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L’emblème des Voyageurs

2 juin 2017

Un petit billet hors-sujet pour aujourd’hui, parce que j’ai reçu un petit trésor que j’attendais depuis longtemps… Mon pendentif onirographe !

Mon logonirographe, c’est un peu plus qu’un logo (exécuté par mon chéri), c’est un élément important de mes histoires : dans L’Épine Noire (projet de roman reprenant Le Rêve du Prunellier), il s’agit du nom que l’on donne à l’appareil inventé par le maître Isarius de Mahéra. L’invention a été bien trop tôt présentée au public à cause de l’excès de zèle de Pietr, l’assistant aux dents longues d’Isarius, et le nom retenu n’aurait jamais dû être celui-ci. Car l’onirographe, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas un gadget pour riches qui leur permet de « dessiner des rêves » comme ils le souhaitent ; en réalité, l’invention d’Isarius permet à ceux qui possèdent le vrai don des rêves d’utiliser leur pouvoir sans avoir à dormir et sans laisser leur corps physique derrière eux.
La Guilde des Voyageurs, ce groupe légendaire et mystérieux de marcheurs de rêves capables de visiter les mondes voisins du nôtre, avait pour emblème le cadran stylisé d’un onirographe, qu’ils portaient frappé sur un pendentif. Les Voyageurs ont disparu depuis longtemps – depuis des siècles – sans laisser la moindre trace, mais l’on dit que certains d’entre eux se sont réincarnés à notre époque, et que leurs rêves sont hantés par ce symbole.

(et accessoirement, l’Onirographe, c’est aussi le nom que l’on donne à l’entité démiurge, c’est-à-dire Bibi, qui a créé la réalité en opposition à la non-réalité, c’est-à-dire le rêve)

L’emblème a mis longtemps avant de trouver sa forme définitive (qui n’est pas celle du pendentif, vous verrez plus bas). Au départ, j’ai voulu créer l’appareil en question en m’inspirant des astrolabes, des montres et des boussoles. J’ai bidouillé quelques trucs sur Photoshop pour arriver à un compromis qui me plaisait plutôt (ce qui est drôle, c’est que je bidouillais ce truc en regardant Forever quand ça passait sur TF1. Du coup, à chaque fois que je travaille avec mon logo, je pense à Ioan Gruffudd (ce qui n’est pas forcément désagréable, vous en conviendrez)).

Ligne du haut : l’appareil tel que je l’imaginais dans sa version dessinée, puis la version au trait.
Ligne du bas : le premier logo réalisé à partir des dessins du dessus, qui a été présent sur le site pendant quelques années. Enfin, la version définitive et jolie faite par mon chéri.

Mon chéri a vectorisé (parce que je ne sais pas faire ça) et un peu retravaillé la forme finale, ce qui a donné le logo définitif du site. Et comme je voulais mettre de la feuille d’or sur mes nouvelles cartes de visite, le logo devait répondre à plusieurs contraintes, et a donc été simplifié pour l’occasion.

Là est venue l’idée d’en faire un pendentif (enfin, ça faisait déjà longtemps que je voulais le faire, mais disons que j’y ai pensé sérieusement dès que j’ai eu le logo définitif). Parce que ce pendentif existe depuis longtemps dans mes histoires, et aussi parce que grâce à l’impression 3D… On peut plus ou moins faire ce que l’on veut ! J’avais déjà tenté l’aventure avec un pendentif en acier, et le résultat était pas trop mal. Restait à simplifier assez le dessin pour qu’il réponde aux contraires techniques demandées par le prestataire…

Le logo normal – le logo simplifié pour la feuille d’or – le logo pour le pendentif

 

On peut voir le dessin final réalisé pour le pendentif sur l’image ci-dessus. Vu comme ça, ça paraît sacrément grossier… J’avoue que je craignais un peu le résultat. Le prestataire par lequel je suis passée propose divers outils qui permettent de générer des modèles 3D à partir de dessins 2D. En jouant avec les niveaux de gris, on peut jouer avec la profondeur. Il a fallu plusieurs essais avant de trouver la bonne épaisseur de trait, pour que le site valide le modèle et me permette de commander un exemplaire en argent massif poli. Commande qui a été annulée une fois puisque finalement, mon modèle n’était pas conforme après vérification… Il a fallu recommencer, attendre quelques jours en croisant les doigts… Quand c’est OK, le prestataire procède à une impression du modèle en cire, qu’il va ensuite utiliser pour faire un moule en plâtre et y couler le métal (c’est la technique de la cire perdue).

J’ai été très surprise de la finesse du pendentif une fois reçu. Le modèle 3D peut être très trompeur, il vaut mieux avoir l’objet final entre les mains pour se rendre compte du truc. Ce qui est sûr, c’est qu’il est très beau et je ne regrette pas du tout ! Je l’ai monté sur une chaîne en argent et je me suis pavanée ensuite. Prochaine étape : le tatouage ! \o/

On peut voir l’onirographe sur le beau livre des Chroniques de l’Épine Noire, mais aussi le portrait de Filius réalisé pour l’anniversaire de mon chéri (à voir ici). Filius est l’un de ces fameux Voyageurs qui portent ce collier, on en reparle d’ailleurs dans la nouvelle La balade des marcheurs de rêves. C’est aussi le propos du roman sur lequel je travaille en ce moment, Onirophrénie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vous ferai un petit topo sur ce texte.

Bref, j’espère que tout ceci vous plaira ! Avant de vous laisser, je devance les questions : non, ce pendentif ne sera ni vendu ni reproduit ! Et il existe beaucoup de prestataires qui proposent de l’impression 3D sur le net, à vous de chercher celui qui vous conviendra.

A bientôt !

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