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L’île aux sanglots

Je n’ai jamais vraiment su pourquoi j’écrivais. Ça vient comme je respire, et me tenir éloignée de mon clavier me donne l’impression que je suis en manque de quelque chose. Devoir attendre le mois de janvier pour m’y remettre me désole, je ne sais pas comment je vais tenir sans crever. Mais bref. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi j’écrivais parce que je ne me suis pas posé la question. J’ai tendance à faire les choses et ne pas (trop) m’interroger dessus. Si j’intellectualise un truc, ça finit en prise de tête et ça perd en sincérité. Mais je me suis rendu compte, avec le temps, qu’il y avait des choses qui revenaient dans mes textes, et d’autres qui n’y figurent pas.

Tu enfonces des portes ouvertes, meuf.

Cette année, j’ai écrit deux romans et six nouvelles (si on compte la mini-suite de Tueurs d’anges). Un thème revient souvent  : celui du départ et de la séparation, le fait de quitter un endroit ou une personne, et de ne jamais les retrouver. Rien de très joyeux, nous sommes d’accord (avec du recul, l’histoire la plus positive que j’ai pu écrire est Poe. C’est dire. Souvenirs d’encre, aussi. On parvient au max de ma jauge du bonheur, youhou (en même temps, si je ne considère pas qu’il faut souffrir pour écrire (ou pour être un artiste en général), je me dis que parler du bonheur à tout bout de champ n’est pas non plus ce qui est de plus intéressant (c’est bien pour ça que les livres ou les films «  feel good  » m’ennuient)) (ça suffit les parenthèses)).

Je me disperse, argh.

Dans deux de ces textes écrits cette année, Rouge et La Boussole, j’aborde pour la première fois le sujet sensible de la Nouvelle-Calédonie. Si on me connaît bien, on sait de quoi je parle. Pour les autres, là, je pose un cadre concret. Parce que cet endroit et ces thèmes qui reviennent sont liés, vraiment. Parce que la Nouvelle-Calédonie est devenue, pour moi, le symbole même de la séparation et du départ, et que ces choses-là font maintenant figure d’obsession. Toutes les séparations et tous les départs vont s’apparenter à une tragédie. Vous n’imaginez pas à quel point j’ai chialé à la fin du Retour du Roi, et à quel point regarder Rendez-vous en terre inconnue m’est pénible.

IDP-2Laissez-moi vous expliquer. Quand j’avais 14 ans, avec mes parents et mes sœurs, nous avons déménagé une énième fois, et cette fois-là, ça se faisait à l’autre bout du monde. Nous avons posé nos valises à Nouméa le 28 juillet 1999 (complètement jetlagués). La perspective de vivre aussi loin de la France, et pendant si longtemps (trois ans sans la possibilité de voir famille & amis) faisait un peu peur. Surtout quand on a 14 ans. Surtout quand on débarque en plein milieu d’année scolaire (la rentrée se fait en février), surtout quand le paysage et le ciel sont si étrangers.

Et les gens.
J’ai écrit ça, dans La Boussole  :
« Plus que le paysage et son soleil, ce sont les personnes qu’on y croise qui font de cette île, cette émeraude sertie dans l’océan, un lieu exceptionnel. C’est ce qu’affirmait un camarade de classe parti après moi. » Le camarade de classe existe pour de vrai. C’est en lisant ce qu’il a écrit que j’ai pu mettre des mots à mon tour sur cette peine, que j’ai pu écrire sur cette île. Parce que j’ai appris que je n’étais pas seule à l’avoir vécu.

À 17 ans, trois ans jour pour jour après notre arrivée, il fallait partir. C’était le contrat. Trois ans, c’est long et c’est court. Quand on arrive à la fin, le temps passe plus vite. Les jours et les heures filent et rien ne les retient. Ce mardi soir, dans La Boussole, a vraiment eu lieu (exception faite de tout l’aspect fantastique de la nouvelle, hein). Je suis capable de me rappeler des dates de tout un tas de trucs à l’époque  : ce mardi dont je parle, c’était début juillet. Le jeudi 25, on commençait les épreuves de bac blanc de français. Le vendredi 26, désespérée, je disais au revoir pour toujours à ma meilleure amie (que je n’ai jamais revue). Le samedi 27, j’ai cru mourir en disant au revoir à mon meilleur ami et au reste de ma classe. Le dimanche 28, nous montions dans l’avion, la tronche de travers, 5 kilos de colliers de coquillages autour du cou, et les yeux explosés d’avoir tant pleuré. Quelqu’un a pris ça en photo et je l’ai encore, c’est horrible. L’expression même du désespoir. Ensuite, nous avons erré dans la famille quelques semaines, avant d’arriver enfin dans notre nouveau chez nous, à Rennes, que je n’ai jamais quitté. Plus moyen de déménager, maintenant.

coquillagesÇa fait 13 ans et des brouettes. Tous les ans, je me fais mon petit anniversaire à moi, avec la sensation d’avoir été la seule à vivre ces moments-là. Comme si j’étais la dernière à m’en rappeler. Comme si, finalement, ce n’était pas si grave, ce n’était qu’un déménagement de plus. Juste une peine d’adolescente, rien de bien méchant.

Sauf que non. J’ai refusé, me suis foutue en rogne, puis j’ai nié, et me suis forcée à oublier. J’ai pleuré, j’ai tenté de me raccrocher le plus possible à ce qui m’en restait, à quelques mails, photos et lettres survivantes à celles que j’ai foutues à la poubelle. Un petit tas de trucs à l’abri dans une boîte. Au fil des années, une sorte de monstre noir dégueulasse s’est amené, et j’ai mangé mon retour de karma. Un truc immonde. Si je reste volontairement vague ici, ce n’est pas tabou, loin de là, mais ce n’est pas ça que je veux raconter.

J’ai donc pallié avec ce que je sais faire, c’est-à-dire écrire. Sur ces failles, et de manière inconsciente sur ces thèmes récurrents. Pourquoi mon prochain bouquin autopublié s’appelle Fêlures, d’après vous  ? Mais je n’avais jamais pu me résoudre à écrire à dessein là-dessus. Poser les mots mêmes de Nouvelle-Calédonie dans mes textes était impensable. En début d’année, à l’occasion de mes 30 ans (j’arrive pas à me faire à l’idée que je suis trentenaire, c’est dur), je me suis lancée dans une sorte d’introspection malheureuse et sans filet, et beaucoup de choses me sont revenues en pleine gueule. Dont ça. Le départ. Non, Le Départ (j’exagère PAS DU TOUT, tavu).

Quand l’appel à textes sur les légendes de la route a été lancé par Rivière Blanche, j’avais une vague envie de tenter quelque chose, et puis j’ai eu cette image de la terre rouge quelque part sur la Grande Terre. Cette terre écarlate qui tache les fringues et les chaussures, et qui fait contraste avec le vert de la végétation autour. Cherchez Baie de Prony sur Google Images, vous verrez. J’ai choisi ce cadre, certains souvenirs, et j’ai écrit Rouge sans que ça fasse (trop) mal. Je l’ai envoyé à Estelle Faye juste pour dire, convaincue d’être dans le hors-sujet. Quand j’ai reçu le mail m’indiquant que la nouvelle était acceptée, j’ai cru à une erreur tellement c’était improbable. Et puis comme j’étais en plein dans la période d’introspection sus-citée, j’ai pris ça pour un signe de l’univers. Un peu comme une acceptation, qui me dirait  : Ben si, tu vois, tu as le droit d’avoir été marquée à ce point par ce départ. Tu as le droit d’écrire dessus.

Mais ça ne m’avance pas à grand-chose de me rendre compte de tout ça. Je n’ai fait que réaliser que j’avais accepté de ne pas avoir accepté. Et ça ne m’aide en rien. Tenter de reprendre contact avec certaines de ces personnes qui ont été si importantes n’a pas servi à grand-chose non plus, parce que c’est comme si tout ça n’existait plus. Ces courriers qui restent lettre morte m’ont un peu échaudée, et il y en a trop encore que je n’ose pas envoyer. Je ne peux en parler vraiment avec personne, et les personnes avec qui je voudrais en parler, les premières concernées, me semblent si lointaines maintenant. Géographiquement, ou non.

flechesDonc finalement, j’écris. J’ai écrit Rouge, et La Boussole, en espérant aussi que ces histoires arriveront jusqu’à eux (en vain, manifestement, je ne crois pas que qui que ce soit ait lu La Boussole, en dépit de la dédicace au début du texte). Toutes ces histoires de blessures, aussi, racontant ceux qui oublient, qui cherchent, qui se désolent, qui se résignent de la séparation, du départ, ou des deux. Et je crois que ça ne suffit pas à l’apaiser, ce truc en sourdine qui joue toujours, un rappel permanent à des failles jamais comblées. Je ne suis pas malheureuse, pourtant, loin de là. Il n’y a aucun autre endroit où je voudrais me trouver actuellement, il n’y a rien d’autre que je voudrais faire, et si je suis ce que je suis maintenant, c’est aussi grâce (à cause de ?) à ça. Je crois que je m’en sors pas trop mal, après de longues années compliquées. Mais j’ai ouvert une porte, et je me trouve bien con à ne pas réussir à la fermer. Je me sens comme une ado de 17 ans paumée.

C’est malin.

Photos :
1 – L’île des pins (archives familiales)
2 – Colliers de coquillages
3 – Flèches faîtières

28 novembre 2015
16 décembre 2015

7 commentaires

  1. MischievousFairy (Fanny)

    29 novembre 2015

    Je connais aussi les déménagements à répétition, dans une moindre mesure géographiquement mais l’impact était malgré tout le même. Heureusement à l’adolescence ça s’est calmé, c’est peut-être la pire période pour s’arracher à un endroit. Le fait de vivre pas mal dans le passé, je connais aussi. A chaque fois que j’ai pu retourner sur place ou essayer de reprendre contact, c’était une grosse déception. Les groupes d’amis sont les mêmes mais sans soi ou alors ils ont éclaté, mais dans les deux cas on est qu’un lointain souvenir. On est parti et les gens sont restés et ont évolué sans nous. Comme si on avait choisi de les lâcher, ils ont appris à faire sans nous et reprendre contact ne semble avoir aucune utilité pour eux.
    Il vaut sûrement mieux avoir ouvert la porte malgré tout, c’est sûrement une des étapes du deuil finalement. Mais je ne sais pas si on sera un jour capables de regarder en arrière sans un minimum de pincement au cœur. Après tout ça a forgé et ça forge encore qui on est comme tu dis.
    Même si c’est cul-cul faut effectivement valoriser ce qu’on a de beau à l’heure actuelle et nos projets à venir, aimer celle qu’on est devenue et chérir nos souvenirs.

  2. Rozenn

    29 novembre 2015

    Oui, je connais bien le truc et je me suis fait ces mêmes réflexions. C’est celui qui part qui est fautif, finalement… Dans ce cas-là particulièrement, je pense. J’ai dû déménager une dizaine de fois en tout, et au bout d’un moment, il y a quand même une certaine résignation, parce qu’on finit par avoir l’habitude.

    Mais pas là, là je n’ai jamais pu passer au-dessus de ça. J’ai toujours eu l’impression que ces gens étaient différents, et ‘vrais’. Sûrement pour ça que les quitter a été si difficile. Mais tu as raison quand tu dis qu’eux sont restés, et qu’ils ont évolué sans nous (parce que quand on déménage en juillet là-bas, on part en plein milieu d’année scolaire, et généralement, on est un ou deux par classe à le faire). Après tout, je n’ai été ici qu’une de ces nombreux métropolitains qui vont et qui viennent, et rien de plus. Et c’est d’autant plus dur. J’espérais… je ne sais pas, tout au long des années j’ai espéré leur manquer. Aujourd’hui, sûrement que oui, je suis la dernière à m’en rappeler.

    J’aimerais bien me dire qu’il faudrait valoriser ce que qu’on a de beau dans le présent, et faire un atout et une force de tout ça, mais j’ai du mal, parce que si j’ai l’impression d’être la dernière à m’en rappeler, j’ai subi les effets de tout ça avec une dépression monstrueuse quelques années après, qui venait bien de là (tentatives de suicide, médicaments, automutilation…), et je n’arrive pas à encaisser non plus que c’était peut-être pour rien. Que je me suis montée la tête toute seule. Ça me ferait mal.

    J’aurais aimé ne jamais partir là-bas, ne jamais rencontrer ces gens. Ne jamais me retrouver dans ce lycée, dans cette classe, ne jamais m’asseoir à cette table ce jour d’avril. Tout serait différent aujourd’hui, mais je ne serais pas là comme une pauvre conne à attendre… je ne sais même pas quoi.

    Ouh lala, c’est joyeux tout ça…

    ;p

  3. Rozenn

    29 novembre 2015

    En fait, en y réfléchissant, on devrait faire un manuel spécial pour avertir les gens qui partent dans les DOM TOM pour un séjour temporaire, qu’ils auront du mal à s’y faire, que le retour sera difficile. On parle de beaucoup de choses pratiques sur le net, mais personne ne parle de ça.

  4. MischievousFairy (Fanny)

    1 décembre 2015

    Sans vouloir décrédibiliser tes souvenirs, tu sais qu’on a aussi tendance avec le temps à enjoliver jusqu’à idéaliser les choses. Surtout si on ne retrouve pas le même sentiment d’appartenance dans un nouveau groupe, une nouvelle personne qui remplace haut la main cette « sœur d’âme », on n’a plus que le passé auquel s’accrocher, et le désespoir de ne pouvoir un jour raccrocher le wagon. Le plus dur c’est de se dire que même si tu y étais retournée au bout d’1-2 an(s), ça n’aurait sûrement plus jamais été pareil. C’est le genre de truc auquel on ne pense pas quand on va mal.
    Ces personnes n’ont peut-être pas été jusqu’à la dépression de leur côté, mais vu le lien que tu décris, je doute qu’elles n’aient pas souffert. Elles continuent plus facilement leur vie car elles n’ont pas tout à reconstruire, juste quelques ajustements à faire, mais de là à nous oublier complètement je ne pense pas.
    Pour autant que toi tu aies souffert autant, jusqu’à des désirs d’auto-destruction, ça n’était pas pour rien. Tu n’as de toute façon jamais pu croire que ça les ramènerait à toi, ou que si elles s’infligeaient la même chose de leur côté ta souffrance avait plus de sens. Aussi douloureux que ça puisse être, je crois que c’était une des étapes par lesquelles tu devais passer pour surmonter ça.
    De tous les séjours en DOM-TOM dont j’ai entendus parler, la Nouvelle-Calédonie faisait toujours exception. Je suis basque et il y en a une grosse communauté là-bas. Mon père a vu des amis partir plusieurs années, essayer de rentrer en France, et repartir au bout de quelques mois d’acharnement, incapables de se refaire à la vie en métropole. Mon père répétait à l’envi qu’il était impossible de quitter la Nouvelle-Calédonie.
    Ma cousine y est partie 6 ans, ils ne devaient pas y rester si longtemps au départ. Elle y a eu ses 2 fils. Ils avaient beau dire qu’ils reviendrait un jour, on n’y croyait pas vraiment. Ma cousine et son mari ont perdu chacun leur père à un an d’intervalle, en étant à l’autre bout de la planète. C’est ce qui les a finalement décidés à rentrer : leurs mères. Je me souviens qu’elle avait l’air assez malade du pays pendant longtemps, du mal à s’habituer à sa nouvelle ville (sombre qui plus est), jusqu’aux personnes et leur mentalités. Je ne suis pas très proche d’elle alors je ne connais pas en détail son ressenti. A part qu’encore aujourd’hui elle m’encourage à partir, à m’expatrier plusieurs années, que c’est une expérience tellement enrichissante même si elle est dure.
    C’est plus simple pour elle qui a fait ses choix pour elle-même, pour ses enfants qui étaient encore jeunes (même si on garde en mémoire ces déracinements comme une souffrance). Pour un presqu’adulte qui subit le choix de ses parents, c’est une autre paire de manches. Dans tous les cas un petit suivi psychologique pour se refaire à la vie en métropole ne serait pas du luxe, de même qu’une association d’anciens expatriés (enfin pour les DOM-TOM on peut pas vraiment dire ça) pour échanger voire s’épancher, et faire de nouvelles connaissances locales avec qui partager ce gros sujet qui occupe l’esprit pendant un moment après le retour.

  5. MissHD

    10 décembre 2015

    Salut,
    Je comprends assez bien ton sentiment et pourtant, c’était géographiquement bien plus proche pour moi… J’étais plus petite, mais ça ne change rien finalement. C’est tout pareil vraiment.
    On s’accroche au souvenir de gens qui vivent encore, mais ne sont plus pareil. Les revoir ne changent rien et se rendre compte qu’ils t’ont plus marqué que tu ne les as toi marqué fait assez mal. Courage ! On s’en remet.
    Et ils font partie de notre histoire et de qui nous sommes, tu as 100% raison.
    Une tite pensée pour toutes ses rencontres qui font mal et pourtant nous laisse du bonheur dans nos souvenirs. 😉
    ++

  6. Rozenn

    11 décembre 2015

    Oups, un petit bout de temps que je voulais répondre là, j’ai oublié (trop de trucs à faire T_T)

    MischievousFairy / Très certainement que j’idéalise. Tout, d’ailleurs : les gens, le lieu, l’époque… Pas étonnant que je sois capable de me rappeler de certaines choses à l’heure près, alors que j’ai zappé énormément de trucs après. Et je suis sûre qu’y retourner n’aurait aucun sens, j’ai même presque peur d’être déçue puisque la plupart des personnes qui ont compté ne sont plus là (en dehors de ma meilleure amie de l’époque). Ce qui m’embête dans tout ça, c’est qu’il y a eu plusieurs périodes, depuis ces 13 ans, durant lesquelles j’y repense, alors que tout ça aurait dû être terminé depuis longtemps. A croire que ça ne suffit pas.
    Par contre, le truc de l’exception calédonienne, j’en ai entendu parler également. Avant qu’on parte, beaucoup de gens nous ont dit que c’était la meilleure des destinations dans les DOM TOM. Toutes ces histoires que tu rapportes, j’ai entendu les mêmes, les gens qui y repartent, ceux qui ne parviennent pas à sen remettre, etc. Et le retour à la réalité s’apparente à un camion qu’on se prend en pleine gueule. L’association d’anciens expatriés (sais pas comment dire ça non plus) est une idée, clairement, ou même un bête forum ou une page sur FB. Il faudrait que je regarde si ça existe, à la limite y participer pourrait m’aider aussi à tourner la page.

    MissHD / Les déménagements sont souvent difficiles, ça c’est sûr. On s’en remet toujours, mais j’imagine que, quand ça arrive quand on est enfant et/ ou ado, ça laisse des traces, et ça fait clairement partie de notre histoire 🙂 Au moins, on peut dire qu’on a vu du pays ! (et qu’on a des copains de classe d’un peu partout !). C’est juste tellement dommage de ne pas pouvoir retrouver le contact de toutes ces personnes qui ont compté, malgré ce formidable outil qu’est internet… Je me faisais la réflexion l’autre jour, mais les réseaux sociaux ont sapé totalement cet aspect là. C’est d’une tristesse…

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