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Fin des livres numériques d’OniroProds

J’ai vraiment beaucoup hésité, j’ai pesé le pour et le contre pendant des semaines, et quelques petites choses dernièrement ont fini par me décider. Bref, en un mot comme en cent, je ne vendrai plus mes livres en édition numérique, et je retire de la vente ceux qui y sont déjà. Cela signifie aussi que la précommande numérique de Tueurs d’anges est annulée.

 

Il y a plusieurs raisons à cela :

  • J’ai encore trouvé des ebooks d’Elisabeta qui se baladaient sur le net. J’en ai déjà parlé dans un précédent billet, mais je le répète : je n’écris pas des bouquins pour qu’on se permette de les voler et de les mettre sur le net sans mon accord. Je sais que certain.e.s d’entre vous sont pour une culture gratuite et accessible, mais moi je ne suis pas d’accord : mes livres numériques n’ont jamais coûté cher, et je ne suis qu’une autrice indépendante qui doit se démerder toute seule à tout faire et qui, surtout, ne gagne que des radis sur ses ventes (quand elle en a). La culture gratuite si vous voulez, mais pas au détriment des auteurs. De plus il y a des tas d’autrices et d’auteurs qui vous proposent du contenu gratuit (je le fais moi-même sur Wattpad), la lecture gratuite n’est pas ce qui manque sur le net. Respectez un peu la volonté des créatrices et des créateurs, zut.
  • Pour en revenir aux ventes : je n’en fais quasiment pas. Pour l’heure, j’ai vendu quatre ou cinq exemplaires numériques de Fêlures et Notre-Dame de la mer, quasiment rien pour 18.01.16, une trentaine d’Elisabeta et zéro précommande pour Tueurs d’anges. On m’a toujours réclamé des éditions numériques de mes bouquins et en fin de compte, elles ne se vendent pas. Désolée, donc.
  • J’ai l’impression de perdre mon temps.

Je sais que je risque de me priver d’une partie d’un lectorat. Mais est-ce vraiment sûr ? Très peu de gens achètent mes livres en numérique. Du coup, je préfère me concentrer sur les éditions papier de mes bouquins, proposer un objet joli et bien fait (le mieux possible en tout cas), et arrêter de me prendre la tête sur le numérique (j’en ai des maux d’estomac, je vous jure). Je l’ai déjà dit ici : je sais que le piratage fait partie du jeu, mais ici, il y a autant de livres piratés que de livres vendus. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

En ce qui concerne les services de presse : je ne peux toujours pas donner plus d’exemplaires papier en SP (deux, c’est déjà pas mal). Les SP resteront en numérique mais ils seront identifiés nominativement, c’est-à-dire que s’ils se retrouvent sur les sites de piratage, je saurai d’où ça vient. Vous pouvez toujours me contacter si vous souhaitez lire mes livres.

Et si vous voulez soutenir les autrices & auteurs indépendant.e.s, achetez leurs livres, mais aussi respectez leur travail en ne le balançant pas gratos sur internet s’ils ne le souhaitent pas. Les artistes ont besoin d’argent pour vivre, pas de visibilité. Merci :)

 

Edit : Ce billet n’est qu’une annonce pour vous tenir au courant, je ne souhaite pas débattre sur le sujet du piratage ou des ventes. Je ne répondrai pas aux tweets ou aux commentaires sur Facebook à ce sujet, et j’ai désactivé les commentaires ici-même.

 

Photo d’illustration par Chris Roe

10 octobre 2017

2 commentaires

  1. Sideara

    11 octobre 2017

    Si tu as peser le pour et le contre, et que la balance des deux t’a fait prendre une décision, il faut la suivre !

    Certains diront que le numérique est obligatoire, que c’est le futur etc. Nous sommes 7 rédacteurs sur le plaisir de lire, et pourtant aucun de nous n’a de liseuse (et on ne peut pas nous reprocher d’être de petits lecteurs).

    En ce qui concerne le piratage, et outre le fait que je trouve ça dégueulasse (les livres numériques ne coûtent pas grand chose), je te comprends tout à fait ! Contrairement à toi, je n’ai encore jamais publié, mais le jour où ça arrivera, je crois que ça me fendra le cœur de voir mon livre piraté ! (bon, même si entre nous ça n’arrivera pas car je ne ferais pas de numérique).

    Après, pour le lectorat bah ça reste le meilleur argument. Si tu ne fais pas de ventes en numérique, ou très peu, pas assez pour justifier le temps passé (et les pirates), tu as complètement raison !

    Bref, je sais que tu n’attendais pas forcément qu’on valide ton choix, mais des encouragements sont toujours bons à prendre ! 😉 Continue comme ça !

  2. Rozenn

    11 octobre 2017

    Je pense clairement que le livre numérique est une chouette invention moderne qu’il faut développer, mais à cause du comportement de quelques uns, ce sont les auteurs indé et les petits éditeurs qui en pâtissent. Je peux comprendre qu’on puisse ne pas vouloir lire en numérique, tout comme je peux comprendre qu’on puisse adorer sa liseuse !
    Et pour le piratage, le prix est vraiment une fausse excuse : voir des bouquins à 2 ou 3 € piratés, franchement… Ce n’est clairement pas une question d’argent. Je peux comprendre qu’on puisse ne pas vouloir payer un livre numérique à 15 € ou plus (comme le font certains gros éditeurs qui veulent étouffer le marché), mais là, non, il n’y a pas d’excuse. Quant au lectorat… Si mes lecteurs se sentent lésés par cette décision, eh bien tant pis : il fallait acheter mes livres plus tôt !
    En tous cas, merci beaucoup pour les encouragements ! 🙂

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