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Ceci n’est pas un bullet journal

… ni même un journal d’écriture. Ce n’est qu’une sorte de guide, en fait (comme dit Barbossa) (d’ailleurs, j’en profite pour protester à propos de la fin de Pirates des Caraïbes 5). Ou une bible.

Pour tout vous dire, j’envie beaucoup les autrices et les auteurs qui cumulent des carnets, qui prennent des notes tout le temps, qui les alignent fièrement dans leur bibliothèque. Je prends rarement des notes : mon cerveau est un disque dur qui ne perd quasiment jamais de données. Si j’ai une idée et que je la zappe, c’est qu’elle ne valait pas le coup. Bon, avec le temps, ma grande histoire s’est agrandie et il était devenu compliqué de tout garder en tête, alors je notais sur des post-it qui s’entassaient au pied de mon écran, en parallèle à la constitution de ma base de données dans Aeon Timeline. Ducoup, j’ai pris les devants et j’ai acheté un calepin.

 

Au revoir mon joli calepin, j’t’aimais bien

Ce truc m’a bien servi pendant un temps. Je notais les idées qui me venaient, du genre ‘Machin doit rencontrer Bidule à ce moment-là‘, ‘Truc est en fait un sorcier/un magicien/un immortel/un connard‘, bref, une phrase ou deux pour conserver l’idée de génie qui m’est venue en me brossant les dents (la plupart du temps). Il y avait aussi des extraits de dialogue ou des phrases à réutiliser.

Ah, oui : je ne prends jamais de notes sur des applis parce que… je n’ai pas de téléphone portable. Voilà.

Bon, au bout d’un moment, le calepin s’est vite rempli, et ma grande histoire s’est complexifiée. J’avais atteint la limite de mon carnet riquiqui. Après un séjour de 10 jours à l’hôpital durant lequel j’y ai griffonné tout et n’importe quoi, j’ai décidé de remplacer ce valeureux petit soldat par un Paperblank que j’étais sûre de gâcher. Vous savez, ce truc classique d’acheter un beau carnet, d’utiliser trois pages et de l’abandonner dans un tiroir… Je me suis alors retroussé les manches et j’ai décidé d’être sérieuse, de me demander comment faire en sorte de l’utiliser pleinement. Pour cela, il fallait que ce carnet devienne un objet important, du pur jus de cervelle, la bible de ma grande histoire. Et ça a plutôt pas mal réussi.

 

Voilà la bestiole

 

J’ai repris certains principes du bullet journal : l’index (tellement simple mais tellement magique) et les collections surtout. Il n’y a aucun calendrier dans mon carnet, juste des pages et des pages de listes d’idées, de citations et de dialogues. Il y a des résumés aussi, des pitchs de romans et de nouvelles, et des ébauches de plan, des brouillons de biographies de certains personnages, des arbres généalogiques, des théories (parce que je ne suis pas décidée sur tous les tenants et aboutissants de ma grande histoire). J’y ai ajouté quelques outils (ma liste de mots à traquer lors de la correction, un roue des émotions, des mindmaps) et quelques trucs en rapport avec mon blog (des idées de billets). Enfin, j’ai préparé les publications futures avec un planning général et un par livre, et j’ai glissé entre les pages le synopsis général de tous mes romans, ce truc concentré en 15 pages, illisible et dense, que je dois réécrire pour le compléter.

 

 

 

Ce que l’on ne trouve pas dedans : les plans définitifs, des fiches de personnage ou de lieu, des objectifs à tenir, les avancées… 

Les pages ne sont pas jolies, je n’y mets pas beaucoup de soin : mon carnet doit être pratique, pas décoré. Du coup, il y a des tas de ratures et des traces de correcteur partout. Je n’ai pas le temps de dessiner ou d’embellir mes pages comme on le fait en général avec un bullet joural. La seule fantaisie que je m’accorde, c’est de coller des documents ou marquer les pages avec du masking tape, et utiliser comme marque-pages des tirages et des cartes que j’ai reçus lors de commandes passées dans mes boutiques préférées, toujours en rapport avec la magie et l’ésotérisme #OxydePowa

 

 

Grosse discussion avec moi-même sur : quand dois-je révéler le nom de famille d’Oxyde ? Je ne suis toujours pas décidée.

Je le relis de temps en temps, peut-être une fois tous les mois ou tous les deux mois, pour mettre à jour les informations à l’intérieur : à force de réfléchir à ma grande histoire et de rajouter des idées, les notes précédentes peuvent ne plus être à l’ordre du jour. Je les corrige donc en rajoutant des remarques, en barrant certaines, et je surligne avec des fluos tout ce qui a été utilisé ou qui ne le sera jamais (ai-je déjà dit à quel point j’aime les surligneurs ? Oui ?). Quand il faut développer, je rajoute des bouts de papier et des post-it.

Bref, ce carnet, c’est mon plan de conquête du monde, et je n’en ai pas fait de copie nulle part, même pas sur mon ordi. J’ai beaucoup de mal à prendre des notes sur ordinateur (Scrivener ne me sert que très peu pour ça, je l’utilise surtout pour faire des fiches de personnages (quand j’en fais), et je ne mets Aeon Timeline à jour qu’au fur et à mesure), et jusqu’ici, je n’aimais pas en prendre sur papier parce que j’avais l’impression de gâcher du papier, justement. L’avantage du carnet, c’est que tout doit aller à l’essentiel, être concis, et me permettre de me rappeler facilement ce que j’avais prévu pour tel roman ou tel personnage. Tout le développement se fait ensuite sur ordinateur, quand je fais les fiches des personnages, quand j’élabore le plan ou le synopsis.

Dernière remarque : pas facile de prendre des photos jolies sans spoiler, donc désolée pour l’abus de floutage ! (mais c’est pour votre bien) (si si)

 

10 octobre 2017

2 commentaires

  1. Stéphanie

    18 octobre 2017

    Oh c’est une très bonne idée que vous avez eu là! Et c’est hyper intéressant de savoir comment vous vous y êtes prise. Pour ma part je fais à peu près ce genre d’exercice d’organisation mais dans un tout autre domaine (alimentation/santé)… et avec tout mes carnets le même soucis : je ne les termine jamais^^

  2. Melindra

    19 octobre 2017

    Merci beaucoup pour l’article, ça donne envie ! Peut-être que ça va titiller ma muse ^^

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