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Voyage au pays des carnets

Pour fêter l’arrivée d’un nouveau carnet à la maison (c’est important), je me suis dit que ce serait amusant de vous montrer ceux dans lesquels je note mon Plan de Conquête du Monde. Puis je me suis souvenue que j’en avais exhumé un certain nombre lors d’un gros ménage, donc j’ai voulu vous les montrer aussi. Je suis alors partie dans une séance photo qui a duré une heure…

Ndlr : mes carnets contiennent forcément des spoilers. Du coup, j’ai flouté tous les contenus sensibles, vous pouvez lire ce billet sans crainte, mais les photos sont plus moches.

Ndlr 2 : d’habitude, quand je prends des photos, je gomme les taches sur mon bureau. Là, j’ai eu la flemme (mon bureau est taché parce que c’est là que je fabriquais mes bijoux en béton). Déso pas déso.

Le Mamie Violet

(Carnet Paperblanks Cordouan A5)

Celui-là, c’est le tout premier, celui qui m’a longtemps servi à noter toutes les idées qui me venaient à propos de ma grande histoire (j’ai déjà parlé de ce carnet dans un précédent article). Au début, c’était pratique : toutes mes idées de génie y étaient rassemblées en une sorte de bible en fait, un vrai concentré de jus de cervelle. Sauf que j’y notais tout en vrac et qu’au bout d’un moment, il est devenu inutilisable : rien n’y était vraiment organisé, tout était fouillis, raturé, couvert de correcteur, et débordait de feuilles volantes. Voyant qu’il ne restait plus beaucoup de pages, j’ai acheté un nouveau carnet pour y reporter les idées concernant les textes principaux de ma grande histoire, et j’utilise à présent celui-ci pour noter des idées de nouvelles et de romans secondaires.

Le Mamie Blue

(Carnet Paperblanks Midnight Steel A5)

Le Mamie Blue est mon préféré, déjà parce que ce modèle de Paperblanks est le plus beau, mais aussi parce qu’il contient vraiment mon Plan de Conquête du Monde : c’est dans ce carnet que j’ai reporté les notes concernant les romans principaux dont je parlais un peu plus haut. J’ai découpé le carnet en plusieurs chapitres, un pour chacun de mes ‘cycles’ (voir ici pour les cycles en question), + un chapitre pour le Dernier Roman. Dedans, c’est sobre et tout propre (pas de rature, pas de correcteur, contrairement à son collègue le Mamie Violet), et surtout, c’est bien rangé. On y trouve en vrac : la vraie identité d’Oxyde, un début de plan de Sinteval (la suite d’Elisabeta), des idées de dialogues, toutes les réponses aux questions que vous vous posez, et la finalité de ma grande histoire. Entre autre. Je note la moindre idée intéressante et ensuite, lorsque j’attaque les recherches et le plan d’un roman, je reporte tout sur Scrivener pour le développer en fiches de personnages, de lieux et autres (je ne possède qu’un seul fichier Scrivener qui centralise tout, et qui ressemble à ça).

Le Rosy

(carnet Paperblanks Adina A5)

Le petit nouveau ! Je l’ai acheté l’autre jour en vue d’un nouveau projet qui m’est tombé dessus un peu par hasard, le projet MPSLAT (aka : Même Pas Sous LA Torture), ce qui veut dire que je ne vous en parlerai pas. Je préfère garder ça pour moi avant de voir si c’est faisable.

Le Monop

(carnet Monoprix)

J’adore la ligne de papeterie de Monoprix, je dois toujours me retenir d’acheter des trucs chez eux (alors je me venge sur leurs masking tapes que je n’utilise jamais). Celui-ci est un peu particulier puisque 1) il ne concerne pas l’écriture en elle-même et 2) il est voué à disparaître. En gros, dedans, je note des trucs un peu triviaux comme des idées d’articles de blog, des trackers (de nombre de signes écrits sur une journée, de nombre de vues sur Wattpad), la liste des SP et des exemplaires envoyés, les chroniques de mes livres… Mais comme je suis en train de rapatrier toutes ces infos sur mon compte Trello, ce carnet sera bientôt recyclé pour autre chose.

Le journal d’écriture

(carnet Maisons du Monde Belgique (pas sûre qu’on le trouve en France))

J’ai voulu tester le journal d’écriture en début d’année, histoire de voir ce que ça peut donner, mais je ne l’ai pas encore assez utilisé pour vous donner un avis (d’ici quelques mois, peut-être). Je l’utilise comme une sorte de journal intime dont le thème serait l’écriture uniquement. Lorsque je bosse sur un texte (en phase de recherches & développement, d’écriture, de corrections, de relecture), je note chaque jour plusieurs infos : le nombre de signes écrits/travaillés, mon humeur, les corrections à rapporter, des notes et de remarques, mes doutes et mes victoires… Pour mettre ce journal en place, je me suis inspirée de la boîte à doutes de Marie Caillet, une idée que je trouve assez géniale. Bon, après, j’avoue que je tiens ce truc comme une ado écrit ses pensées dans son journal intime, donc ça ne vole pas très haut (et ça râle vraiment beaucoup).

Les Minis

(carnets Research Series Astronomy par CognitiveSurplus sur Etsy)

Ces petits carnets tout choupinou ont plusieurs utilités :

  • Le 1er est consacré aux noms : des listes de noms appréciés ou mystérieux, des noms tirés au hasard dans des générateurs de noms fantasy, des noms de lieux, de personnes, de trucs, de machins, des associations d’idées, et surtout la liste de mes figurants, car j’ai tendance à toujours utiliser les mêmes prénoms pour mes personnages tertiaires (il y a un Luciano dans Notre-Dame de la mer et dans Elisabeta, et les deux n’ont rien à voir. Pareil pour deux Louis, l’un présent dans Elisabeta et l’autre dans Il neige sur Érèbe). Ca n’est pas très sérieux, alors j’essaie maintenant de faire attention à ne pas répéter ces noms.
  • Le 2e sert à prendre des notes sur l’aspect civilisationnel d’un futur projet fantasy, Brume, dans lequel je dois développer un monde. Alors, oui, je sais, c’est classique en fantasy, mais ce n’est pas trop ma came de base alors j’essaie de faire ça bien. Dans ce carnet, je note toutes les histoires, anecdotes, traditions réelles que j’entends et qui m’intéressent (ça va des marchés à Old Dehli aux moines geôliers du Mont Saint Michel).
  • Le 3e rassemble quelques petits trucs en orthographe, conjugaison, grammaire, etc glanés sur le net, ou bien en réponse à mes propres erreurs d’écriture. Par exemple, je note religieusement chaque #AstuceOrthographe de La Plume Numérique sur Twitter.
  • Le 4e deviendra un recueil de citations mais je n’ai pas eu le temps de rassembler toutes les feuilles volantes et les post-it sur lesquels j’ai écrit des citations que j’aime bien.

Ça, ce sont les carnets principaux. Mais il y en a d’autres…

 

De vieux machins à recycler

De vieux machins à recycler

 

Le carnet magique

(carnet offert lors du Salon du Livre de Paris)

J’ai chouravé ce carnet à mon chéri pour en faire un petit truc spécial : demander aux gens qui viennent nous voir en dédicace et à nos voisins de table d’y mettre un petit mot ou un petit dessin. Manque de bol, n’étant jamais très à l’aise, je n’osais jamais le proposer et en fin de compte, il n’a que très peu servi. Bon, dedans, il y a quand même un autographe de notre actuel Ministre de la Transition écologique et solidaire ! 😀

Le Big One

(carnet Paperblanks Saddleworn A4)

Celui-là fait partie des trucs exhumés il y a quelques mois alors que je faisais du tri au fond de mon bureau. Et j’avoue que je l’avais complétement oublié ! Il contient les notes et le plan du probablement seul roman jeunesse que j’écrirai un jour, une histoire de fantômes intitulée Le manoir aux corneilles. Le plus drôle, c’est que le héros de cette histoire s’appelle Elliot… je vais donc devoir lui trouver un autre prénom.

Le Rebecca

(carnet Gautier Languereau)

Ce carnet a très peu servi, du coup il sera aussi recyclé (je pense l’utiliser pour y mettre les arbres généalogiques de mes personnages), mais je l’aime bien car il y a dedans toutes les notes de Notre-Dame de la mer, ainsi qu’un tracker du nombre de signes écrits par jour (à l’époque, j’étais une obsédée des chiffres, il fallait que je note tout).

Le Jack

(carnet The Nightmare before Christmas (Disney Store)

Le dernier mais pas des moindres, voici le manuscrit du Chat qui avait peur des ombres ! Un jour, j’ai vu Lilith s’éclater avec des ombres sur le sol, projetées par la lumière du soleil dans les arbres… C’était il y a presque 10 ans et j’avais eu l’idée d’écrire cette histoire sans trop savoir quoi en faire. C’est devenu quelques années après notre premier livre à deux, à mon chéri et à moi !

 

 

Et d’autres machins à peine entamés ou terminés :

Tout à fait, Ben.

Tout à fait, Ben.

 

Il y en a encore plein qui traînent partout à la maison : les carnets de croquis de mon chéri, des carnets à peine entamés, ceux qui regroupent les premières idées de bijoux et de boutique (avant Unseelie), ceux qui servent à noter tout et n’importe quoi, des listes d’idées, de films, de livres, des recettes de parfums de bougie, des fichiers clients (que je dois détruire mais il me faudrait une broyeuse), des croquis tout moches… Plus tard, je vous montrerai mes cahiers (parce que je suis une grande consommatrice de cahiers), en particulier ceux qui contiennent mes tout premiers dessins 😀

J’hésite à poser la question, parce que je me doute de la réponse : et vous, vous utilisez des carnets ? Est-ce que vous êtes du genre à les remplir jusqu’à la dernière page, ou alors à n’utiliser que les premières et à l’oublier ensuite ? A-t-on toutes & tous la même maladie ? 😀

 

30 janvier 2018

4 commentaires

  1. Melindra

    6 février 2018

    C’est impressionnant, dis ! En plus tes carnets sont tous très beaux. Non pas de carnets pour moi, du coup j’ai un monceau de feuilles volantes éparpillées dans plusieurs placards où se mélangent idées, recherches pour améliorer ou trouver une idée, ou dialogues en vrac. Un vrai bazar ! Un jour je rangerai, un jour….

  2. Rozenn

    6 février 2018

    J’ai longtemps fait comme ça, tout noter sur des feuilles volantes ou des post-it, que je reliais ensuite pour les garder en souvenir. En fait, je pense vraiment qu’on a chacun notre façon de faire, et si ça consiste en un bazar éparpillé partout, le principal c’est que ça marche !

  3. MissHD

    1 avril 2018

    ^^
    Ca fait écho à mon moi passé tout ça. 🙂 J’ai eu une période très longue (enfance même que en fait) carnets. Lorsque j’ai déménagé la première fois, ça m’a sauté aux yeux. J’ai trouvé ça tellement « con » tous ces carnets avec seulement une à 5 pages de remplie. XD
    Je m’étais mise aux feuilles volantes… Pas beaucoup mieux.
    Depuis, j’ai Evernote… C’est le même principe, plein de carnets, mais virtuel. Haha ! Du coup, ce n’est plus comptabilisable et je préfère ça. Et surtout, surtout ! Ca ne prend pas plein de places, ça ne s’encrasse pas, ce n’est pas lisible par n’importe qui, je ne perds rien et c’est tout aussi pareil qu’un vrai carnet vu que je peux aussi y dessiner avec un stylet. 😀
    Belle journée,

  4. Rozenn

    7 avril 2018

    Pareil, j’accumulais les cahiers et les carnets quand j’étais petite, alors qu’ils ne servaient à rien (c’est pendant l’âge adulte que je suis devenue raisonnable XD). La phase ‘feuilles volantes’, je l’ai toujours un peu (je les relie ensuite avec des attaches d’archivage, je rassemble tout ensemble (notes, plans, manuscrits) et je garde tout dans mon bureau, en bonne fétichiste que je suis.

    Par contre, c’est sans doute parce que je n’ai pas de téléphone portable, mais j’ai installé Evernote, je l’ai ouvert deux fois et c’est tout ! J’ai un peu de mal avec l’aspect technologique, en fait, j’aime bien écrire à la main sur du papier. Du coup, je préfère avoir peu de carnets (finalement, je n’en ai que deux que j’utilise vraiment pour mes romans), plutôt qu’une appli. Mais je peux comprendre que ce soit utile, surtout avec un stylet, surtout si on bosse à l’extérieur de chez soi 🙂

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