la problématique est légèrement différente puisque le roman a pour contexte le foutage de coups de pied dans une société vampirique très patriarcale), mais contrairement à Tueurs d’anges qui a déjà été publié sur Wattpad (et qui va bientôt y retourner, donc vous pourrez le découvrir dans pas trop longtemps si cela vous intéresse), Elisabeta est toujours au stade du brouillon et je le destine à l’édition classique. Et je ne veux pas vous spoiler.

Après, je suis loin d’avoir la réponse à tout. Si je me sens à peu près au point pour les questions de féminisme, je suis loin de tout comprendre et tout savoir quant aux personnes LGBT, et encore moins les personnes racisées.

Parce que ces problématiques existent pour les personnes non-blanches, et cela me donne la sensation de marcher encore un peu plus sur des œufs (attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : la pression et l’envie de bien faire, c’est moi qui me les inflige). Car dans la famille ‘Coucou je suis un personnage relou, je déboule dans ton histoire et tu vas devoir faire avec‘, je vous présente Élias et Oxyde.

Élias est un des héros de Tueurs d’anges, aux côtés d’Ana, et Oxyde, lui, est le héros (et mon chouchou de moi que j’aime) d’un roman en deux parties qui porte son nom (Oxyde 1 – Oracles et 2 – Passeurs). À noter que ces trois romans font partie de la même trilogie, donc on est dans le même univers pré-per-post-apo. Oxyde, d’ailleurs, est le jumeau astral d’Élias. Ce sont tous les deux des clairvoyants aux origines béninoises, avec des histoires différentes : Élias a été adopté par un riche couple de Français, et Oxyde a dû se démerder tout seul dans une cité quand sa mère est morte.

Raconter l’histoire de personnages noirs dans un roman fantastique, c’est ne pas faire l’impasse sur le contexte et les discriminations que ces personnages pourraient rencontrer dans la vraie vie. Eviter le classique ‘nan moi je ne vois pas les couleurs’. Mais c’est difficile de s’attaquer à l’anti-racisme quand on est une personne blanche, parce qu’en tant que personne blanche, et donc privilégiée, je ne peux pas comprendre le racisme de l’intérieur, dans mes tripes (vais-je oser rappeler ce qui est une évidence ? Bon, oui : le racisme anti-blancs n’existe pas, donc ne venez pas m’emmerder avec ces conneries). En tant que blanche, je me considère comme une alliée. Et c’est tout. Je ne parle pas à la place des personnes non-blanches. Dans un roman, je pourrais, parce que l’écriture est un art complexe qui ne saurait se censurer, mais moi, je me refuse à le faire (sauf si, un jour, quelqu’un de directement concerné.e m’aide pour cela). Attention, ça ne veut pas dire que je me refuse à avoir des protagonistes non-blancs dans mes histoires, ou que je ne parlerais pas de discriminations, non. Mais sur le fond, sur le sens et le message donnés à mon roman, je ne pourrais pas écrire sur l’anti-racisme en ayant un personnage racisé comme personnage principal.

Tueurs d’anges a un contexte particulier qui redistribue les cartes : la fin du monde s’est produite, c’est le chaos, la quasi-totalité des êtres humains de ce monde a disparu, et des anges descendent du ciel pour buter le reste. Du coup, les survivants ont un nouvel ennemi commun et oublient quelque peu les discriminations d’avant. C’est pour cela que je n’ai pas vraiment parlé de la situation d’Élias (par contre, je ne me suis pas gênée pour mettre un petit mot à propos de la situation des femmes en cas d’apocalypse : les meufs, nous aurons intérêt à créer la Furiosa Compagny, ou gare à nos fesses).

Oracles se passe avant Tueurs d’anges : avant la fin du monde, donc, et pile dans notre époque. Ce roman raconte surtout la vie d’Oxyde, qui a le chic de s’attirer toutes les merdes qui passent à portée : la faute à un mauvais karman, auquel il ne fait pas attention (ou ne peut pas toujours). Ça, et son histoire, celle d’un enfant métisse qui se retrouve livré à lui-même dans une cité, comme je le disais plus haut, et qui fait tous les mauvais choix possibles (délinquance, trafic, etc). C’est ce qui le conduit à foutre en l’air son karman et a attirer l’attention d’un ange qui passe par là, qui lui propose plus de pouvoir en échange de son âme et de son nom. Oxyde accepte (Oxyde n’est pas son vrai nom, hein), ce qui le fout encore un peu plus dans la merde. En parallèle, son ami d’enfance et jumeau astral se la coule douce avec le couple bourgeois qui l’a adopté, bénéficie de la meilleure éducation et des meilleures écoles, des relations de ses parents adoptifs, et devient un pur produit du libéralisme.

Ceci, c’est le résultat de la réflexion que je me suis faite quand j’ai commencé à écrire Oracles (sur un coup de tête) : ‘je ne peux pas échapper à la caractérisation de mon personnage, et je ne peux pas occulter le fait qu’il soit noir, dans notre monde. Donc comment inclure tout ceci dans mon histoire ?‘. J’ai voulu le faire de façon subtile, et un peu détournée. En fait d’anti-racisme, je me suis tournée vers les différences de classes sociales (que je connais un peu plus). C’est, je pense, un peu lâche de ma part, mais je ne voulais pas faire parler Oxyde sur sa situation de non-blanc alors que je suis blanche moi-même.

Mais ça, encore une fois, c’est personnel. C’est ma propre réflexion. Certains préfèrent combler le manque de représentations de personnages hors ‘blanc hétéro cis’ sans avoir à créer tout un contexte autour. Surtout quand l’auteur.e est blanc.he. Mais encore faut-il le faire correctement.

Mes textes sont écrits à la première personne. On a donc une vraie focalisation interne (revoyez vos cours de français si vous avez oublié) qui devient, en plus, beaucoup plus personnelle quand on emploie le ‘je’. Et vient la forme, et l’emploi des mots. Comment le protagoniste non-blanc va s’introduire si on a une focalisation interne ? Comment un personnage va décrire un autre personnage si ce dernier est non-blanc ?

Par exemple, en ce qui concerne Élias, je l’ai fait de manière détournée puisque c’est Ana qui décrit Élias quand elle le voit pour la première fois. Élias, ensuite, ne rencontre qu’un autre personnage qu’il décrit comme ayant une peau très blanche, brûlée par le soleil (en fait Ches est roux, quoi). Ce fut plus compliqué pour Oxyde quand j’ai dû l’introduire dans Oracles : un personnage blanc ne va pas se définir comme étant blanc au début d’un roman, et du coup, par extension, un personnage noir ne va pas non plus se définir comme noir. J’ai feinté en écrivant un prologue à la troisième personne (au passage pour ceusses qui n’écrivent pas : on n’aime pas les prologues car 8 fois sur 10, ils sont mal faits et/ou inutiles, et comme ce sont les premiers paragraphes (certains diront ‘phrases’) (‘d’autres diront ‘mots’) d’un roman qui importent, le prologue est souvent éliminatoire).

Voilà le genre de problématiques avec lesquelles je dois jongler en écrivant. Et avec lesquelles beaucoup d’autres auteur.es jonglent aussi, certains se refusant certaines choses parce qu’iels ne sont pas sûr.es d’iels. Et c’est dommage.

Ça fait un moment que j’y pense et j’aimerais pouvoir proposer une sorte d’outil qui permettrait aux auteur.e.s de savoir quels mots & expressions employer pour la description et la caractérisation de personnes non-blancs, LGBT, transgenre, pourquoi pas atteintes de handicaps aussi. Un outil réalisé avec l’aide de personnes concernées directement, un truc dans le genre du billet d’Audrey Alwett citée plus haut, pour permettre aux auteur.e.s de se sentir plus confiant.e.s à propos de leurs textes, et aux personnes qui subissent des discriminations et qui sont peu représentées dans les films/séries/livres de l’être un peu plus, au moins dans la littérature SFFF francophones (car il y a beaucoup d’auteur.e.s connecté.e.s et concerné.e.s qui ne demandent que ça). Mais rien que je ne ferais moi-même si je ne suis pas directement concernée, et touchée par ces discriminations : je ne serais que le prête-plume pour ce projet.

Pour finir, une étude américaine récente a démontré qu’il n’y avait que très peu d’auteur.e.s noir.e.s en littérature de l’imaginaire aux USA : 2 % seulement du total dans les publications de nouvelles. Peut-être une question de représentation, qui veut que la SFFF est un domaine de blanc.he.s (de milieu en partie raciste aussi, il n’y a qu’à voir le cirque qui survient depuis deux ans à l’occasion des Hugo Awards).

Voilà. J’ai un peu débordé. J’espère avoir été claire et pas (trop) maladroite dans mes réflexions. Remarques & questions & autres sont bienvenues en commentaires !

edit : vous m’excuserez mais j’ai eu un peu la flemme de chercher des images pour illustrer mon propos.

19 septembre 2016

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