C’est la fin d’Oxyde Jewelry

26 avril 2017

Et on ne peut pas dire qu’on ne s’y attendait pas, vu le silence complet pendant un mois… J’ai essayé, pourtant, mais beaucoup de choses ont fait que j’ai perdu la motivation. Du coup, voilà : Oxyde Jewelry va fermer.

Comment ?…

Concrètement, je vais organiser une vente privée (sur Facebook ? J’avoue que je ne sais pas trop comment organiser ça) pour écouler au maximum le stock de bijoux restant ainsi que le matériel qu’il me reste (il y a encore beaucoup de choses que je n’ai pas trié depuis Unseelie, en plus). Les prix y seront très avantageux (genre plus de 50%), et ce qui restera sera remis sur Etsy à prix réduit (30-40%). Tout ceci sera organisé quand j’aurai terminé la correction de Passeurs, mon projet du Camp NaNo, donc d’ici deux semaines grand max. Bien entendu, je communiquerai sur le sujet pour que tout le monde soit au courant ! Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà commander les bijoux qui vous intéressent : cela contribuera à ce que je ne perde pas trop de sous lors de la fermeture. Si vous préférez attendre et bénéficier des prix réduits, il n’y a pas de problème, cette liquidation est faite pour ça !

… et pourquoi ?

Comme dit plus haut, la première raison est le manque de motivation. Difficile de mener deux activités différentes, en particulier quand l’une d’elles, l’écriture, prend toute la place. J’avais abordé Oxyde Jewelry comme une petite parenthèse entre deux romans, mais c’est quand même compliqué à tenir. L’aspect créatif, pas de soucis (je m’étais éclatée à concevoir et fabriquer les deux collections), mais alors l’aspect commercial et publicitaire… Il n’y a rien de plus gonflant. Unseelie fonctionnait différemment puisque les bijoux étaient uniques, il y avait des nouveautés très régulièrement mais ici, avec deux collections par an, c’est autre chose. Tenir six mois sur les réseaux sociaux avec une seule collection est une plaie, surtout que ce n’est pas mon métier.

Ensuite, il y avait l’hyperactivité créative que je devais combler. Hyperactivité qui s’expliquait, pour résumer, par un chamboulement hormonal qui a affecté beaucoup de choses, physiques bien entendu, mais aussi et surtout mentales. Une humeur assez instable, beaucoup de découragement, de déprime, suivi de pics d’hyperactivité qu’il fallait calmer. Je devais créer créer créer, et la boutique servait à ça. Maintenant que j’ai à peu près canalisé ce chamboulement, la création de bijoux devient inutile. Je peux gérer sans, je peux écrire sans avoir à décompresser ensuite, à devoir défragmenter mon disque dur interne parce qu’il déborde d’infos dans tous les sens. Ecrire est narcissique et, personnellement, ressemble un peu à une auto-blessure ; ça fait mal d’écrire, il faut aller chercher ce qui est enfoui tout au fond et souvent, ça n’a rien de plaisant. En tout cas, ça marche comme ça chez moi, et si je ne voulais pas sombrer, il me fallait faire autre chose, quelque chose de créatif mais pas prise de tête.

Et qui soit utile, aussi. Pas seulement à moi, mais à la société. Connerie (macroniste). Car il y a cette autre raison, qui parle de légitimité, de place dans la société, d’utilité, de travail… J’ai voulu simplement (me) faire croire qu’en tenant une boutique de bijoux, j’avais un ‘vrai’ travail. Il m’a fallu longtemps pour me dire que je pouvais simplement me dire écrivaine, parce que c’est bien ça que je suis. A un moment, faut arrêter ces conneries et assumer. Donc merde. J’écris et je publie moi-même mes textes, ça devrait suffire.

Pour finir, il reste les rêves que j’avais pour cette boutique. Si vous avez un peu suivi, chaque bijou, chaque concept était en lien avec mon propre univers littéraire, en particulier le roman Oracles, que vous ne connaissez pas encore. Et c’est bien ça le problème : vous ne le connaissez pas. Je devais publier ce texte, ainsi que la série (Town) dans laquelle il s’insère, en même temps que l’ouverture de la boutique. Les collections auraient dû sortir en même temps que ces livres, car les bijoux et les textes devaient se répondre mutuellement. Pour plein de raisons, je n’ai pas pu sortir ces livres, ce qui fait que la boutique n’a plus le même sens qu’au départ. Et maintenant, ce n’est pas rattrapable, je ne peux pas tenter de raccrocher les wagons. C’est trop tard. Bien entendu, Town sortira, mais comme toujours… Je ne sais pas quand.

Bref, voilà, tout comme Unseelie, je ferme cette boutique sans que ce soit un déchirement. Je suis déçue parce que je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais mais aujourd’hui, Oxyde Jewelry est un poids que je ne veux plus porter. J’en ai marre de traîner des boulets. Je veux maintenant me consacrer à ce que je sais faire de mieux, parce que j’ai la possibilité de le faire et qu’il serait parfaitement idiot de ne pas en profiter. Oxyde ne meurt pas – Oxyde ne mourra jamais, d’ailleurs. C’est mon sorcier, mon clairvoyant, c’est mon meilleur ami imaginaire, il vivra ailleurs que dans cette boutique, il vivra dans mes mots et dans mes rêves (je ne suis pas l’Onirographe pour rien, non mais). Les bijoux existent, ce sont des petits trésors faits-main qui devraient durer très longtemps, et ils forment cette toile magique et tentaculaire à travers le monde, comme je le voulais. Ce sont les bijoux de Francesca, ceux qu’elles fabriquent en y incrustant des sortilèges pour porter bonheur, pour donner courage, joie, paix à celles et ceux qui le lui demandaient, et un mot de pouvoir dedans à la recherche des anges. En acquérant ces bijoux, vous avez contribué à rendre réelle la toile de la Magicienne. Elle existe un peu dans le vrai monde, et pas seulement dans ma tête, en attendant que vous la découvriez dans mes livres.

Restez dans le coin pour la suite, j’annoncerai très vite les dates pour les différentes mises en vente. Et merci beaucoup, encore une fois, de m’avoir accompagnée dans cette aventure, même si elle n’a pas duré longtemps :)

2 commentaires

  • Répondre Elodie J. 27 avril 2017 à 10:10

    Personnellement, j’adore tes bijoux, tes textes et tes illustrations (c’est même par ces dernières que je t’ai découverte :) ). Je suis un peu triste que tu ne fasses plus de bijoux mais les envies créatrices ne se maitrisent pas. Et mon budget ne me permet pas toujours de dévaliser la boutique : (
    En tout cas, l’essentiel est de faire ce dont tu as envie et besoin pour t’épanouir. Il n’y a que dans ce cas que tes « créations » nous enchanterons.

    Bon courage et bon continuation dans tes projets

  • Répondre karinette lopes ( lkaori@àhotmail.fr) 27 avril 2017 à 11:16

    Franchement,j’adore tout ce que tu crées :bijoux,illustrations et textes et ce dans n’importe quel ordre !Alors ,c’est vrai , plus de boutique ,ca va me manquer,mais je l’avoue,avec un petit relent de fierté coupable (après tout je n’ai rien fait pour mériter ce petit plaisir qui m’envahit chaque fois que je pense égoïstement, que je fais un peu partie de « ton » monde )si ce n’est en les portant ,offrant et propageant cette « toile » et la magie d’Oxyde .
    Cependant, je n’ai évidemment pas toujours les moyens de tout acheter ,aussi je vais surement attendre les ventes privées ou etsy pour obtenir encore un peu de cristallisation de magie tangible !
    Bref , continues selon tes convictions ; et on sera nombreux-ses à te suivre et à t’encourager !
    j’ai bien reçu 18.01.2016 et j’attends mes vacances en mai pour le savourer !merci!!

    ps: je me suis un peu étalée mais bon je ne le fais pas souvent alors voilà çà sort et pis c’est tout ^^

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